Marie Bergström, sociologue de la sexualité et de la conjugalité, chargée de recherche à l’Institut national d’études démographiques (INED) (1), a réalisé, avec une équipe de chercheurs, une enquête sur les jeunes adultes, intitulée La sexualité qui vient. Inédite par son ampleur, cette étude vient contredire une série de clichés sur cette génération des 18-29 ans. Interview.
Vous avez supervisé le travail d’une équipe de vingt-deux chercheurs pour mener cette grande enquête sur « la vie affective des jeunes adultes » : quel était l’objectif principal ?
Nous avons travaillé ensemble, chercheurs, ingénieurs d’études et doctorants. L’objectif était de saisir les transformations profondes et durables, en termes de sexualité et d’intimité, qui se sont produits ces dernières décennies, voire même lors de la dernière décennie, pour certaines. Nous avons concentré une partie de cette étude sur la « nouvelle diversité relationnelle ». Notre hypothèse de départ était de dire que l’on ne pouvait pas comprendre comment la sexualité et la vie privée ont changés, si on ne tient pas compte du fait qu’aujourd’hui, on vit une multitude de relations différentes, notamment pendant sa jeunesse. Nous voulions donc ouvrir ce champ de recherche, et éclairer des évolutions qui ne l’avaient pas encore été.
Qu’est-ce qui vous a conduit à faire de cette étude un livre (2) ?
Le livre est un un format qui se destine aux personnes qui sont dans le monde de la recherche, mais pas seulement. Cet ouvrage s’adresse très largement aux personnes qui sont intéressées par ces thématiques, et qui veulent comprendre ce qu’il se passe, ce qui est nouveau et ce qui ne l’est pas. Ce livre est une réponse à tous les discours contradictoires qui ont circulé, notamment dans la presse, ces derniers temps, et qui ne permettent pas de vraiment comprendre ce qu’il se passe.
Quels étaient ces discours contradictoires ?
On a entendu que les jeunes n’étaient présents que sur les applications, et qu’ils ne se rencontraient pas « en vrai ». On a ensuite entendu que les gens n’étaient plus présents sur les applications, que c’était fini. Il a aussi beaucoup été dit que le refus de l’engagement était en train de tuer le couple traditionnel, et que l’hypersexualité avait pris le dessus. On a ensuite entendu que les jeunes ne faisaient plus l’amour, qu’ils étaient devenus prudes et pudiques, et que leur sexualité était en berne. Notre livre propose donc des clés de lecture pour comprendre ce qui est vrai ou pas, et comment la sexualité a vraiment changé.
« J’ai grandi en Suède, et je suis ensuite partie à l’âge de 19 ans. J’ai fait ma première en France, à Nice, donc je connais bien Monaco. Notre étude a été réalisée en France métropolitaine, mais on peut, je pense, en extrapoler aussi les résultats à la principauté »
Combien de temps a nécessité la création de votre questionnaire, afin de pouvoir mener à bien cette grande étude ?
Nous avons travaillé sur notre questionnaire « enquête sur la vie affective des jeunes adultes » (Envie) à partir de 2017. Ce travail a été long, car, avant de faire passer ce questionnaire aux plus de 10 000 jeunes qui ont répondu, il a fallu trouver les bonnes questions, trouver les bons mots… Nous nous sommes entretenus avec des jeunes. On a essayé de comprendre les mots qu’ils utilisent pour parler de leurs relations, les pratiques qu’ils ont… La construction de ce questionnaire s’est donc déroulée sur la durée.
Elle a été très inductive, pour ne pas être à côté de la plaque. Il fallait que chaque question fasse sens pour tout le monde, car il n’y a pas une jeunesse, mais des jeunesses en France et à Monaco. Il y a des groupes très différents. Nos questions devaient être compréhensibles pour tout le monde.

Les conclusions de cette étude peuvent s’appliquer aussi à la jeunesse monégasque ?
J’ai grandi en Suède, et je suis ensuite partie à l’âge de 19 ans. J’ai fait ma première en France, à Nice, donc je connais bien Monaco. Notre étude a été réalisée en France métropolitaine, mais on peut, je pense, en extrapoler aussi les résultats à la principauté.
