Monaco Hebdo a décidé de donner la parole à l’ensemble des présidents de commission du Conseil national. Cette semaine, c’est Marc Burini qui s’exprime. Pour le président de la commission des finances, une diversification des recettes de l’Etat, autres qu’immobilières, s’impose. Cet élu Horizon Monaco (HM) fait aussi part de ses inquiétudes sur l’extension en mer, la tour Odéon, les opérations domaniales intermédiaires ou encore le coût du nouvel hôpital. Et évoque l’ambiance en interne chez HM et R&E.
Le budget rectificatif 2015 va être examiné et voté les 1er, 5 et 7 octobre au Conseil national : quels sont les principaux chiffres qu’il faut retenir ?
Les recettes de l’Etat au budget rectificatif 2015 enregistrent une hausse de 6,8 % par rapport au budget primitif. Elles s’élèvent ainsi à 1,13 milliard d’euros. Les dépenses sont quasiment équivalentes. L’excédent budgétaire se chiffre à environ 3 millions d’euros. Nous dépensons donc à peu près tout ce que nous gagnons…
La TVA et l’impôt sur les bénéfices (ISB) ont augmenté ?
La TVA totale est en effet en augmentation de 43,6 millions par rapport au budget primitif. Elle se chiffre à 568,6 millions d’euros, dont une centaine de millions d’euros liée au compte de partage.
A quoi est due cette hausse ?
Cette augmentation n’est pas due à des recettes supplémentaires de TVA immobilière, mais elle est la résultante de grosses opérations exceptionnelles sur des ventes de bateaux. Au niveau de l’impôt sur les bénéfices, il n’y a pas de modification par rapport au budget primitif. Le montant s’élève à 120 millions d’euros.
Et en ce qui concerne les droits de mutation ?
Je rappelle que les droits de mutation n’englobent pas que les immeubles, mais aussi les fonds de commerce, les successions ou encore les donations. En 2014, le montant réalisé s’élevait à 124 millions d’euros. Au budget rectificatif, on a enregistré une hausse de 8 millions d’euros par rapport au budget prévisionnel. Notons que sur le montant global 2014, 95 millions d’euros sont directement liés à la vente d’immeubles.
Ce sont des chiffres satisfaisants ?
Avec l’économie monégasque, il faut toujours rester humble et prudent. Rappelons que de 2009 à 2011, on a enregistré un déficit cumulé de 200 millions d’euros au budget. Sur cette même période, nous avions aussi dépensé 300 millions d’euros pour acheter les fameux appartements de la tour Odéon par le fonds de réserve… Il ne faut donc jamais tomber dans l’autosatisfaction dans une économie très dépendante du marché immobilier.
L’immobilier reste malgré tout, comme vous l’aviez déjà déclaré, « le pétrole » de Monaco ?
Oui… Pendant la crise de 2009-2010, on avait constaté une forte baisse des ventes d’immeubles. Ce fut un trou d’air assez significatif… La reprise s’est amorcée en 2011.
Et aujourd’hui ?
Aujourd’hui, on constate qu’il y a moins de grosses ventes. Ce que j’appelle grosses ventes, ce sont celles qui excèdent les 5 millions d’euros. Mais l’immobilier reste évidemment notre ressource la plus importante. Tout ce qui touche à l’immobilier et au BTP, à savoir la construction et les ventes, représente environ 1/3 de nos recettes, rien qu’en TVA. A cela, il faut ajouter les 95 millions d’euros de droits de mutation. C’est donc énorme. Le poids de l’immobilier reste considérable à Monaco.
Pourtant, vous prônez une diversification des recettes ?
Absolument. Il est très important de diversifier notre économie et nos recettes. Les pays qui vivent et misent beaucoup sur leur matière première ont du mal à se remettre en question : c’est la malédiction de la rente. Et selon moi, le foncier, c’est la rente de Monaco. Or, on l’a vu avec la crise de 2009, l’immobilier peut être volatile.
Monaco devrait miser sur quelles autres ressources ?
