dimanche 19 avril 2026
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«?La technologie électrique est fiable sur n’importe quel terrain?»

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Parcourir pour la première fois sur 4?800 km, sans aucune assistance, les routes et les pistes d’Afrique, entre le Kenya et l’Afrique du Sud en voiture électrique. C’est le nouveau challenge que s’est lancé le constructeur monégasque Venturi. Témoignage de terrain de Xavier Chevrin, le pilote qui a relevé le défi.

L’aventure a été baptisée « La croisière noire ». Xavier Chevrin, 45 ans, a relevé le nouveau pari que s’est lancé le constructeur Venturi. Parcourir 4?800 kilomètres en voiture électrique. Mais sur des routes que l’on imagine pas forcément propices à ce type d’aventure… Puisque c’est en Afrique — du Kenya à la Tanzanie, en passant par le Zimbabwe, le Botswana ou encore l’Afrique du Sud — que ce professeur d’anglais de l’Ile de la Réunion effectue sa grande traversée. Parti le 11 mai dernier depuis le siège du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) à Nairobi au Kenya, son arrivée est prévue mi-juin à Johannesburg. Le pilote n’en est pas à son premier coup d’essai. En 2008, Xavier Chevrin avait déjà effectué une « croisière verte » entre Paris et Almaty au Kazakhstan en scooter électrique. En 2010, il relève un autre défi?: parcourir 13?400 km de Shanghai à Paris en voiture électrique avec un véhicule Venturi. Presque un mois après son départ en Afrique, Xavier Chevrin nous livre ses impressions sur le terrain (1). Un pilote qui, à l’occasion de la journée de l’environnement, le 5 juin, a même joué les « taxis » au service de la population zambienne à Livingstone.

Monaco hebdo?: A travers cette aventure, quel message voulez-vous adresser??
Xavier Chevrin?: Venturi est le premier constructeur de voitures électriques à relever le défi d’effectuer une expédition de ce type sur un continent jusqu’alors soigneusement évité par le monde électrique dans son ensemble. Croyant que le réseau n’est pas assez dense, que l’électricité est de trop mauvaise qualité, ou que l’état des routes est trop délabré. Notre message est donc de prouver que la technologie électrique peut être fiable sur n’importe quel terrain. Y compris en Afrique?! 2012 étant l’année de l’énergie durable pour tous, Venturi se devait donc de faire une expédition en cette année particulière. Nous avons d’ailleurs le privilège d’avoir parmi nos soutiens la Fondation Prince Albert II. Toujours très active dans les projets à dimension environnementale.

M.H.?: Quelles sont justement les principales difficultés que vous rencontrez sur le terrain??
X.C.?: Elles sont de plusieurs sortes. L’état des routes est évidemment un vecteur difficile à appréhender. Ensuite, le fait qu’il y ait très peu de points électriques. Car, pour rappel, 90 % des Africains n’ont pas l’électricité. Et enfin, la qualité de l’électricité qui n’est pas toujours optimale. Avec différentes intensités de courant, qui est soit très faible, soit d’un coup trop forte.

M.H.?: D’un point de vue technologique, comme le véhicule est-il rechargé??
X.C.?: Le véhicule marche avec 3 batteries. La voiture est programmée pour ne prendre que très peu d’ampères et ainsi s’adapter aux faibles intensités du réseau africain. La charge dure une bonne huitaine d’heures.

(1) Témoin d’initiatives locales en matière de développement durable, Xavier Chevrin effectuera un film à l’issue de son aventure.

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