Pour mener cette étude, vous dites avoir adopté une « approche relationnelle » ?
En France et à l’étranger, les grandes enquêtes sur la sexualité sont traditionnellement très centrées sur le rapport sexuel. Que fait-on, et avec qui ? Quelles sont les pratiques que l’on a adopté, ou pas ? L’approche relationnelle consiste à dézoomer, parce qu’on interroge la sexualité pas seulement par l’acte sexuel, mais, plus généralement, par les relations intimes. On s’intéresse aux personnes avec qui les jeunes ont des relations sexuelles, dans quel type de relation, dans quel contexte se déroule cette sexualité…
Cette approche est très sociologique. On essaie de comprendre la sexualité par le prisme des liens sociaux, par les relations que l’on va nouer avec les autres. Avec l’hypothèse que l’on ne fait pas n’importe quoi avec n’importe qui, et que les pratiques changent selon avec qui on les met en œuvre. On ne fait pas la même chose avec son conjoint ou lors d’une aventure d’un soir. Donc, pour comprendre ce que les gens font en termes de sexualité, il faut d’abord comprendre quelles sont les relations dans lesquelles ils sont engagés.
C’est la première fois que la tranche d’âge 18-29 ans est étudiée ?
C’est effectivement la première fois que l’intimité et la sexualité de la tranche d’âge 18-29 ans est étudiée en France. Une étude a vu le jour dans les années 1990, mais elle était uniquement centrée sur les adolescents. Pour le reste, il s’agit d’études sur la population générale. C’est donc la toute première étude qui cible cet âge particulier qui est celui de la vingtaine, qui est une période d’expérimentation sexuelle et relationnelle.
Quels sont les grands enseignements qui vous ont le plus marqué dans cette étude ?
Ce qui nous a marqué, c’est une accélération de l’histoire. Ces 18-29 ans en 2023 sont une génération qui fait les choses assez différemment des générations passées. Il y a une augmentation très marquée du nombre de partenaires sexuels avant 30 ans, par rapport à 2006. En moyenne, on est passé de quatre partenaires pour les femmes, à huit partenaires. Pour les hommes, on est passé de huit à douze partenaires. Cela montre une intensité relationnelle pour cette jeunesse.
Quant à l’âge médian du premier rapport sexuel, il est de 17,7 ans : 17,8 ans pour les filles et 17,6 ans pour les hommes, et 18 ans pour les personnes non binaires. Malgré les inquiétudes, notamment liées à l’accès facilité à des contenus pornographiques grâce au numérique, on constate que les jeunes, eux-mêmes, relativisent quelque peu le porno comme source d’information sur la sexualité.
« L’approche relationnelle consiste à dézoomer, parce qu’on interroge la sexualité pas seulement par l’acte sexuel, mais, plus généralement, par les relations intimes. […] Pour comprendre ce que les gens font en termes de sexualité, il faut d’abord comprendre quelles sont les relations dans lesquelles ils sont engagés »
Comment expliquer la hausse du nombre de partenaires ?
Cette hausse du nombre de partenaires sexuels s’explique, en partie, par la diffusion des applications de rencontre. Ces espaces favorisent les rencontres et les relations. En parallèle, le célibat s’est développé. Les gens restent célibataires plus longtemps, ils se séparent davantage, donc ils redeviennent célibataires même avant 30 ans. Dans la mesure où on est davantage célibataires, on a donc plus de partenaires.
D’autres résultats vous ont particulièrement marqué dans cette étude ?
Nous avons aussi constaté une hausse très significative du nombre de jeunes qui se définissent autrement que comme « hétérosexuel ». Ils se disent notamment homosexuels, bisexuels, et pansexuels. C’est une évolution majeure, en particulier pour les femmes, qui se matérialise entre 2006 et 2023. Environ 3 % se disaient homosexuelles ou bisexuelles en 2006, contre 19 % des femmes en 2023 qui se disent homo- bi-, pansexuelles, ou autre. Les minorités sexuelles ne sont donc plus si minoritaires, car, désormais, une femme sur cinq de la tranche d’âge 18-29 ans ne se définit pas par l’hétérosexualité. Quant aux hommes, le pourcentage monte à 8 %, ce qui constitue donc une augmentation moindre.