J’ai toujours prôné le développement de ce que l’on appelle le capitalisme immatériel. C’est-à-dire l’économie du savoir et de la connaissance. A titre d’exemple, lorsqu’on achète un smartphone à 1 000 euros, cette valeur n’est pas constituée par la main d’œuvre, ni par la matière première. Elle est constituée par des années d’études et de développement qui ont été opérées en amont, plutôt du côté de la Californie que du côté de l’Asie ou de l’Afrique… A Monaco, je ne vois pas de politique proactive de la part du gouvernement pour attirer ce type d’activités innovantes : nanotechnologies, ou cellules souches, par exemple. Lorsque l’on parle d’attractivité il faut identifier un modèle futur et essayer d’aller le chercher. Il faudrait pour cela une véritable volonté politique passant par la mise en œuvre d’une démarche ciblée pour « attirer » les projets qui seraient en ligne avec notre modèle de développement économique.
En quoi ces activités seraient profitables à Monaco ?
Ce sont des activités à très forte valeur ajoutée et qui ne sont pas forcément très consommatrices de m2. Avec, de surcroît, des emplois qualifiés et bien rémunérés. Connaissant le degré d’études des monégasques et des résidents, ces activités offriraient aussi des débouchés chez nous.
Il faut donc se projeter à plus long terme ?
Bien évidemment. Au-delà d’un certain satisfecit permanent, il faudrait mesurer, à moyen et à long terme, le niveau de recettes dont nous aurons besoin pour pouvoir assurer à la fois le financement du nouvel hôpital, le problème de la dépendance, encore du système des retraites, etc. J’aimerais beaucoup qu’une étude soit conduite à ce sujet. Rappelons par ailleurs que certains chiffres de l’économie monégasque ne sont pas très significatifs.
Lesquels ?
Par exemple, l’économie monégasque réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 14 milliards d’euros. Or, entre 40 et 50 % de ce chiffre d’affaires concerne ce que l’on appelle le commerce de gros, qui, lui aussi, est très volatile. Le niveau du PIB n’est pas non plus un agrégat pertinent chez nous, car il y a 45 000 personnes qui gagnent leur argent à Monaco mais qui vont le dépenser ailleurs.
Lors du budget primitif, vous aviez déclaré : « 2015 sera l’année de la TVA de la tour Odéon : il est temps que ce programme keynésien porte ses fruits ! » C’est le cas ?
La tour Odéon est un succès grâce à un gros client qui a acheté en 2009 pour 300 millions d’euros des appartements, sans même les voir et avec une livraison 6 ans après : c’est l’Etat. Et c’est un excellent client ! Ironie à part… On nous dit que la partie privée n’est toujours pas terminée. Il serait donc temps de la finir. Aujourd’hui, au moment où je vous parle, une seule vente en état futur d’achèvement a été enregistrée.
Et au niveau de la TVA ?
Pour la tour Odéon, le bilan au niveau de la TVA est de seulement 8 millions d’euros… C’est dérisoire. Or, on nous a vendu cette opération en nous assurant qu’elle allait rapporter des millions d’euros au budget de l’Etat ! Cela fait 2 ans que l’on nous dit qu’il y a 12 ou 13 promesses de ventes… J’espère qu’elles vont se réaliser. Mais pour l’instant, 2015 n’est toujours pas l’année de la TVA de la tour Odéon.
C’est inquiétant ?
Ce qui est inquiétant, c’est de constater qu’aucune étude n’a été menée en amont sur la volonté ou non des individus à vouloir venir habiter dans une tour ? Par ailleurs, avant de poser dans un quartier une tour de 170 mètres, n’aurait-il pas fallu opérer des études urbanistiques ? Ce quartier est un no man’s land ! Il n’y a rien autour ! Est-ce que des personnes qui ont un certain revenu et à qui l’on propose un prix d’achat élevé ont envie d’investir là-bas ?
