Lors de la séance autour du budget primitif 2025, dans la soirée du 18 décembre 2024, le conseiller-ministre d’Etat, Didier Guillaume, a eu droit à un petit rappel à l’ordre quant à la liberté d’expression dans l’hémicycle du Conseil national. Alors que le débat portait sur l’acquisition d’immobilier par la société pour la gestion des droits d’auteur (Sogeda), une association qui gère les droits d’auteur à Monaco, Jean-Louis Grinda, artiste et vice-président du Conseil national, s’est insurgé quant à l’utilisation des sommes gagnées par cette association.
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Plusieurs échanges ont ensuite eu lieu avec le conseiller-ministre en charge de l’intérieur, Lionel Beffre. Des débats qui, pendant quelques secondes ont été interrompus par une intervention de Didier Guillaume : « Bon, monsieur Grinda a posé une question, monsieur Beffre a répondu. On ne va pas jouer au jeu du chat et de la souris. Si je peux me permettre monsieur le vice-président, ici vous n’êtes pas artiste, mais conseiller national. » Des propos qui n’ont pas été du goût des élus, car, quelques minutes à peine avant cette réponse, le conseiller-ministre pour les affaires sociales et la santé, Christophe Robino, avait longuement mis en avant sa profession de médecin pour répondre à des questions sur la santé.
L’occasion a donc été rapidement saisie par Jean-Louis Grinda pour rappeler que dans l’hémicycle, c’est aussi le peuple de Monaco qui parle : « Ici, la parole est libre. J’ai le droit de m’exprimer de la façon dont je le souhaite. Et je vous demande de ne pas me dire ce que je peux, ou ne peux pas dire, parce que quand un avocat ou un médecin s’exprime ici, on l’écoute. Mais le vice-président qui lui a le malheur d’être saltimbanque devrait fermer sa gueule ? Ici, la parole de chacun d’entre nous est tout à fait libre. »



