vendredi 17 avril 2026
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Cures detox?: le bon remède après les fêtes??

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De plus en plus en vogue au sortir des réveillons, les régimes « détox » promettant de chasser les toxines inquiètent nutritionnistes et scientifiques qui s’alarment des excès de ces cures.

Adeptes des cures de jus de citron, des jeûnes à répétition ou des recettes à base de pissenlit… Tout est bon pour chasser les excès caloriques et les toxines emmagasinées à la pelle pendant les réveillons de Noël et du Nouvel an?! Du palace parisien du Ritz qui propose désormais ses forfaits « Detox » aux compléments alimentaires, séjours en spa et régimes censés purifier nos organismes entre 48h et 21 jours, les formules miracles estampillées « detox » se multiplient pour des convertis toujours plus nombreux à l’occasion des lendemains de fêtes.

Le principe ne varie pas?: « désencrasser » notre organisme en allégeant la charge de travail du foie et en favorisant les processus d’élimination digestif et urinaire. Piliers de ces cures?: une consommation journalière de plusieurs litres d’eau, des périodes de jeûne et une alimentation qui fait la part belle aux aliments les plus drainants – des classiques céleri et betteraves aux plus tendances son d’avoine et jus de bouleau.

Carences à la chaîne

Si elles paraissent très saines sur le papier, ces recettes de bien-être inquiètent pourtant de plus en plus les spécialistes. Il y a un mois, le rapport de l’Agence de sécurité alimentaire française (ANSES) sur les régimes classait le « Detox citron » parmi les méthodes les moins recommandables… En cause?: pas assez de protéines, de fer, de calcium et de lipides… Bref, des carences à la chaîne qui peuvent déséquilibrer le fonctionnement même de notre organisme. Selon certains médecins, les seules carences de sucres dans le sang entrainées par ces cures peuvent générer des baisses de moral alarmantes. D’autres mettent en garde contre des risques d’« intoxication à l’eau », liés à une consommation journalière excessive…

Aucune base scientifique

Au-delà de ces dangers, les cherchevois, le patron du puissant organisme de contrôle des produits alimentaires aux USA, la FSA (Food standard agency), évoquait le « grand non-sens » de ces régimes. Et il n’est pas le seul… Nombre de spécialistes s’interrogent autant sur la définition même du terme que sur le marketing qui est fait autour. Le terme de « detox » ne correspondrait en effet à aucune définition médicale. Et ce d’autant plus que la détoxification de notre organisme se fait naturellement par le biais… de notre foie?! Un groupe de chercheurs anglais – « Voice of Young science » – a d’ailleurs récemment passé au crible les notices des produits en vente évoquant le detox. Résultat?? La définition même du terme ne concorde chez aucun et ne repose sur aucune base scientifique?!

Le marketing fait autour – qui multiplie les produits siglés « detox » – n’est guère plus rassurant. La fondation américaine « Sense about Science » a expertisé il y a quelques mois différents compléments alimentaires detox pour se rendre compte… qu’il n’y avait rien à l’intérieur?! Paradoxalement, de plus en plus de médecins reconnaissent la force et l’intérêt « placebo » de telles méthodes. Si elles ne servent à rien, elles peuvent persuader du contraire… Et ça peut être déjà beaucoup pour récupérer des excès de lendemains de fêtes.

Déjeuner devant l’ordi… et kilos en plus au final??
Snober la pause déjeuner pour rester devant son ordinateur à jouer, envoyer des mails ou travailler en grignotant n’est peut-être pas une si bonne idée pour sa ligne. Une étude britannique vient en effet de montrer que les personnes qui mélangent repas et activité sur ordinateur prennent des repas bien moins équilibrés. Etre distrait aurait la faculté d’influencer non seulement la taille du repas mais aussi de limiter les sensations viscérales générées par l’ingestion, et donc le sentiment de satiété.
De nouvelles générations de probiotiques pour les régimes??
Une équipe de chercheurs irlandais vient de mettre au point une souche de Lactobacillus, bactérie communément utilisée par les probiotiques, qui serait capable d’influer sur le métabolisme et diminuer durablement la masse graisseuse. Aucune preuve n’existe à ce jour d’effets sur le métabolisme des probiotiques. Pour y arriver, les chercheurs ont intégré dans la bactérie le gène codant d’un acide gras qui aurait une action directe sur notre masse graisseuse. Les premières études sur des souris ont donné des résultats encourageants.
Une femme qui pleure est-elle moins attirante sexuellement??
C’est ce que suggère une récente étude de chercheurs israéliens qui ont fait « sniffer » des extraits de larmes de femmes à des patients hommes et ont constaté une diminution de l’excitation sexuelle chez les sujets. Cette diminution a été notifiée à la fois au niveau hormonal et dans l’activité cérébrale associée à l’attirance sexuelle. Encore très mystérieux, le phénomène pourrait éclairer le rôle de marqueur chimique des pleurs et laisser supposer la présence de « phéromones humains » dans les sanglots. A suivre…

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