Seule certitude : pour l’instant ces appartements ne se vendent pas comme des petits pains. Alors que d’autres opérations immobilières, comme la Petite Afrique dans le quartier de Monte-Carlo, est déjà entièrement vendue. Il n’y pas de mystère sur les raisons de ce succès… Cette opération est très bien placée, dans le Carré d’or. Je ne souhaite pas du tout que la tour Odéon soit un échec, mais j’attends toujours que le succès soit au rendez-vous.
Lors de la prochaine séance publique, vous voterez ce budget ?
Je ne saurais répondre à cette question tant que les membres de la commission des finances ne se seront pas prononcés sur le rapport… Vous verrez en séance publique.
Concernant le coût du chantier du nouvel hôpital, vous partagez l’inquiétude de Laurent Nouvion ?
Au départ, le coût était estimé à 600 millions d’euros. Mais on sait parfaitement que ce ne sera pas le cas. Tous les spécialistes s’accordent à dire que ce nouvel hôpital coûtera au final entre 900 millions et 1 milliard d’euros. Rappelons que depuis le budget primitif 2015, 45 millions d’euros sont provisionnés chaque année. Auparavant, la provision s’élevait à 40 millions d’euros. D’ailleurs, contre toute orthodoxie budgétaire ! Donc, est-ce que je suis inquiet ? La réponse est oui. Forcément.
Et concernant le passage à un système de tarification à la T2A, c’est-à-dire un remboursement à l’acte ?
Là aussi, des chiffres assez alarmants circulent, avec des déficits annuels très élevés. N’oublions pas non plus qu’autour de nous il y de la concurrence, avec l’hôpital de Menton et le CHU de Nice qui est de très haut niveau. On ne peut donc être qu’inquiet.
Du nouveau concernant la construction du nouveau centre commercial de Fontvieille ?
C’est une opération qui ne va pas pouvoir être lancée avant au moins 5 ans, car on est actuellement en train de réaménager le port Hercule. Et c’est sur cette zone qu’on devra transférer le musée des automobiles actuellement situé à Fontvieille. Sur ce projet, le gouvernement nous a indiqué qu’il souhaitait faire un appel d’offres pour qu’un professionnel évalue notamment quels types d’enseignes il faudrait attirer dans ce nouveau centre commercial. Ce qui me préoccupe dans cette opération, c’est que les commerces n’auront pas la propriété commerciale… Or, je ne vois pas de grandes enseignes s’installer ici sans, justement, cette propriété commerciale. C’est dommage. Car en matière de commerce à Monaco, tout un pan est négligé.
C’est-à-dire ?
Il y 45 000 personnes qui viennent travailler à Monaco chaque jour, qui perçoivent un salaire ici et qui, malheureusement, ne le dépensent pas forcément sur notre territoire, faute d’enseignes commerciales suffisamment attractives. La seule grande enseigne qui tire son épingle du jeu, c’est Zara dans le quartier de Monte-Carlo, car elle touche tous les types de populations. Les gens prennent le temps d’aller acheter un tee-shirt à 15 euros entre midi et 14h. Je suis persuadé que s’il y avait d’autres offres de ce type, les pendulaires iraient faire des courses à leur pause-déjeuner, plutôt que de faire la queue ailleurs le samedi. Monaco distribue des milliards d’euros de salaires chaque année et n’en tire pas forcément profit. C’est regrettable.
Concernant l’extension en mer, pourquoi votre majorité a déploré « la méthode » de Michel Roger ?
La majorité Horizon Monaco (HM) s’est battue bec et ongles pour que deux représentants du Conseil national soient associés et tenus informés. Laurent Nouvion et Jacques Rit ont certes été nommés, mais ils n’ont eu droit qu’à deux réunions… Ce projet a été présenté aux élus lors d’une commission plénière d’études, mais de façon expresse au niveau juridique. Et de façon toute aussi expresse au niveau des contreparties. Ce n’est pas acceptable.
Sur le fond du projet, qu’est-ce qui vous dérange ?
