jeudi 2 février 2023
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Les NIM présentent leur liste

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Le groupe Nouvelles idées pour Monaco (NIM), porté par Daniel Boeri, a présenté officiellement sa liste en conférence de presse le 16 janvier 2023, au cercle d’échecs de Monte-Carlo. Cette seconde liste se dévoile trois semaines avant l’élection nationale du 5 février 2023. Elle affrontera L’Union, le mouvement issu de la majorité actuelle du Conseil national.

Après une série de vraies-fausses annonces, marquées par des désistements et des candidatures avortées, les Nouvelles idées pour Monaco (NIM) prennent forme et deviennent, enfin, une liste pour l’élection nationale du 5 février 2023. « Enfin », car cette liste portée par Daniel Boeri, candidat dissident de la majorité Priorité Monaco (Primo !) du Conseil national, ne s’est constituée officiellement qu’à quelques jours de l’ultimatum du 21  janvier 2023, date limite du dépôt des candidatures. En face, la liste L’Union a présenté ses candidats le 17 octobre 2022. Depuis, ce nouveau groupe politique qui regroupe le cœur de la majorité Priorité Monaco (Primo !) du Conseil national et sa présidente Brigitte Boccone-Pagès, ainsi que les anciennes têtes de liste Jean-Louis Grinda (Union Monégasque) et Béatrice Fresko-Rolfo (Horizon Monaco), égrenne tranquillement une série de réunions semi-publiques pour aborder ses thèmes de campagne.

Si certains noms ont déjà été vus dans de précédentes élections nationales ou municipales, quelques-uns sont novices en politique

Désistements

La partie promettait alors de ne se jouer qu’en solitaire, ce qui n’était pas arrivé depuis les années 1960. Mais l’honneur démocratique est sauf, selon Daniel Boeri : les NIM sont treize, soit le nombre minimum pour se présenter. Ils tentaient encore de grossir les rangs le jour de la conférence de presse, lundi 16 janvier 2023, pour maximiser leur chance d’obtenir un siège, ou deux, ou carrément la totalité, à l’issue du scrutin du 5 février 2023. Mais se réunir à treize est, en soi, déjà un petit exploit, tant les désistements se sont succédés, depuis les premiers pas du groupe NIM entamés en novembre 2022. La dernière colistière en date, qui s’était même présentée dans une vidéo de campagne, pour annoncer son futur engagement en faveur de l’égalité homme-femme, s’est retirée de la liste en dernière minute, avant la conférence de presse du 16 janvier 2023. Et Daniel Boeri le conçoit : « Peut-être que je connaissais mal mon pays, mais j’ai découvert qu’on était en 1929, comme dans Tintin chez les Soviets. » Mais Daniel Boeri admet, aussi, un désintérêt de plus en plus marqué pour la chose publique. Une crise de l’engagement, et des idées. Or, des idées, les NIM n’en manquent pas, assurent-ils. C’est même leur cheval de bataille.

Nouvelles idées pour Monaco NIM
© Photo Clément Martinet / Monaco Hebdo.

Cette liste portée par Daniel Boeri, candidat dissident de la majorité Priorité Monaco (Primo !) du Conseil national, ne s’est constituée officiellement qu’à quelques jours de l’ultimatum du 21 janvier 2023, date limite du dépôt des candidatures. En face, la liste L’Union a présenté ses candidats le 17 octobre 2022

Des idées, et deux propositions de loi

Cette campagne des NIM, qui commence là où celle de L’Union se termine presque, se fera donc qu’avec un seul meeting début février, selon Jean-Michel Rapaire, et sans véritable réunion publique. La première rencontre publique, qui devait avoir lieu le 19 janvier au Novotel, a finalement été annulée quelques jours avant, pour être décalée au 1er ou au 2 février, donc à quatre jours, ou à trois jours, du scrutin. Une permanence se tiendra également à L’Entrepôt, rue de Millo, les lundi 23 janvier, 30 janvier, et mardi 31 janvier à partir de 17 heures. Les « nouvelles idées » sont donc le fait de ce que les colistiers s’en font. Mais ce n’est pas un mal, selon Sébastien Lambla, l’un des treize candidats NIM : « Les Monégasques ne sont pas une chambre d’enregistrement. Le camp d’en face appelle les Monégasques à leur écrire leur programme. Nous amenons, au contraire, une vision claire et concrète sur dix ans, avec des projets structurants, qui seront validés, ou non, par le vote. On n’est pas légitime quand on répète ce que les gens viennent nous dire. Ça, c’est de la démagogie. »

« Les Monégasques ne sont pas une chambre d’enregistrement. Le camp d’en face appelle les Monégasques à leur écrire leur programme. Nous amenons au contraire une vision claire et concrète sur dix ans, avec des projets structurants, qui seront validés, ou non, par le vote. On n’est pas légitime quand on répète ce que les gens viennent nous dire. Ça, c’est de la démagogie »

Sébastien Lambla. Colistier NIM

Et si le programme écrit n’était pas encore prêt le jour de la conférence de presse, des grands thèmes ont été dessinés : emploi, environnement, fiscalité et négociations européennes, égalités homme-femme, inclusivité et handicap, défense du patrimoine et de l’art national, politique numérique et sécurisation des données. Chaque candidat a sa spécialité et ses idées, selon son profil, car les candidats [à ce sujet, lire la liste des candidats ci-dessous — NDLR] viennent d’horizons divers. Ils sont consultants, indépendants, ou encore retraités. Et si certains noms ont déjà été vus dans de précédentes élections nationales ou municipales, quelques-uns sont novices en politique. S’ils sont élus, en totalité ou en partie, les NIM promettent également deux projets de loi. Un premier sur « la vue », impliquant une indemnisation pour les résidents dont le bien immobilier aurait perdu en valeur à cause d’une construction qui obstruerait l’horizon : « Certains sont passés d’une vue sur mer à une vue sur mur », accuse ainsi Jean-Michel Rapaire. Le second projet porte, quant à lui, sur une révision du système électoral, afin de passer de 24 à 18 élus au Conseil national, et à une liste de 10 candidats contre 13, pour faciliter la constitution de groupes politiques. Il reste maintenant à se faire entendre.