Contrairement aux idées reçues, cette génération 18-29 ans n’est pas celle de l’asexualité ou de la culture porno ?
L’asexualité est une figure qui a beaucoup été diffusée. On a même parlé de « génération no sex ». Pourtant, les jeunes qui se disent asexuels sont moins de 1 %. Dans les faits, on ne constate pas de retrait des jeunes adultes de la sexualité. Au contraire, on a donc une hausse très forte du nombre de partenaires sexuels. A l’inverse, on a aussi beaucoup entendu parler d’une hypersexualité des jeunes, qui, avec le numérique, les applications de rencontres et la pornographie, seraient devenus incapables de s’engager durablement, à cause d’une sexualité débordante.
Et quelle est la réalité ?
Si les applications sur les smartphones pèsent, elles sont loin d’être le seul mode de rencontre pour les jeunes. Quant au porno, si la consommation est forte, notamment chez les jeunes hommes, il faut, là aussi, relativiser. Quand on demande aux jeunes quelles sont leurs sources d’information sur la sexualité, ils citent le porno, mais il vient vraiment après d’autres sources d’information, comme les partenaires, les amis, ou les réseaux sociaux. On a donc l’impression que les jeunes, eux-mêmes, relativisent un peu la pornographie, pas en tant que consommation, mais en tant que source d’information fiable.

Ces jeunes ont vraiment le recul suffisant par rapport à la pornographie ?
On n’a pas posé de question à ce sujet, mais les résultats de l’étude vont dans ce sens. D’un côté, on a des jeunes qui disent regarder du porno. Et de l’autre, on en a beaucoup moins qui présentent la pornographie comme une source d’information. La génération interrogée est née avec la pratique du numérique. Elle a une vraie conscience que le numérique, dans tous ses supports, n’est pas forcément le reflet de la réalité. Ils sont moins dupes qu’on le dit parfois.
Les 18-29 ans ne rejettent pas le modèle traditionnel du couple ?
Au contraire, pour les 18-29 ans que nous avons interrogés, le couple est très important. Deux sur trois [66 % — NDLR] déclarent l’avoir expérimenté au cours des douze derniers mois. C’est quelque chose d’important, parce qu’il s’agit d’une expérience courante, dans cette période de la vie. Il ne s’agit pas nécessairement de couples cohabitants. La vie de famille, la vie sous un même toit, tout cela arrive plus tardivement. Il y a une forme de report de l’installation conjugale, ce qui ne signifie pas qu’il n’y a pas de couple avant cela. C’est d’ailleurs un terme que les jeunes revendiquent beaucoup. La norme de la relation à deux, affective, amoureuse, fondée sur l’engagement, est un modèle qui est très valorisé.
« L’âge médian du premier rapport sexuel est de 17,7 ans : 17,8 ans pour les filles et 17,6 ans pour les hommes, et 18 ans pour les personnes non binaires. Malgré les inquiétudes, notamment liées à l’accès facilité à des contenus pornographiques grâce au numérique, on constate que les jeunes, eux-mêmes, relativisent quelque peu le porno comme source d’information sur la sexualité »
Tout ça n’est pas contradictoire ?
Dans notre ouvrage, on avance deux choses qui ne sont pas contradictoires. On dit qu’il y a une diversité relationnelle, une augmentation du nombre de partenaires sexuels et une hausse des périodes de célibat. En même temps, on dit que le couple est très important. Cela s’explique par le fait que nos vies sont comme des chapitres dans un livre. Il y a des périodes pendant lesquelles on est en couple, et d’autres où on n’est pas en couple.
C’est très différent de la génération des grands-parents, ou encore avant, qui entrait en couple et qui restait en couple, pour beaucoup, pour toute la vie. Aujourd’hui, nos vies intimes se dessinent différemment. Il y a plus de phases et plus d’expériences, et cela est encore plus vrai pour les 18-29 ans. On peut à la fois désirer le couple, et, lorsqu’on n’est pas en couple, avoir beaucoup de partenaires. Il y a finalement une forme d’alternance.