Il ne faut pas se méprendre. Nous ne sommes pas contre ce projet. Nous l’avons dit et répété. Il y a cependant deux volets qui me dérangent. D’abord, la partie juridique. Intellectuellement cela me pose problème de désaffecter dès aujourd’hui une dalle, qui n’est pas construite, pour bâtir de surcroît une opération qui sera achevée dans 12 ans. C’est une première. En quelque sorte, on désaffecte du virtuel…
Et le second volet ?
Le second volet qui me gêne concerne les contreparties. Selon moi, la fonction principale d’un Etat est de produire du service public, et non pas, forcément, de négocier avec des promoteurs. Pour le moment, selon les éléments que l’on a, ces contreparties me semblent extrêmement légères. Rappelez-vous que la majorité HM avait obtenu 500 m2 supplémentaires lors d’une loi de désaffectation sur un projet privé concernant une parcelle de 300 m2 !
Union Monégasque (UM) a proposé qu’un troisième étage au soubassement technique, déjà prévu sur deux niveaux, soit créé. Ce 3ème niveau s’étendrait sur quasiment toute la surface de l’extension (1) : c’est une bonne idée ?
Je note que les trois élus d’UM trouvent ce projet d’extension en mer formidable, mais ils veulent tout de même l’amender de 6 hectares en sous-terrain ! D’après ce que l’on m’a dit, il y 12 000 pages d’annexe sur ce projet, dont beaucoup sont extrêmement techniques… Comment peuvent-ils savoir si l’on peut ou non faire un sous-sol ? Avec les idées qu’ils ont, on creusera tellement bas qu’on l’on trouvera peut-être du gaz de schiste ou du pétrole ? C’est comme leur déclaration sur l’usine d’incinération… C’est carrément scandaleux.
Pourquoi « scandaleux » ?
Quand on connaît l’engagement, pardon, le combat du Prince Albert II pour la cause environnementale… Que l’on puisse imaginer que l’on veuille « enfumer » nos enfants en construisant une usine d’incinération à proximité du futur collège, l’outrance flirte ici avec la diffamation. Lorsqu’on est élu, et que l’on a une parole publique, il faut être prudent et mesuré dans ses déclarations.
L’opposition UM accuse la majorité HM d’avoir été trop intrusive et virulente sur la Société des Bains de Mer (SBM). D’ailleurs, les élus UM vous ont même qualifié de « pompiers pyromanes » ?
Je ne vois pas où et en quoi ! Si se préoccuper de l’avenir et du devenir de l’entreprise la plus emblématique de Monaco – dont l’Etat est majoritaire – et premier employeur de nos compatriotes dans le secteur privé ne rentre pas dans les attributions du Conseil national, alors nous n’avons pas la même conception de nos fonctions électives ! En tant que président de la commission des finances, il est normal que je m’inquiète du financement des futurs travaux et de la santé financière de cette entreprise.
Pourquoi ?
Parce qu’il est de notre devoir que le Conseil national soit informé. Ce sont tout de même des deniers publics ! Par ailleurs, je ne suis pas un spécialiste des jeux, mais il est quand même extrêmement rare de voir un casino qui perde de l’argent. Il y a manifestement un problème. Ce n’est pas être un pompier pyromane que de le dire !
Vous avez du nouveau sur les trois opérations domaniales intermédiaires ?
On est très inquiets sur ces opérations intermédiaires. Concernant celle de la rue Grimaldi, on nous a indiqué que l’opération ne pourra pas se faire. Car le gouvernement n’a pas trouvé d’accord avec le propriétaire. Celle de l’avenue de l’Annonciade est, semble-t-il, également enterrée en raison d’une servitude de hauteur qui empêche sa construction. Concernant la troisième opération, la Villa del Sole, il est possible que le gouvernement l’attribue aux enfants du pays. Une parole a été donnée et n’a donc pas été respectée. C’est grave. La confiance est évidemment très entachée.
Concernant le dossier européen, vous avez demandé qu’une étude d’impact économique soit effectuée : vous l’avez obtenue ?
