lundi 16 février 2026
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Maladie, handicap : comment voyager cet été ?

Publié le

www.voyagemedicalsante.com

Séjours assistés, infirmiers à l’autre bout du monde, établissements adaptés : une agence de voyage (1) propose depuis mars des formules entièrement conçues pour patients malades ou handicapés — trop souvent privés de la possibilité de voyager. Explications avec Grégory Catteau, co-fondateur du site.

Monaco Hebdo : Comment est venue l’idée du site ?
Grégory Catteau : De notre pratique d’infirmier en libéral, que je partage avec Noan, l’autre fondateur de l’agence. Pendant des années, nous avons vu des patients incapables de partir faute de trouver une agence capable de gérer les soins à distance ou à cause de frais d’assurance prohibitifs.
Beaucoup d’assureurs craignent les risques de décompensation et les coûts de rapatriement qui peuvent vite se chiffrer à 30?000 ou 40?000 euros. On a voulu créer une alternative pour ces personnes qui, en plus de la lutte contre leur maladie, se retrouvent privés de la possibilité de voyager…

M.H. : A quels types de patients s’adressent vos offres ?
G.C. : Clairement à toute personne ayant besoin d’un encadrement médical à distance — qu’il s’agisse d’un infirmier pour faire des injections, d’une assistance en continu pendant le temps du séjour ou juste d’un cadre de villégiature adapté. Il peut s’agir de patients qui se remettent d’opérations, sont sous traitement ou ont une mobilité réduite… Nous avons conçu plusieurs formules pour couvrir ces différents besoins. Nous proposons des séjours dans des établissements équipés pour l’accueil des personnes à mobilité réduite ou santé fragile. Avec toilettes adaptées, accès facilité aux ascenseurs… Nous pouvons également identifier des infirmiers sur les lieux de vacances et organiser la continuité des soins à distance ou même accompagner le patient tout le long de son séjour s’il a besoin d’une assistance continue. On propose alors un accompagnateur soignant qui connaît le pays ou la langue, et qui peut s’appuyer notre plateforme téléphonique d’assistance 24h/24 en prime. Nous avons également une formule destinée aux aidants, qui ont aussi souvent des difficultés à quitter leurs proches et s’évader… Nous organisons leur séjour et mettons en place gardes et télésurveillances pendant leur absence… Tous ces offres sont construites sur mesure en fonction de l’état de santé, des envies et du budget de chacun…

M.H. : Comment évaluez-vous justement l’état de santé des patients avant le départ ?
G.R. : Organiser ce type de voyage représente une logistique de soins où rien ne peut être laissé au hasard. Nous avons donc mis au point une procédure très sécurisée. Chaque patient commence par remplir un questionnaire sur son état de santé et ses traitements en cours. Le dossier est ensuite complété par une aptitude au voyage délivrée par le médecin traitant. A la réception du dossier, notre médecin conseil spécialiste de voyages expertise la demande du client et peut réclamer des compléments d’informations. Cette procédure permet de proposer la destination et la formule de voyage la plus adaptée et la mieux sécurisée.

M.H. : En terme de coûts, comment se définissent vos offres ?
G.R. : Nos formules valent pour tous les budgets puisqu’elles sont conçues sur mesure… Il est difficile de donner des budgets moyens. Mais à titre d’exemple, on peut citer une semaine à Marrakech tout compris dans un hôtel adapté pour un peu plus de 500 euros ou une semaine à New York en quatre étoiles avec un infirmier qui voyage et accompagne le malade en permanence pour moins de 4?000 euros.

M.H. : Existe-t-il aujourd’hui de plus en plus d’établissements et labels touristiques qui proposent des structures adaptées aux malades ?
G.R. : Il existe un label « handicap » en France délivré à certains hôtels qui disposent d’aménagements particuliers en terme d’accessibilité. Dans d’autres pays, on trouve des menus « spécial diabétique » dans des restaurants. Mais ces initiatives restent encore limitées et ne couvrent pas toutes les destinations. On espère bien qu’une agence comme la nôtre pourra aider à développer une offre d’équipements adaptées de plus en plus étoffée.

(1) http://www.voyagemedicalsante.com.

Le mélanome, maladie des moins de 40 ans ?
C’est la conclusion d’une étude d’experts américains de la fameuse Mayo clinic aux Etats-Unis. Les chercheurs ont évalué le nombre de cas de cancers cutanés chez les 18-40 ans entre 1970 et 2009. Durant la période, l’incidence du mélanome aurait été multipliée par huit chez les jeunes filles et par quatre chez les jeunes hommes. Pour les auteurs de l’étude, le principal facteur à l’origine de ces cancers reste l’utilisation des cabines de bronzage.
La Grande-Bretagne inaugure sa première biobanque
Riche des données physiologiques et génétiques de près de 500 000 citoyens de sa grâcieuse majesté, la banque doit servir de centre de ressources aux chercheurs du monde entier pour conduire des études sur l’origine ou le caractère génétique des pathologies. Plus de mille données sont renseignées pour chaque volontaire : de l’usage du portable à la densité osseuse. Les responsables de la banque — unique en son genre — comptent enrichir leurs références avec IRM et même bientôt données recueillies par bracelets électroniques portés par les bénévoles.
Prescriptions médicales de vélo à Strasbourg
Soucieuse de valoriser son exceptionnel circuit de voies cyclables, la mairie de la capitale alsacienne projette d’offrir un an d’abonnement au vélo libre service local (le Velhop) sur présentation de prescription médicale. Le service pourrait être proposé aux patients souffrant de diabète, hypertension, obésité ou pathologies cardiovasculaires. L’expérimentation réunit déjà une cinquantaine de médecins volontaires et pourrait démarrer dès septembre.

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