Ce qu’il ne fallait pas rater en 2024, présenté en seulement 12 informations fortes, c’est ce que vous propose la rédaction de Monaco Hebdo.
Par Raphaël Brun, Amaury Caillault et Clément Martinet

Économie / Janvier 2024 : Etienne Franzi quitte l’Amaf
Clap de fin pour Etienne Franzi. Depuis le 20 décembre 2023, il n’est plus le président de l’association monégasque des activités financières (Amaf). Il a passé 25 ans dans cette fonction, et il a accepté d’évoquer cette longue période avec Monaco Hebdo. « Avec une association en parfait « état de marche », après un quart de siècle de présidence, j’ai pensé que c’était le moment de passer la main », a-t-il expliqué en préambule. Parmi ses priorités, il cite volontiers ce qu’il appelle « l’institutionnalisation » de l’Amaf. « Pour la rendre incontournable, il fallait instaurer une obligation d’appartenance pour tous les établissements agréés, banques ou sociétés de gestion. Cela a été fait par une modification de la loi n° 1338 sur les activités financières. C’est en avril 2007 que l’association monégasque des banques (AMB) s’est transformée en Amaf, pour prendre acte de cette extension de son champ d’action », raconte Etienne Franzi. Créée au début des années 1970 sous le nom de groupement syndical des banques (GSB), avant de devenir l’AMB, puis l’Amaf, cette structure a grandit au fil du temps, afin de s’adapter à un contexte constamment mouvant. Témoin de ces évolutions, Etienne Franzi n’a rien oublié : « En 25 ans, la place financière monégasque s’est professionnalisée et, surtout, elle a su complètement se renouveler et se redéployer entre 2008 et 2015 pour faire face à la disparition du secret fiscal. » Depuis le 22 janvier 2024, le nouveau président de l’Amaf s’appelle Robert Laure.
Lire l’article | Etienne Franzi : « Le dossier qui préoccupe le plus la profession, c’est Moneyval »

Politique / Février 2024 : le gouvernement dévoile son plan mobilité
Il était très attendu, et notamment par les élus du Conseil national. Le gouvernement monégasque a finalement rendu public son « plan de mobilité » à l’occasion d’une conférence de presse qui s’est déroulée le 9 février 2024. Alors qu’aux heures de pointe, matin et soir, les trains et les bus sont bondés, sur le rail, les défaillances de la SNCF se poursuivent. Résultat, Monaco est souvent asphyxié. La qualité de vie des Monégasques et des résidents en souffre, tout comme le confort des près de 60 000 salariés qui viennent chaque jour travailler en principauté. Certaines entreprises peinent à recruter, des salariés étant parfois effrayés à l’idée de devoir passer chaque jour entre deux et trois heures dans les transports. Le ministre d’État, Pierre Dartout, et la ministre de l’équipement, de l’environnement et de l’urbanisme, Céline Caron-Dagioni, ont présenté des solutions complémentaires, ont-ils assurés. C’est surtout le train qui a été pointé du doigt, présenté par Céline Caron-Dagioni comme « la vraie et seule solution efficace et décarbonée ». Le gouvernement vise 11,5 millions de voyageurs dans les trains. En 2023, 7,8 millions de voyageurs ont été décomptés en gare de Monaco, ce qui laisse un réelle marge de progression. A l’intérieur du pays, le gouvernement mise sur l’ouverture du parking-relais des Salines, qui offre 1 820 places de stationnement en entrée de ville ouest, dans le quartier du Jardin exotique. La compagnie des autobus de Monaco (CAM) a aussi déployé des lignes de bus quasi-directes qui traversent la principauté. Monaco a aussi financé un tiers de la nouvelle bretelle A8 baptisée « Monaco Est », qui est en service depuis le 10 janvier 2024. Pour leur éviter la galère des trains, des bus ou de la voiture, le gouvernement a promis d’acheter au moins 90 logements et 130 places de parking, réservés pour des salariés de la principauté, dans la ZAC « coeur de Carnolès » à Roquebrune-Cap-Martin. A plus long terme, les 3 500 places de parking du projet de Brasca sur une parcelle de 20 hectares située à Èze, le long de la moyenne corniche, ont aussi été avancés.
Lire l’article | Plan de mobilité : le gouvernement s’attaque aux bouchons, dans la limite du raisonnable

