Le mardi 17 décembre 2024, le conseil communal de Monaco a voté à l’unanimité l’adoption d’une charte de déontologie. Ce texte encadre les pratiques des élus en matière d’invitations, de cadeaux et de conflits d’intérêts. Élaborée par la commission de déontologie et du règlement intérieur, la charte fixe des principes éthiques destinés à prévenir les atteintes à la probité et à rappeler les risques d’infractions pénales en cas de manquement. Cette adoption intervient dans un contexte particulier, alors que le maire Georges Marsan est inculpé depuis décembre 2023 dans une affaire de corruption active, trafic d’influence et prise illégale d’intérêts. Le maire a néanmoins affirmé « n’avoir rien à se reprocher » et a déclaré « faire confiance à la justice ». Pour rappel, le 14 décembre 2023, la principauté avait été secouée par le placement en garde à vue de Georges Marsan.
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Après 48 heures d’audition par la sûreté publique, il a été libéré, mais inculpé dans le cadre d’une information judiciaire portant sur plusieurs chefs d’accusation : corruption active sur un agent public national, corruption passive par un agent public national, trafic d’influence actif et passif, prise illégale d’intérêts par un agent public national, et association de malfaiteurs. Pendant cette enquête, la gestion de la mairie a été confiée à la première adjointe, Camille Svara. À sa sortie d’audition, Georges Marsan avait dénoncé ce qu’il qualifiait de « mesures abusives » et d’ « acharnement » lors d’une conférence de presse. Il a néanmoins repris ses fonctions en avril 2024, tout en restant soumis à certaines restrictions judiciaires [à ce sujet lire son interview : « La mairie est en ordre de marche », publiée dans Monaco Hebdo n° 1351 — NDLR]. La commission qui a travaillé sur la charte de déontologie poursuivra ses efforts en 2025, avec l’élaboration d’un règlement intérieur pour le conseil communal.