Avant, il y avait les relations « sérieuses » et les relations « pas sérieuses » : la nouveauté, c’est qu’à côté de cela, ces jeunes font désormais exister une palette de relations variées ?
Tout à fait. C’est une invention forte de cette génération que nous avons étudiée. Ils font exister un troisième type de relation, qui est une forme de sexualité avec lendemain, mais qui n’est pas un couple. Ces relations sexuelles s’inscrivent dans la durée, et elles peuvent s’étendre sur quelques semaines ou quelques mois. Mais il n’y a pas nécessairement d’engagement, d’exclusivité sexuelle ou de sentiment amoureux. C’est donc un modèle différent du couple, qui n’est pas calqué dessus, sans être pour autant une aventure d’un soir. Pour définir ces autres modèles relationnels, de nouveaux termes ont émergés : « sex friend » reste le plus utilisé, mais on a aussi « plan cul régulier », « amitié avec un + »…
Que montrent ces nouveaux termes relationnels ?
Ces nouveaux termes relationnels montrent une volonté de penser et de vivre de nouvelles manières d’être intime et de nouer des relations. Avant, le couple était « la » relation. Ensuite, il y a eu la sexualité sans lendemain, mais de manière brève, et peu ou pas investie. Aujourd’hui, on peut imaginer des façons d’être intime avec des personnes de façon plus durable, sur un format différent de celui du couple. Certaines relations vont ainsi mélanger sexualité et amitié. La relation est alors fondée non pas sur l’amour, mais sur l’amitié.
« Nous avons aussi constaté une hausse très significative du nombre de jeunes qui se définissent autrement que comme « hétérosexuel ». Ils se disent notamment homosexuels, bisexuels, et pansexuels. C’est une évolution majeure, en particulier pour les femmes, qui se matérialise entre 2006 et 2023 »
Qu’est-ce que cela nous apprend ?
Cela dit quelque chose de cette période de la vingtaine, qui est une période marquée par l’incertitude et le changement. On n’a pas encore son indépendance économique, on ne sait pas forcément où on va vivre l’année prochaine, on peut avoir un emploi sans qu’il soit toujours stable, ou bien être au chômage… Ce n’est donc pas un moment où l’on peut toujours se projeter, parce que les choses sont mouvantes. Ces relations sont basées sur l’ouverture et sur des conditions de vie qui sont aussi très ouvertes pendant cette période.
La mise en couple durable, vers 30 ans, est donc précédée par une période de célibat et d’expérimentations ?
Le modèle traditionnel du couple, avec engagement, amour, exclusivité, cohabitation et vie de famille, n’est pas rejeté. Simplement, c’est quelque chose qui vient plus tard. Cela dépend ensuite du profil des jeunes. Ceux qui font des études courtes vont entrer dans la conjugalité cohabitante plus tôt que les autres. Les personnes qui font des études supérieures longues se mettent en couple plus tard. Mais on voit que, progressivement au fil de la vingtaine, les jeunes entrent dans ce modèle conjugal plus traditionnel, qui n’est donc pas remis en cause. C’est plutôt un report. Il y aura le couple. Mais, avant cela, il y a l’idée de profiter de sa jeunesse.

Qu’est-ce qui a changé pour les femmes ?
L’accès des femmes de 18-29 ans à l’expérimentation sexuelle, à la sexualité non conjugale et à la sexualité sans lendemain, s’est accru. Cela a nécessité une évolution longue. Ce n’est donc pas cette génération qui a inventé la sexualité non conjugale bien sûr, mais elle y accède davantage. Pour les jeunes femmes du milieu du XXème siècle, cet accès était très limité.
