Le 15 mars 2015, les Monégasques devront élire les quinze membres du conseil communal pour les quatre années à venir. Franck Nicolas, responsable des installations sportives de l’AS Monaco depuis 10 ans et actuel président de Synergie monégasque, a décidé de mener une liste.
Ni coups bas, ni attaques personnelles, ni conflit… Résolument motivé, mais pas va-t-en-guerre, Franck Nicolas, 55 ans, a décidé d’être tête de liste aux prochaines élections municipales, en mars 2015(1). Ce responsable des installations sportives de l’AS Monaco depuis 10 ans, affrontera à coup sûr Georges Marsan, qui briguera un quatrième mandat. L’actuel président de Synergie Monégasque (SM), l’assure. La mairie, institution, « apolitique », « n’est pas un combat. » Pas question donc de tirer à boulets rouges sur l’équipe municipale en place. « Le syndrome de la politique de critiquer tout ce que réalise la partie adverse n’est pas du tout ma philosophie. Je ne reproche rien à Georges Marsan. De nombreuses choses ont été réalisées dans le domaine social notamment, et elles sont tout à fait bénéfiques. J’ai du respect pour ce qui a été fait. Je veux être élu pour ce que je suis, ce que je propose, et non parce que j’ai été meilleur dans la critique, explique-t-il. Je ne suis ni un adepte des coups bas, ni quelqu’un qui va au conflit. On a eu suffisamment de mauvais exemples durant la campagne électorale des élections nationales pour ne pas en rajouter… » Bref, pas question de chicaner ou de se quereller. Si Georges Marsan est réélu, « ce sera le choix des Monégasques. Respect, assure-t-il. Nous serons sûrement déçus, mais pas affectés, car nous aurons conduit une campagne propre. Nous ferons cependant le maximum pour convaincre. »
Proximité
Une certitude : ce désir de se présenter aux suffrages des Monégasques, Franck Nicolas l’a en lui de longue date. « Me présenter à la mairie est quelque chose que je ressens, et dont j’ai envie depuis très longtemps. Je pense que c’est le moment. Beaucoup de mes concitoyens — connaissances et amis — m’ont encouragé à les représenter à travers une liste. » Quant aux idées phares qu’il défendra ? « Il est un peu tôt pour les dévoiler, dit-il, mais nous aurons un regard neuf. C’est une autre proposition que nous ferons aux Monégasques. La proximité sera au coeur de notre action. Ce terme a un vrai sens chez moi. La même proximité que j’applique dans ma vie associative, j’aimerais l’appliquer à la mairie. » A huit mois des échéances électorales, Franck Nicolas a déjà su s’entourer. Actuellement, environ 38 personnes envisageraient de se présenter à ses côtés. De tous horizons : « Dentistes, avocats etc. » Le choix final des 15 colistiers va se faire « naturellement », assure-t-il. « Politiquement, ces personnes sont issues de diverses sensibilités politiques. Il y a un vrai brassage. Dès le mois de septembre, nous présenterons un candidat par semaine dans la presse. »
Démissions
Histoire que tout soit limpide, Franck Nicolas l’assure : il quittera la présidence de Synergie monégasque avant les échéances électorales. Pas question en revanche de s’éloigner tout de suite de la franc-maçonnerie. Il ne quittera ses fonctions de Grand secrétaire de la Grande loge nationale régulière de la Principauté de Monaco (GLNRPM) qu’après son (éventuelle) élection à la mairie. « Dans nos statuts, la fonction d’élu est incompatible avec celle de membre du bureau de la Grande loge. » Et si on lui reproche de s’appuyer sur le réseau franc-maçon pour capitaliser des voix, lui, répliquera par les chiffres. « La GLNRPM compte 250 membres, dont 24 Monégasques seulement… » Reste à savoir qui le remplacera à la présidence de Synergie monégasque ? « Ce n’est pas déterminé encore. Nous n’avons pas véritablement la culture du leadership à SM… Nous sommes véritablement un groupe de réflexion. Nous déciderons en temps voulu. »