Non, toujours pas… Comment peut-on aller négocier des accords aussi importants, sans avoir en amont une étude d’impact économique ? Est-ce que l’on a véritablement besoin d’un marché de 400 millions de personnes ? On sait que 187 entreprises représentent 70 % de la TVA encaissée à Monaco… Ce sont ces entreprises-là que nous devons interroger ! Si au bout d’un an, nous n’avons pas été capables de mettre trois personnes pour leur téléphoner directement, obtenir des chiffres et les interroger sur leur besoin… Cela me paraît assez grave.
Les banques monégasques se sont adaptées aux nouvelles normes de transparence fiscale ?
Oui. Depuis un moment, les banques monégasques ont déjà intégré tous ces changements sur lesquels nous n’avons d’ailleurs aucune prise. On sait très bien qu’il n’y aura plus à Monaco de compte non-résidents non-déclarés. C’est fini.
Vraiment ?
En tout cas, c’est déjà vrai pour les non-résidents européens. Et, depuis 2 ans, c’est aussi vrai pour les non-résidents américains avec le Foreign Account Tax Compliance Act (Fatca). Pendant des années, on disait d’ailleurs que les comptes des non-résidents représentaient à peu près 2/3 des dépôts bancaires à Monaco. Or, selon moi, le dépôt bancaire n’a pas grand sens.
Pourquoi ?
Car l’argent est une matière première. Ce qui fait la valeur ajoutée de cette matière première, c’est sa transformation. Cela va de la gestion à l’ingénierie financière… Ce qui est important, ce ne sont pas tant les avoirs déposés dans les banques à Monaco, mais les avoirs qui seront gérés à partir de Monaco. D’où la volonté de notre majorité de lancer en principauté les multi-family offices.
Le groupe Renaissance a indiqué qu’il allait déposer une proposition de loi autorisant l’avortement à Monaco : vous êtes pour ?
Je répondrai d’une autre manière. Les personnes qui font ce genre de proposition sont aussi celles qui s’érigent comme les défenseurs de nos particularismes… Or, sur ces questions aussi, il y a un particularisme propre à Monaco. Il y a des liens forts avec l’Eglise. Il y a un pouvoir temporel et un pouvoir intemporel… On peut aimer ou pas, mais c’est un fait. Avez-vous vu à l’époque les réactions concernant l’avortement thérapeutique ? Cela a été très dur. Peut-être que la société est prête à ce changement, la population aussi. Mais je crois que l’Etat n’est pas prêt.
Vous êtes favorable au pacte de vie commune (PVC) proposé par UM ?
Contrairement à ce qu’insinue Jean-Louis Grinda, on y est tous favorables au sein de la majorité HM. Ce texte sera d’ailleurs prochainement étudié en commission du droit des femmes et de la famille.
Quel est actuellement le climat au sein de la majorité HM et de Rassemblement & Enjeux (R&E) ?
Pour l’instant, ça se passe très bien. Il y a des personnalités fortes et du débat. C’est une démocratie à l’intérieur de la majorité… Union ne veut pas dire unanimisme.
Il y a des velléités de départ au sein de la majorité HM ou de R&E ?
A ma connaissance, non.
Laurent Nouvion a-t-il changé depuis qu’il est devenu président du Conseil national ?
Il est vrai que Christophe Steiner et moi-même, avons sans doute des relations un peu différentes avec Laurent Nouvion, car nous sommes des vieux compagnons d’armes. Nous avons ferraillé ensemble pendant 5 ans dans l’opposition. En ce qui concerne plus spécifiquement Laurent Nouvion, il était à notre écoute à l’époque, et il l’est toujours aujourd’hui. On peut tout à fait débattre avec lui.
Vous serez candidat en 2018 aux élections nationales ?
Je ne peux pas encore vous répondre. Le travail d’élu est très prenant. Surtout la présidence d’une commission. J’ai également un travail très prenant. Je me déciderai donc le moment venu.
(1) UM propose notamment d’accueillir « un nouveau port franc, des locaux réservés aux archives ou à la conservation de certains biens, des activités sportives ne nécessitant pas le plein air (squash, tir,…).»



