© Photo Eric Mathon/Palais Princier.A l’occasion du cinquantenaire de la constitution de 1962, le prince Albert a prononcé le 17 décembre une allocution en la salle du Trône du palais. Entouré de son épouse, la princesse Charlène, de la princesse Caroline de Hanovre et de plusieurs personnalités, parmi lesquelles, les conseillers de gouvernement, le directeur des services judiciaires Philippe Narmino, l’archevêque de Monaco Mgr Barsi, ou encore le président du conseil de la couronne Michel-Yves Mourou, le chef d’Etat monégasque a rappelé l’importance de ce texte et de celui qui l’a précédé. « La Constitution de 1911 dotait notre pays d’un cadre juridique et politique novateur. Nombre des principes alors édictés régissent toujours la Principauté. Bien évidemment, les institutions ont été adaptées, en un siècle, aux évolutions, tant par la Constitution de 1962 que lors de sa révision, le 2 avril 2002, dans la perspective de l’adhésion de notre pays au Conseil de l’Europe. La constitution de 1962 complète le dispositif institutionnel de 1911 et consacre l’Etat de droit », a indiqué Albert II. Avant d’énumérer les principes et les symboles officiellement consacrés par cette constitution : « La religion d’Etat, fondement de nos relations particulières avec le Saint Siège, le pavillon national, la langue officielle. » Un texte qui a également consacré l’abolition de la peine de mort, le droit de vote et l’éligibilité des femmes monégasques pour les élections nationales, mais aussi le partage de la fonction législative entre le prince et le conseil national. C’est en effet grâce à cette constitution, que le parlement monégasque obtient un véritable statut d’assemblée élue exerçant des compétences législatives et budgétaires. Autre avancée du texte : la consécration de « droits sociaux et économiques tels que la liberté du travail, l’aide aux plus faibles et démunis, l’instruction gratuite et obligatoire, l’action syndicale, le droit de grève, la liberté d’association », a rajouté le prince Albert. Avant de conclure : « La force de la Constitution de 1962 réside, me semble-t-il, dans l’harmonieuse synthèse qu’elle réalise des principes traditionnels de la monarchie et des acquis du droit public contemporain. La Constitution de 1962 est moderne en ce qu’elle oblige toute autorité, fut-elle suprême, tout acte, fut-il souverain, au respect de la constitution et du droit. »
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