Economie / Mars 2024 : La SBM se développe à Dubaï
Plus que jamais, la Société des Bains de Mer (SBM) vise l’international. Quatorze mois après s’être installé dans le fauteuil de président-délégué de la SBM, Stéphane Valeri a fixé le cap : l’avenir de son entreprise passera par l’étranger, et notamment par Dubaï. C’est ce qu’il explique dans l’interview qu’il a accordée à Monaco Hebdo. Persuadé qu’« il faut aller là où sont les clients de la SBM », Stéphane Valeri a donc mis ses idées en pratique. Pour cela, il peut notamment compter sur l’appui de son directeur du développement à l’international, Pascal Camia. Un restaurant de 100 à 120 couverts va donc ouvrir à Dubaï à l’automne 2025. Baptisé Monte-Carlo Club 1863, sa carte sera construite autour de la tradition monégasque. Un partenariat a été conclu avec Dogus Restaurant Entertainment & Management (D.ream International), un groupe connu pour ses restaurants festifs de luxe qui possède 81 établissements dans 15 pays. Barbagiuans, pissaladière, ou stockfish à la monégasque, la cuisine monégasque sera mise en avant. D’autres Monte-Carlo Club 1863 devraient voir le jour dans le monde, toujours sur le même modèle. Miami et Londres ont notamment été cités par Stéphane Valeri. L’investissement injecté par la SBM n’a pas été révélé, mais les coûts seront supportés à 50-50 avec D.ream International. C’est le deuxième pas que fait la SBM à l’étranger. En effet, en plus de Dubaï, un projet d’hôtel de luxe, le palace des Neiges, est en cours à Courchevel, dans le quartier du Jardin Alpin. La nouvelle a été annoncée le 1er juin 2023, avant qu’un accord ne soit trouvé avec le groupe de Joffray Vallat le 13 juillet 2023. « Le montant de cette acquisition ne sera pas communiqué. Il s’agit d’une demande de la part du propriétaire, et nous nous devons de respecter ce devoir de confidentialité », a assuré Stéphane Valeri. Depuis la création de la SBM en 1863, c’est la première fois que cette entreprise boucle un projet d’acquisition hôtelière à l’international.
Lire l’article | Stéphane Valeri : « Nous allons créer un premier restaurant avec D.ream international dès 2025, probablement à Dubaï »

Politique / Avril 2024 : Thomas Brezzo succède à Brigitte Boccone-Pagès à la présidence du Conseil national
Elue le 6 octobre 2022 à la présidence du Conseil national, Brigitte Boccone-Pagès est devenue la première femme à endosser cette fonction. Au fil du temps, elle a fini par perdre la confiance des autres élus de sa majorité, l’Union, composée des trois groupes politiques Priorité Monaco (Primo !), Horizon Monaco (HM), et Union Monégasque (UM). L’Union a remporté 24 sièges sur 24 lors des dernières élections nationales, le 5 février 2023, et, au moment de voter pour la présidence du Conseil national, un duel entre Brigitte Boccone-Pagès et Thomas Brezzo a semblé prendre de l’épaisseur, avant de se dégonfler. Lors de la séance publique du 3 avril 2024, la présidente sortante du Conseil national a finalement fait savoir qu’elle ne serait pas candidate à sa propre succession. Evoquant un « travail de sape et de division allant à l’encontre de [sa] personne », Brigitte Boccone-Pagès a toutefois décidé de ne pas démissionner et d’aller au bout de son mandat d’élue, jusqu’en février 2028. « Bien que je reste dévouée aux objectifs initiaux de notre union, je ne cautionnerai plus les décisions et les actions futures qui seront prises à partir de ce soir, a-t-elle ajouté. S’il y en a bien un parmi nous qui a su trouver une énergie exceptionnelle pour faire face aux grands défis de l’année 2023, c’està- dire les textes Moneyval votés la nuit dans l’urgence, avec des centaines d’articles, dans des conditions regrettables, voire, déplorables, comme je l’ai déjà dit », c’est Thomas Brezzo, a répondu le vice-président du Conseil national, Jean-Louis Grinda. Le vote s’est conclu sur un score de 22 voix en faveur de Thomas Brezzo et d’un vote blanc. Le nouveau président a immédiatement voulu se montrer rassurant : « En aucun cas il n’y a de crise politique. Il s’agit d’un problème de management de l’institution, mais pas d’un désaccord sur le projet politique qui nous rassemble. Soyez assurés que, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire dans la presse, les élus n’ont jamais cessé de consacrer toute leur énergie au profit de la principauté.
Lire l’article | Présidence du Conseil national : Thomas Brezzo remplace Brigitte Boccone-Pagès

