dimanche 25 septembre 2022
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Puce électronique : « Des animaux ne retrouvent jamais leur propriétaire »

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Les animaux de compagnie adoptés depuis la France ou Monaco, qu’il s’agisse de chiens, de chats, ou de furets, doivent obligatoirement être identifiés, le plus souvent à l’aide d’une puce électronique. Mais nombreux sont les propriétaires qui oublient de la mettre à jour, au risque de perdre définitivement leur animal.

C’est un oubli qui peut mal tourner. Comme le rappelle le directeur du refuge SPA l’Abri de Monaco, Pierre Verdino, « des animaux perdus ne retrouvent jamais leur propriétaire lorsque les coordonnées de leur puce n’ont pas été mises à jour ». Les animaux de compagnie adoptés depuis la France ou Monaco, qu’il s’agisse de chiens, de chats, ou de furets, doivent en effet être identifiés, comme le veut la loi. Plus précisément, ils doivent être enregistrés au fichier national français d’identification des « carnivores domestiques ». Ce fichier national, dit fichier « I-CAD », les suivra tout au long de leur vie, et fera le lien direct entre l’animal et son propriétaire. Il nécessite donc d’être mis à jour pour qu’y figurent la bonne adresse et les coordonnées actualisées du propriétaire.

« Il s’agit d’un titre de propriété, que j’aime comparer à la carte d’immatriculation d’un véhicule. Les gens ne perdent pas la carte de grise de leur voiture, mais ils perdent facilement le certificat d’immatriculation de leur chien ou de leur chat, qui est souvent jeté, paumé… »

Différent du carnet de santé

Mais, si l’on en croit l’expérience du directeur de la SPA de Monaco, rares sont les personnes à en prendre conscience. Ce fichier serait d’ailleurs fréquemment confondu avec le carnet de santé, qui n’a rien à voir : « Il s’agit d’un titre de propriété, que j’aime comparer à la carte d’immatriculation d’un véhicule. Les gens ne perdent pas la carte de grise de leur voiture, mais ils perdent facilement le certificat d’immatriculation de leur chien ou de leur chat, qui est souvent jeté, paumé… ». Or, en cas de mise en fourrière de l’animal, après une fugue par exemple, toutes les données sont obsolètes, et il devient alors très difficile d’entrer en contact avec son propriétaire. « Quand elles récupèrent un animal, les fourrières essaient de joindre le propriétaire par téléphone, par e-mail, par courrier, ou encore via les réseaux sociaux. Mais encore faut-il qu’elles aient le temps de le faire pour chaque animal. Quelqu’un de bonne foi peut perdre la propriété de son animal à cause de cela. »

Selon le ministère de l’agriculture et de l’alimentation français, qui a la délégation de ces fichiers, un animal identifié a 90 % de chance d’être rendu à son propriétaire, contre 15 % seulement s’il ne l’est pas

« Carte Vitale »

Le fichier I-CAD permet aussi de déclarer un animal comme étant perdu. Selon le ministère de l’agriculture et de l’alimentation français, qui a la délégation de ces fichiers, un animal identifié a 90 % de chance d’être rendu à son propriétaire, contre 15 % seulement s’il ne l’est pas. Or, pour rappel, un animal non identifié qui a disparu, peut être euthanasié à la demande du maire de la ville où il a été retrouvé. Pour éviter le drame, faudrait-il alors passer par la contrainte ? C’est ce que suggère Pierre Verdino : « Pourquoi ne pas demander un affichage obligatoire du fichier lors des consultations chez le vétérinaire. On doit bien présenter sa carte Vitale quand on va chez un médecin. L’équivalent devrait pouvoir se faire dans les cliniques vétérinaires. » C’est une idée.

Pour lire la suite de notre dossier « Bien-être animal : la patte monégasque », cliquez ici.

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Monaco Hebdo