vendredi 17 avril 2026
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Philanthropie?: les différences d’un pays à l’autre

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 « En Irlande, iI y a encore peu de distinctions entre classes sociales et les personnes fortunées se sentent encore très proches du reste de la population. »
« En Irlande, iI y a encore peu de distinctions entre classes sociales et les personnes fortunées se sentent encore très proches du reste de la population. » © Photo D.R.

Une étude récente met en lumière les différentes pratiques philanthropiques des personnes fortunées au travers le monde. Là encore, les pays émergents se distinguent.

Face à des Etats surendettés dans les pays dits « développés », la notion de « philanthropie » pourrait gagner en influence. Aider son prochain de manière désintéressée pourrait en effet s’avérer de plus en plus utile pour palier aux conséquences des réductions de dépenses publiques, notamment dans le domaine social et médical. « La notion de philanthropie semble gagner de l’importance au sein des populations fortunées au travers le monde avec des individus désireux de donner plus, que ce soit en temps ou financièrement », relève une étude récente de Barclays Wealth intitulée The Culture of Philanthropy (1).

Réalisée en 2010 auprès de 2?000 millionnaires au travers le monde, cette étude souligne qu’au moins un quart des personnes interrogées placent les dons caritatifs comme l’une de leurs principales priorités en matière de dépenses. Toutefois, cette étude démontre aussi que les cultures et les habitudes sont très différentes d’un pays à l’autre mais également d’une zone géographique à l’autre. Les Etats-Unis, l’Irlande et l’Afrique du Sud figurent parmi les donateurs les plus généreux, que ce soit en temps ou en dons financiers. Par ailleurs, les Irlandais et les Indiens figurent parmi ceux qui consacrent le plus de temps à leurs prochains avec 1 personne sur 5 assurant y consacrer au moins 5 heures par semaine. Moins généreux financièrement, les personnes fortunées du Royaume-Uni et du Qatar se distinguent en revanche parmi celles qui accordent également du temps aux œuvres caritatives, aux côtés de l’Irlande, de l’Inde, des Etats-Unis et de l’Afrique du Sud.

« L’Irlande, un grand village »

L’importance accordée à la philanthropie en Irlande s’explique, selon les spécialistes, par la notion de « communauté » qui prévaut au sein de cette population. « L’Irlande est souvent qualifié de « grand village », où tout le monde se connaît, souligne un expert cité par l’étude. Il est donc plus facile de demander aux personnes de s’impliquer pour leurs prochains. Qui plus est, la richesse est une notion assez récente en Irlande. Il y a donc encore peu de distinctions entre classes sociales et les personnes fortunées se sentent encore très proches du reste de la population. »

Cette notion de « communauté » est également très présente en Afrique du Sud. En Inde, c’est avant tout la prédominance de la pauvreté et le manque d’infrastructures pour un grand nombre de services sociaux et médicaux qui expliquent, selon les experts, la forte propension d’Indiens fortunés sensibles à la notion de charité. Aux Etats-Unis, l’importance de la philanthropie date de l’époque où les institutions gouvernementales étaient rares. Mais elle trouve également son origine dans un état d’esprit individualiste caractéristique de ce pays. « Les Américains sont d’une manière générale très optimistes sur la capacité d’un chacun à résoudre ses problèmes et à impulser le changement plutôt que sur la capacité des institutions, y compris gouvernementales, à le faire, explique un spécialiste cité dans cette étude. A quoi s’ajoute pour expliquer la générosité des Américains fortunés, le sentiment que tout le monde n’a pas forcément eu les mêmes opportunités au même moment pour réussir. »

Les différents classements qui ressortent de cette étude démontrent également l’importance de la philanthropie au sein des personnes fortunées des pays dits émergents.

Les pays émergents en numéro 2

Ces pays sont en effet au global la deuxième zone la plus généreuse après les Etats-Unis avec une forte implication des femmes mais également des personnes fortunées jeunes. « Un nouveau type de philanthropes fortunés voit le jour, conclut Emma Turner, directrice du département « Client Philanthropy » chez Barclays Wealth. Ils sont plus sensibles aux questions sociales et plus soucieux de redistribuer une partie de leur richesse à la fois à la communauté dont ils sont issus mais également à des causes mondiales. Par ailleurs, ils ne consacrent pas uniquement de l’argent à des œuvres caritatives mais également de plus en plus de temps notamment pour mettre leurs expertises au service de ces causes. » Espérons que ces tendances se confirment. En tout cas, 44 % des personnes interrogées assurent qu’une fois retraitées, elles seront plus enclines à faire des dons caritifs une de leur priorités.

2011, année de transition
La forte reprise observée à l’échelle internationale ces derniers mois amène Nordea à revoir à la hausse ses prévisions de croissance pour 2011. « L’accélération de la croissance que nous prévoyons sera affectée par les mesures de consolidation budgétaires annoncées dans la plupart des pays européens comme par la hausse des prix des matières premières, souligne néanmoins Helge J. Pedersen, Global Chief Economist de Nordea. En conséquence, 2011 sera une année de transition, qui verra la croissance mondiale se tasser par rapport à 2010, avant de retrouver une plus grande vigueur en 2012. »

Les infrastructures, moteur de la croissance brésilienne
En accueillant sur son sol la Coupe du monde de la FIFA de 2014 ainsi que les Jeux olympiques en 2016, le Brésil devrait investir de manière substantielle dans les infrastructures, ce qui devrait permettre de stimuler la croissance économique et créer des conditions favorables à une croissance durable à long terme, souligne Jose Cuervo, gérant chez HSBC Global AM. Le gérant estime que le Brésil devrait donc poursuivre son développement en investissant davantage dans ses infrastructures, comme en atteste sa grande campagne d’exploration pétrolière. « Ces solides moteurs de croissance devraient permettre d’attirer les capitaux vers ce pays et lui assurer une position financière favorable », conclut-il.

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