Sport / Mai 2024 : Première victoire de Charles Leclerc au Grand Prix de Monaco
Après avoir échoué cinq fois dans son Grand Prix national, Charles Leclerc a décroché, dans l’après-midi du 26 mai 2024, une victoire qui restera dans l’histoire du sport monégasque. Le pilote de la principauté a remporté le 70e Grand Prix de Monaco de Formule 1 (F1) en bouclant sa course en 2 h 25’14’’759, avec 7’152 d’avance sur la McLaren d’Oscar Piastri, et 7’585 sur la Ferrari de son coéquipier Carlos Sainz Jr. Parti en pole position, Charles Leclerc n’aura finalement jamais tremblé. « En gagnant ici, j’ai accompli mon rêve, mais aussi celui de mon père, a-t-il dit à L’Equipe. Je sais tout ce que je lui dois. Et c’est la première fois depuis Bakou 2017 [une course de Formule 2 (F2) gagnée quelques jours après le décès de son père, Hervé – NDLR], que je me laisse gagner par ces images. A l’époque, c’était encore très fort et très frais. » Grâce à cette victoire, Charles Leclerc est devenu le deuxième Monégasque à s’imposer en principauté. L’attente aura été longue. Il aura en effet fallu patienter 93 ans. Le 19 avril 1931, Louis Chiron (1899-1979) remportait le 3ème Grand Prix de Monaco au volant d’une Bugatti Type 51. Il est alors devenu le premier Monégasque à remporter le Grand Prix à domicile. Mais c’était avant la création du championnat du monde de F1, qui remonte à 1950.
Lire l’article | Grand Prix de Monaco : Charles Leclerc enfin maître chez lui

Politique / Juin 2024 : Un vote négatif symbolique au premier budget rectificatif de printemps
Le premier budget rectificatif de printemps 2024 s’est soldé par un rejet. Les élus du Conseil national ont voté contre, comme une sanction infligée au gouvernement de Pierre Dartout, pas assez proactif, selon eux, sur certains sujets sensibles. Tout un symbole pour cette dernière séance budgétaire du ministre d’État, qui a laissé son fauteuil à Didier Guillaume le 2 septembre 2024. Logement des Monégasques, centre commercial de Fontvieille, modernisation du droit des sociétés, stratégie budgétaire à long-terme… Tous ces sujets, qui ont posé problème pendant la mandature de Pierre Dartout, entamée le 18 mai 2020, sont revenus sur la table durant les deux séances du premier budget rectificatif de printemps des 20 et 21 juin 2024. Il n’y avait encore jamais eu de séance budgétaire en cette période de l’année. Ce premier budget rectificatif avait été mis en place, d’un commun accord entre les élus et le gouvernement princier, pour mieux anticiper la gestion de gros dossiers, avant leur vote de décembre pour le « vrai » budget rectificatif. Voter contre ce premier budget rectificatif était donc sans conséquences directes sur le fonctionnement du pays, puisqu’il sera à nouveau débattu à l’automne. Mais il a envoyé un signal au nouveau gouvernement quant à la nécessité de régler certains dossier qui peinent à se conclure, selon les élus nationaux : le programme triennal d’équipement public, la restructuration du centre commercial de Fontvieille et la lutte contre la pénurie de logements des Monégasques.
Lire l’article | Fausse note pour le dernier budget de Pierre Dartout

International / Juillet 2024 : Monaco placé sur la liste grise du Gafi : comment en sortir ?
Le 28 juin 2024, le groupe d’action financière (Gafi) a officiellement déclaré le placement de Monaco sur sa liste de pays à « surveillance renforcée ». Six axes d’amélioration ont été énoncés, certains se rejoignant, d’autres pouvant être ajoutés. Mais ils ne dépassent pas la barre des dix, ce qui paraît encourageant aux yeux des autorités monégasques, qui espèrent une sortie de cette liste pour 2026. Le 1er juillet 2024, en conférence de presse, le conseiller-ministre pour l’économie et les finances, bien que récemment entré au gouvernement monégasque, a expliqué la situation : « Il est toujours délicat de parler du passé, mais il est possible qu’il y ait eu, de notre part, un certain optimisme, avec l’idée que Monaco n’a jamais été un endroit où le blanchiment avait lieu à grande échelle. On a peut-être eu l’impression que ces problèmes concernaient moins Monaco que d’autres pays, s’est-il expliqué. Le fait qu’il n’y ait pas de problèmes concrets de blanchiment ne nous dispensait pas de nous doter d’outils nécessaires, au cas où il y en aurait. C’est ce qu’on a probablement mal perçu, mais l’état d’esprit a changé depuis. » Selon le gouvernement monégasque, la principauté pâtirait aussi de la multiplication des normes, auxquelles elle aurait du s’adapter, plus tôt : « Les exigences des organisation internationales ont totalement évolué, comme l’accent mis sur les effectivité des institutions, a expliqué le conseiller-ministre. À l’époque, on s’intéressait aux aspect techniques, mais il faut désormais regarder à la fois les lois, les institutions, leurs mécanismes et aussi leurs résultats. Il faut compter littéralement le nombre de condamnations. Ce sont des choses relativement récentes. »
Lire l’article | Le plan de Monaco pour sortir de la liste grise du Gafi

