vendredi 17 avril 2026
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Alzheimer?: à quand le dépistage sanguin??

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laboratoire
Le principe?? Détecter dans les échantillons sanguins des anticorps spécifiques que le système immunitaire fabriquerait en réponse à la maladie. © Photo DR

Alors que 20?000 personnes de moins de 65 ans en France vivent avec la maladie sans le savoir, des tests sanguins devraient permettre prochainement d’établir un diagnostic bien plus précoce. Ils suscitent déjà la polémique parmi les chercheurs.

Pertes de mémoire à répétition, désorientation soudaine, difficultés d’audition grandissantes… Entre des troubles annonciateurs pas faciles à identifier et des diagnostics cliniques souvent longs à mener, la maladie d’Alzheimer reste encore trop souvent dépistée sur le tard. A la clé?? Des soins d’autant moins efficaces que le déclin cognitif est avancé. Ils seraient pourtant aujourd’hui 20?000 âgés de moins de 65 ans à vivre en France avec la maladie sans le savoir. En tout, près de la moitié des patients seraient encore mal diagnostiqués?! Le dépistage constitue donc la clé de voûte de la prise en charge, d’autant que les troubles d’Alzheimer proviennent de lésions occasionnées généralement 30 à 40 ans plus tôt.

Echantillons d’urines et de sang

De plus en plus d’équipes de recherche se mobilisent à travers la planète pour trouver la technique permettant de détecter plus tôt et plus simplement cette affection du grand âge. Des tests à partir d’échantillons d’urines ont été tentés pour identifier d’éventuels marqueurs. Mais les techniques novatrices les plus prometteuses utilisent les échantillons de sang. En 2009, une société française avait déjà fait sensation en annonçant pour le premier trimestre 2011 un test sanguin permettant en quelques minutes de diagnostiquer la pathologie chez 7 patients sur 10?! Sans grand résultat au final. D’autres équipes ont creusé la piste depuis et un groupe de chercheurs américains de Floride vient d’annoncer un test sanguin apparemment fiable et commercialisable sous peu. Le principe?? Détecter dans les échantillons sanguins des anticorps spécifiques que le système immunitaire fabriquerait en réponse à la maladie – et en particulièrement un marqueur appelé l’immunoglubine.

Polémique

Ce type d’approche suscite pourtant des polémiques chez les scientifiques. Certains chercheurs s’opposent à la détection trop précoce de la maladie. Pas question pour eux d’aller annoncer le diagnostic à des stades où il n’existe encore aucun traitement pour agir. Mais l’inquiétude porte surtout sur la fiabilité de ces dépistages par tests sanguins qui continue à laisser perplexe une partie des experts. Cet hiver, plusieurs équipes de recherche de six nationalités ont publié une étude préconisant une méthode diagnostic couplant tests de mémoires et tests biologiques visant à déceler des anomalies cérébrales chez les patients (ces anomalies peuvent apparaître cinq ans avant les premiers troubles de mémoire). Plus fiable certes, cette méthode présente néanmoins un handicap de taille?: la technique nécessite un appareillage sophistiqué et une ponction lombaire douloureuse. L’emploi d’IRM pourrait rendre la méthode plus simple et plus accessible, mais ces appareils d’imagerie restent encore limité et coûteux… Et les recherches sur les tests sanguins avancent entre temps.

Dur d’oreille… mais équipé des dents?!
Grâce à future prothèse SoundBite mise au point par une société américaine pour soigner la surdité. Cet appareillage d’un genre nouveau se posera en effet sur les dents – plus précisément sur les molaires supérieures – avec un dispositif le reliant à un micro placé sur l’oreille ou une paire de lunettes. Les sons seront reçus et transmis par la conduite osseuse. Actuellement au stade de prototype, la prothèse doit encore subir des tests – pour traquer tout risque patient – avant une prochaine commercialisation.
La clim’, facteur de risque de ménopauses précoces??
La piste est ouverte par une récente étude américaine conduite auprès de 26?000 femmes âgées de 18 à 65 ans. Objectif?? Mesurer la concentration en œstrogène et en PFC, les hydrocarbures perfluorés présents dans de nombreux produits chimiques et fortement dans l’air climatisé. Selon les chercheurs, la concentration en PFC chez les femmes de plus de 42 ans engendrerait des taux significativement plus faibles d’œstrogènes, entraînant un risque de ménopause avancée. Affaire à suivre.
Et maintenant, une appli pour mesurer… son bonheur?!
Dans l’offre sans fin des applications pour iPhone, il n’en manquait qu’une?: celle capable de mesurer votre degré de félicité. C’est chose fait avec Mappiness – tout à fait inutile application élaborée par la London School of Economics (tout de même). Grâce à l’application, votre téléphone vous interrogera régulièrement pour connaître votre humeur, vos activités, vos déplacements et calculera des graphismes de bien être. En prime, les données serviront à une étude destinée à cartographier le bien être. On se demanderait presque si c’est Dieu qui a inventé le téléphone ou le téléphone qui aurait inventé Dieu??

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