Arrivé en principauté le 2 septembre 2024, le ministre d’Etat, Didier Guillaume, a présidé le 20 septembre 2024 sa première réunion du comité de coordination et de suivi de la stratégie nationale de lutte contre le blanchiment. Trois nouveaux arrivants ont aussi participé à cette réunion. Il s’agit du directeur des services judiciaires Samuel Vuelta Simon, du conseiller-ministre pour l’intérieur Lionel Beffre, et du directeur de la sûreté publique Eric Arella.
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Le ministre d’Etat a profité de cette première réunion pour remercier les équipes en place pour le travail réalisé depuis décembre 2022, afin de satisfaire les attentes du comité d’experts sur l’évaluation des mesures de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme du Conseil de l’Europe, Moneyval. Didier Guillaume a notamment mis en avant « l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie nationale complète, l’amélioration de la coopération au niveau national mais également à l’échelle internationale, la création de nouvelles autorités (Autorité monégasque de sécurité financière (AMSF) et le Service de gestion des avoirs saisis ou confisqués, ainsi que l’accroissement du nombre d’enquêtes sur les affaires de blanchiment de capitaux, en adéquation avec le profil de risques de Monaco, et l’amélioration de la transparence financière ».
Le mandat du secrétariat permanent, qui est l’organe technique, administratif et opérationnel permanent de ce comité, a été adopté à l’unanimité. Il s’agit d’« une cellule interministérielle qui coordonne la mise en oeuvre par chaque entité de la stratégie nationale en assurant la transversalité des échanges et le suivi des travaux ». Pas question de relâcher les efforts : Didier Guillaume a rappelé que Monaco dispose désormais de 18 mois pour combler les attentes de Moneyval. Il a donc demandé la poursuite de la mobilisation de toutes les équipes concernées.