Depuis cette période, cet accès n’a pas cessé de se développer, et les femmes ont davantage eu la possibilité d’avoir des partenaires sexuels, avant d’entrer en couple cohabitant. Il y a eu une accélération. Sur vingt ans, on voit que cette expérimentation est devenue non seulement plus intense, mais aussi plus acceptable et plus valorisée pour les femmes. Aujourd’hui, ces histoires éphémères peuvent être vécues, dites, et même, dans certains groupes de femmes, attendues. Car l’expérimentation est vue comme quelque chose de positif, tout comme la connaissance d’autre chose que le couple.
Désormais, expérimenter est donc un comportement attendu socialement, car cela permet de montrer que l’on a profité de sa jeunesse ?
C’est un point qui a effectivement beaucoup évolué. Les normes sexuelles sont différentes pour les femmes et pour les hommes. Ce qui reste vrai, c’est que les femmes restent jugées plus sévèrement sur leur sexualité que les hommes. Le stigmate de la « fille facile » ou de la « pute », car c’est le terme qui est utilisé par les jeunes, n’a pas disparu. Cela signifie que les femmes qui ont une sexualité affirmative, expansive, et qui ont beaucoup de partenaires, risquent toujours d’être jugées négativement par les autres.
Mais cette mauvaise réputation des filles avec une sexualité non conjugale est moins automatique qu’il y a vingt ans. Une collègue, Rébecca Lévy-Guillain, évoque une autre figure repoussoir pour les filles : la « prude ». C’est une femme qui ne serait pas émancipée, coincée, traditionnelle, et enfermée dans les carcans du passé. Donc oui, les normes ont changé pour les femmes.
« La vie de famille, la vie sous un même toit, tout cela arrive plus tardivement. Il y a une forme de report de l’installation conjugale, ce qui ne signifie pas qu’il n’y a pas de couple avant cela. C’est d’ailleurs un terme que les jeunes revendiquent beaucoup. La norme de la relation à deux, affective, amoureuse, fondée sur l’engagement, est un modèle qui est très valorisé »
Nous sommes dans une époque charnière pour la sexualité des femmes ?
Nous sommes dans une époque où les tensions normatives sont fortes. Pour les femmes, cela se traduit par un exercice d’équilibre, car il ne faut pas être prude, il faut montrer que l’on a vécu, et que l’on est une femme forte, maîtresse de sa sexualité. En même temps, il ne faut pas être « trop » non plus, et ne pas afficher un trop grand nombre de partenaires sexuels. L’ancienne norme de la « fille bien » qui a eu peu de partenaires dans sa vie, et qui est souvent dans des relations amoureuses, n’a pas disparue.
Les femmes vivent donc avec deux modèles, deux injonctions qui sont différentes, ce qui les obligent à jongler avec les deux. Ces enjeux n’existent pas, en tant que tels, pour les hommes. Pour eux, les normes consistent à montrer que l’on est entré dans la sexualité, et que l’on a de l’expérience, car c’est cela qui est valorisé chez eux.
Sur quoi porteront vos prochains travaux ?
Au sein de notre équipe, nous sommes actuellement dans une phase d’approfondissement de notre travail. Ce livre collectif présente les principales conclusions de notre travail. Nous faisons aussi des entretiens approfondis avec des jeunes qui ont participé à cette étude, pour qu’ils puissent raconter avec leurs propres mots, de façon beaucoup plus libre, ce qu’ils vivent, comment ils le vivent, leurs aspirations… Cela devrait déboucher sur un certain nombre de publications. Peut-être pas un nouvel ouvrage collectif, mais des articles, menés par les différents membres de notre équipe.
« Avant d’entrer en couple cohabitant, les femmes ont davantage eu la possibilité d’avoir des partenaires sexuels. Il y a eu une accélération. Sur vingt ans, on voit que cette expérimentation est devenue non seulement plus intense, mais aussi plus acceptable et plus valorisée pour les femmes »
1) Cette enquête a été menée auprès de 10 021 jeunes, âgés de 18 à 29 ans.
2) La sexualité qui vient. Jeunesse et relations intimes après #MeToo, collectif, sous la direction de Marie Bergström (La Découverte, « Sciences humaines »), 392 pages, 19,99 euros (version numérique), 26,50 euros (version papier).



