Risque de noyade ou d’allergie pour les plus petits, plongeons qui finissent à l’hôpital… Revue des dangers à éviter pour s’amuser tout l’été dans les piscines publiques ou privées.
Comment éviter les risques de noyade des petits??
Depuis 2006, la loi française oblige tous les propriétaires de piscines privées à s’équiper de dispositifs de sécurité pour parer aux risques de noyade des enfants. La loi donne le choix entre plusieurs équipements?: barrières clôturant les abords du bassin, volet roulant couvrant la piscine, abris ou alarme. Selon les données de la CSC (Commission de sécurité des consommateurs), seulement 60 % des piscines privées seraient « efficacement sécurisées » à ce jour. Si les constructeurs intègrent systématiquement ces équipements aux nouveaux chantiers, les propriétaires de piscines existantes rechignent encore à mettre la main à la poche. « Quand les gens prennent conscience du danger, c’est souvent trop tard, plaide Laurence Pérouème, présidente de l’association Sauve qui Veut (1) qui rassemble les parents victimes de ces accidents. Pourtant, laisser une piscine sans protection, c’est comme autoriser son enfant à jouer au bord d’une autoroute?! Quelques secondes suffisent pour qu’il se noie et moins de trois minutes pour qu’il décède. »
Le choix de l’équipement de protection est également régulièrement remis en cause. Beaucoup de propriétaires optent pour les alarmes, moins visibles et moins coûteuses (quelques centaines d’euros contre plus de mille euros pour un volet ou une barrière). Mais aussi moins fiables. En 2008, cinq alarmes ont été retirées du marché français et d’autres dispositifs comme les alarmes à immersion restent encore sujettes à caution. « Même si les fabricants ont fait de réels progrès, les alarmes restent pour nous des équipement de complément, explique Laurence Pérouème. Elles avertissent du danger mais ne suffissent souvent pas à l’empêcher. »
Comment ne pas (trop) rater ses plongeons??
L’air de rien, les sauts acrobatiques de plongeoirs comptent parmi les accidents les plus courants des adeptes de piscines. Chaque année aux USA, 6?500 jeunes de 10 à 14 ans finissent dans un service d’urgence après avoir mal négocié leur saut de l’ange. Pire?: 8 blessures sur 10 se font sur des plongeoirs de moins d’un mètre de haut et à la suite de sauts arrière (la tête heurtant le plongeoir). Les experts américains plaident depuis plusieurs années pour la mise en place de plongeoirs moins rigides et d’affiches signalétiques préventives. Sans grands effets, d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique…
Le chlore est-il un facteur de risque de l’asthme??
La question préoccupe les parents qui veulent faire barboter leurs bébés dans l’eau des piscines. Si les scientifiques ont longtemps vanté les vertus des programmes de « bébés nageurs » – la pratique de la natation développant les capacités respiratoires et ayant un effet protecteur contre l’asthme, de plus en plus d’experts s’interrogent sur cette initiation précoce. Fin 2010, l’Office allemand pour l’environnement a même déconseillé à tous les enfants en bas âge dont les parents auraient des terrains allergiques ou de l’asthme de fréquenter les piscines. Argument invoqué?: la concentration de chlore fragiliserait les voies respiratoires des plus jeunes. Plusieurs études épidémiologiques européennes ont en effet montré une recrudescence de complications respiratoires – notamment d’asthme – chez des ados accrocs de piscines. Pour l’heure, les experts français recommandent d’éviter la natation aux enfants qui ont déjà fait des bronchiolites.
(1) www.sauvequiveut.asso.fr
Internet 2.0 pour traquer les virus de ses voisins??
Ça devrait être possible dès le mois de juillet aux Etats-Unis grâce au nouveau – et très convivial – site « sickweather ». Puisant ses informations dans les données publiques de Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux, le site pourra vous informer des rhumes, virus et désagréments contagieux dont souffrent vos contacts et voisins. Selon son créateur, cet outil pourrait notamment servir aux parents pour décider de ne pas emmener leurs enfants avec eux lors de certaines sorties. A quand des réseaux de caméras thermiques consultables avant de faire ses courses??
Nouveaux soupçons sur les crèmes solaires
Le magazine américain Consumer Reports et l’association EWG (Environmental working group) viennent de mettre en cause la présence de dérivés de la vitamine A présents dans de nombreuses crèmes solaires. Selon les deux sources, ces composés (principalement le palmitate de rétinyle) pourraient accélérer le développement de cellules cancéreuses quand ils sont utilisés sur la peau. L’EWG cite plusieurs études publiques américaines. Les spécialistes se refusent pour l’instant à relayer ces accusations. Les données alarmantes ne proviendraient en effet que d’analyses sur modèle animal.
La « diététique-parano », le meilleur des régimes??
La moindre feuille de salade vous donne des frissons rien qu’à imaginer les calories qu’elle pourrait cacher?? Vous êtes sûrement dans le vrai?! Une équipe de chercheurs de l’Université de Yale, aux USA, vient de montrer que l’idée que l’on se fait de la teneur calorique des plats contribuerait à réguler certaines hormones clés de notre appétit. Pour s’en convaincre, les scientifiques ont proposé un milkshake à une cinquantaine de patients, annoncé comme une boisson amaigrissante à certains et comme une boisson gourmande à d’autres. Ils ont ensuite mesuré les taux de ghréline – une hormone clé dans la régulation de l’appétit. Ladite ghréline a significativement baissé chez les patients consommant la « boisson gourmande ». Bienvenue dans un monde calorico-parano??