lundi 16 mars 2026
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Pizz’art?:
la polémique enfle

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Pizzart
© Photo Monaco Hebdo.

L’attribution de Pizz’art continue de faire couler de l’encre. Le conseil national s’insurge du non respect des règles par le gouvernement.

«Le sujet n’est pas clos ». Pour Jean-François Robillon, c’est une question de principe. Il est hors de question de fermer les yeux sur les conditions d’attribution du restaurant Pizz’art, qui vient de changer de mains. Et encore moins de « baisser les bras ». Lors du dernier point-presse mensuel du conseil national, le 7 mars, le président de l’assemblée a répondu au ministre d’Etat par médias interposés. En rappelant qu’en l’espèce, pour l’attribution de l’établissement Pizz’art, situé sur la darse sud, à un restaurateur niçois, la procédure n’a pas été respectée et que la commission d’attribution des locaux commerciaux domaniaux n’a pas été consultée. « Je ne suis pas satisfait. Nous nous sommes battus pendant des années pour instaurer cette commission, alors ce n’est pas de la provocation ni de l’obsession mais je ne comprend pas pourquoi ces accords pour le local de Pizz’art ont été validés en conseil de gouvernement. » Le 28 février, Michel Roger avait, lui, balayé d’un revers de la main toute polémique à ce sujet, indiquant que le gouvernement avait « respecté la procédure déjà appliquée pour les deux transferts qui avaient eu lieu sur la darse sud dans les années précédentes ». Tout en reconnaissant qu’il fallait clarifier « le régime juridique et les détails des procédures sur l’attribution des locaux commerciaux domaniaux très variables d’un lieu à un autre. »

« Un dysfonctionnement » dixit Nouvion
« Nous n’avons pas la même façon de voir les choses », tance le président du conseil national. Car selon Robillon, en l’absence d’appel d’offres et de convocation de la commission d’attribution, les procédures ont été purement et simplement bafouées. Ce qui, à terme, « met en péril la possibilité pour les nationaux d’obtenir des locaux commerciaux à des prix corrects. » Alexandre Bordero, président de la commission des finances, refusant de son côté qu’on arrive à des « situations de non droit, où les affaires sont traitées en cachette et entre copains. » Pour Jean-François Robillon, il s’agit de la goutte de trop. Pizz’art fait déjà partie des commerces qui s’était vu effacer son ardoise de loyers impayés en 2009… Sur cette question, majorité et opposition devraient pouvoir trouver un terrain d’entente. Car si Laurent Nouvion n’a « pas été informé officiellement », le fait que la commission n’ait pas été convoquée montre à ses yeux « un dysfonctionnement ». Un malaise qu’il met tout de même sur le dos de la majorité parlementaire?: « Lorsque le conseil national tient son rôle, le gouvernement ne lui fait pas ce genre de coup. Cela fait des années que la majorité avale des couleuvres. Comme on fait son lit, on se couche… »

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