Judiciaire / Août 2024 : Éric Arella remplace Richard Marangoni à la tête de la sûreté publique
C’est par un communiqué de presse que le gouvernement monégasque a annoncé la nomination d’Eric Arella : « Commissaire de police à 23 ans, M. Eric Arella a développé une brillante carrière au sein de la police nationale française, dont plus de 37 ans au sein de la police judiciaire. Unanimement salué pour son professionnalisme et son intégrité, il a successivement occupé les postes de directeur régional de police judiciaire à Ajaccio, de directeur du service régional de police judiciaire de Marseille, puis de directeur zonal de la police judiciaire sud. En 2023, il a été nommé chargé de la mission de coordination inter-directions et services de la police nationale pour la construction du nouvel hôtel de police de Marseille. » De son côté, Richard Marangoni a été nommé conseiller spécial auprès du nouveau conseiller de gouvernement-ministre de l’intérieur, le Français Lionel Beffre, arrivé à Monaco le 5 août 2024. « L’expérience de M. Richard Marangoni, notamment en matière de ressources humaines, sera un atout essentiel dans la nouvelle mission transversale qui lui est confiée », indiquait le gouvernement monégasque dans ce même communiqué de presse. Fils d’un brigadier chef, ce Monégasque était entré à la sûreté publique comme simple agent en 1984. Il a gravi tous les échelons, pour prendre la tête de la direction de la sûreté publique en 2016. Richard Marangoni a été le premier monégasque à diriger la police monégasque, qui a été créée en 1902.
Lire l’article | Eric Arella remplace Richard Marangoni à la tête de la sûreté publique

Politique / Septembre 2024 : Didier Guillaume, nouveau ministre d’Etat, prend ses fonctions
Renouvellement. Ce simple mot pourrait définir l’ensemble du monde politique monégasque en septembre 2024. Le prince Albert II a lancé une vague de nouvelles nominations à des postes clé de la principauté : le ministère d’Etat, le secrétariat d’Etat à la justice, le ministère de l’intérieur, et la direction de la sûreté publique. En discussion avec la France, le prince avait alors opté pour quatre hauts fonctionnaires à la tête de ces postes. Pour le ministère d’Etat, c’est l’ancien ministre de l’agriculture et ex-conseiller du président de la ligue nationale de rugby (LNR) pour les affaires publiques, Didier Guillaume, qui a été désigné pour succéder à Pierre Dartout. Né le 11 mai 1959 à Bourg-de-Péage (Drôme), Didier Guillaume est un proche de François Hollande et de Manuel Valls. Cette succession s’est déroulée dans le calme, bien loin du départ houleux de Sylvie Petit-Leclair du poste de secrétaire d’Etat à la justice [à ce sujet, lire son interview : « Je suis déterminée », publiée dans Monaco Hebdo n° 1350 — NDLR]. En contrat jusqu’au 31 mai 2025, le prince a décidé de la mettre sur la touche pour faire entrer en jeu le procureur de la République de Toulouse, Samuel Vuelta Simon [à ce sujet, lire son interview « Je vais faire en sorte que les moyens de la justice puissent être renforcés »]. Cette décision est contestée du côté de Sylvie Petit-Leclair qui a porté son dossier devant le tribunal suprême pour « licenciement abusif ». Pour le département de l’intérieur, le monégasque Patrice Cellario a laissé sa place au français Lionel Beffre, ancien préfet d’Outre-Mer. Enfin, Richard Marangoni, directeur de la sûreté publique, a été remplacé par Eric Arella, l’ancien directeur zonal de la police judiciaire sud. Richard Marangoni a été nommé conseiller spécial auprès du nouveau conseiller de gouvernement-ministre de l’intérieur, Lionel Beffre.
Lire l’article | L’ancien ministre français Didier Guillaume nommé ministre d’Etat