NIM : les 13 candidats, au 16 janvier 2023

Daniel Boeri : 78 ans, licencié de sociologie, diplômé d’HEC et docteur honoris causa de l’Académie brésilienne de philosophie. Il a été consultant en développement des organisations à l’international et galeriste d’art. Il a également écrit une quinzaine de livres sur le développement des organisations des entreprises, sur Monaco ou encore la socio-économie. Il est président de la commission de la culture et du patrimoine du Conseil national depuis 2013.
Jean-Charles Tonelli : 69 ans. Titulaire d’un DEA en psychologie sociale, son métier de conseil l’a amené à travailler avec l’administration, les sociétés concessionnaires, les entreprises privées de différents secteurs lui permettant d’avoir une connaissance transversale d’un large éventail des acteurs de Monaco. Il a été conseiller national (1998-2003) et membre du conseil de la couronne (2011-2014). Passionné par l’écologie, il est oléiculteur, agrumiculteur, et co-fondateur de Radio Ethic.
Éric Battaglia : 60 ans, marié, père de deux enfants et grand-père, il a été salarié dans les métiers de l’imprimerie. Il est ensuite devenu chef d’entreprise dans l’événementiel et artiste. Il est en effet musicien et chanteur professionnel. Il est également impliqué dans la vie associative du pays auprès de l’association des parents d’élèves, de la chambre de la communication, d’Athéna artistes associés et de l’AS Monaco, section haltérophilie.
Jean-Michel Rapaire : 57 ans. Il est organisateur international de tournois d’échecs, président du cercle d’échecs de Monte-Carlo et président de la fédération monégasque des échecs. En 2022, il a été élu vice-président de l’European Chess Union. Il a été l’un des membres fondateurs du parti politique « Renaissance », créé en 2012.
Juliette Rapaire : 27 ans, productrice de contenus audiovisuels. Diplômée de l’Institut d’études judiciaires (IEJ) et de l’école supérieure de gestion (ESG) de Paris, elle a été formée chez France Télévisions et Black Dynamite Production. Elle est actuellement productrice de contenus audiovisuels pour Monaco Info, au sein de la direction de la communication du gouvernement princier.
Ana Crovetto : 47 ans, mariée, 4 enfants. Titulaire d’un bachelor en éducation bilingue de l’Arizona State University, d’une maîtrise en enseignement de la lecture de la Florida State University et d’une maîtrise en psychologie scolaire de l’Argosy University. Elle a enseigné pendant 20 ans aux États-Unis, puis 10 ans en France. Elle est directrice d’une école internationale, en cursus américain, à Sophia Antipolis.
Gaylord Crovetto : 51 ans, marié, 4 enfants. Après 25 ans de carrière aux Etats-Unis dans les domaines de l’immobilier, du droit, et de l’informatique, il est rentré à Monaco en 2013. Il a créé son cabinet de conseil juridique, et dirige un centre d’affaires à Monaco, ainsi qu’un magasin d’habillement en France.
Jean L’Herbon de Lussats : 70 ans, quatre enfants, deux petits-enfants. Chercheur en sciences politiques, il a travaillé dans les technologies de l’audiovisuel, avant d’entrer au festival de télévision de Monte-Carlo en 1984, où il a participé au lancement du salon Imagina. Il a rejoint le service de la propriété intellectuelle au ministère d’État en 1991, et représenté Monaco à l’office européen des brevets et à l’organisation mondiale pour la propriété intellectuelle. En ce qui concerne le secteur associatif, il est membre des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC) depuis 1990, de l’association Amadarche depuis 2014. Aveugle depuis 1993, il a rejoint l’Association échiquéenne pour les aveugles (AÉPA) en 2016.
Pierre Dick : 63 ans, formateur indépendant de formations non-diplômantes. Diplômé de l’Ecole supérieure de gestion (ESG), il a été commercial dans diverses entreprises privées à Marseille et à Paris, puis salarié à la Société des bains de mer (SBM). En 2000, il est devenu responsable « assurance-vie » dans un cabinet de courtage d’assurance à Monaco puis chez AGF Finance Conseil à Cannes. En 2008, il s’est recentré sur son activité de formateur à Monaco, dans le domaine de l’expression orale et des relations humaines.
Marc Giacone : 68 ans. Il est compositeur et organiste. Il a étudié l’orgue classique à Monaco avec les maîtres Emile Bourdon, Henri Carol, Jean Wallet, et l’improvisation avec Pierre Cochereau, mais aussi l’écriture, l’harmonie, le contrepoint, l’orchestration, l’arrangement. Il a été nommé titulaire de l’orgue historique Cavaillé-Coll de la chapelle des Carmes de Monaco.
Jean-Charles Grassi : 79 ans. Artiste plasticien en activité et ancien professeur d’arts plastiques à Monaco. Il est actuellement retraité, mais il continue de dispenser des cours d’histoire de l’art.
Sébastien Lambla : 41 ans. Entrepreneur, il travaille dans l’industrie du numérique depuis 25 ans. Après une quinzaine d’années en Angleterre, et des missions professionnelles dans 15 pays, il est revenu à Monaco en 2017, où il conseille les entreprises dans leur transition numérique. Il est également le fondateur de DouxVillage, une “market place” du commerce en ligne monégasque.
Hanny Leuenberger : 88 ans, retraitée du service de l’environnement à Monaco.

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