Economie / Octobre 2024 : Monaco achète deux rames de TER qui circuleront en 2028
36 millions d’euros : le prix de la fluidité ? C’est en tout cas le souhait du gouvernement princier. Cette somme sera consacrée à l’achat de deux nouvelles rames de TER qui circuleront dès 2028. Cet investissement doit permettre d’alléger les liaisons régionales au départ de Monaco. En effet, face aux quais bondés, notamment le matin entre 7 heures et 9 heures, et le soir entre 17 heures et 19 heures, les autorités tentent de trouver des solutions. Si le projet d’une liaison maritime quotidienne entre Nice et Monaco devrait être abandonné [à ce sujet, lire notre article Navettes maritimes Nice-Monaco-Menton : Didier Guillaume n’y croit pas] le gouvernement investit dans le train. Le dernier achat d’un tel montant remonte en effet à septembre 2008, lorsque la principauté avait investi 50 millions d’euros dans cinq rames [à ce sujet, lire noter article Monaco investit 50 millions d’euros pour cinq rames de TER]. Si l’impact de ces nouveaux investissements sont difficiles à établir, il faut rappeler qu’en juillet 2024, c’étaient 23 000 usagers qui chaque jour, transitaient par la gare de Monaco, soit 690 000 personnes sur l’ensemble du mois. Pour l’ensemble de l’année 2023, 8,1 millions de personnes ont pris le train à Monaco, ce qui représente une hausse de 1,5 million d’usagers en un an. Le département de l’équipement, de l’environnement et de l’urbanisme indiquait en octobre 2024 que « l’acquisition porte sur deux rames huit caisses, d’environ 500 places assises chacune. A cet horizon [2028 — NDLR], le parc roulant desservant la principauté sera ainsi composé de 33 rames ».
Lire l’article | Monaco achète deux rames de TER qui circuleront en 2028

Politique / Novembre 2024 : Election américaine : le retour de Trump
Trump est à nouveau président. Un rêve pour certains, un cauchemar pour d’autres. Cette campagne américaine s’est révélée être l’une des plus virulente des dernières décennies. Que ce soit au sein même des familles ou entre amis, de réelles fractures sont apparues au fil des mois dans la société américaine. Point d’orgue de cette course à la Maison Blanche, le 5 novembre 2024, avec le dépouillement des résultats. Dans un numéro spécial, Monaco Hebdo a retracé le parcours de Donald Trump, jusqu’à sa reconquête du pouvoir. Nous avons également donné la parole à différents experts et citoyens américains sur les répercussions d’un tel choix, que ce soit en termes de politique intérieure ou extérieure. Si certains annonçaient « la fin d’une Amérique », d’autres se révélaient confiant pour « le retour en force des USA » Sébastien Roux, sociologue et directeur de recherche au CNRS, nous expliquait notamment que « Trump est perçu comme un sauveur par ceux qui voient en lui le seul capable de redresser le pays face aux ennemis désignés : les élites, l’immigration illégale, ou encore la gauche dite “woke” ». Si Joe Biden est président des Etats-Unis jusqu’au 20 janvier 2025, Trump deviendra président à la suite de la classique cérémonie d’investiture.
Lire l’article | Trump : une saga politique incomprise

Société / Décembre 2024 : Pour la première fois, la nationalité monégasque est la plus représentée en principauté
Jamais la nationalité monégasque n’avait été la plus représentée dans son pays. C’était une particularité de la principauté : les Monégasques étaient minoritaires dans leur propre pays. Pourtant, les derniers chiffres révélés par l’Institut monégasque de la statistique et des études économiques (Imsee) indiquent que si « Monaco ne comptait que 10 % de Monégasques au début du XXème siècle, la principauté en dénombre désormais 23,9 % ». Pour comprendre ce chiffre, il faut le mettre en lien avec la baisse drastique du nombre de Français et d’Italiens en principauté. En effet, si 9 286 Français et 8 172 Italiens vivaient à Monaco en 2016, ils n’étaient plus que 8 473 et 7 515 en 2023. Autre donnée marquante de ce rapport de l’Imsee : la surreprésentation des Russes, des Israéliens et des Ukrainiens dans les nouveaux arrivants. Si le gouvernement ne souhaite pas donner d’explication précise à ce flot de nouveaux résidents, ces chiffres peuvent facilement être liés au contexte de guerre dans les pays concernés. Si les données de l’Imsee s’intéressent à l’évolution des nationalités présentes à Monaco, elles révèlent aussi un vieillissement de la population de résidents. Ce constat suit celui qui est fait un peu partout dans les pays occidentaux, à savoir, le vieillissement de sa population et le faible renouvellement dû à la baisse des naissances. Entre 2021 et 2023, la fécondité était en recul, avec 2,1 enfants par femme.
Lire l’article | Population de la principauté : pour la première fois, la nationalité monégasque est la plus représentée
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