vendredi 17 avril 2026
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Internet menace-t-il vraiment nos ados??

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ados devant internet
© Photo D.R.

Près de 80 % seraient connectés régulièrement sur Facebook. Si les parents s’inquiètent, plusieurs études tendent à montrer que le Net… contribuerait à épanouir les jeunes?! A condition d’être bien encadré. Eclairages…

Pour des millions d’ados, la rentrée des classes rime avec smartphones et réseaux sociaux mis à contribution pour échanger avec les potes, parler des cours ou des sorties à venir… Au grand dam de parents dépassés par une invasion de plus en plus massive d’écrans devenus le quotidien de leurs têtes blondes. Selon l’étude HBSC menée dans plus de 40 pays (dont la France) et rendue publique la semaine dernière, 22 % des garçons et 31 % des filles utiliseraient quotidiennement réseaux sociaux et smartphones pour communiquer avec leurs amis à l’entrée… au collège?! A l’arrivée au lycée, 46 % des garçons et 65 % des filles seraient concernées. Aux USA, 80 % des ados seraient d’ores et déjà inscrits sur Facebook… De quoi inquiéter et redouter un isolement social grandissant?? Pas forcément selon les récentes recherches conduites sur le sujet.

Pas des geeks
Contrairement aux idées reçues, les jeunes ne sont pas des « geeks » invétérés qui écument tous les réseaux sociaux. S’ils plébiscitent en masse Facebook, ils laissent volontiers Tweeter à leurs aînés. Une récente enquête aux USA montrait que 16 % seulement s’y déclaraient inscrits. De même, chats instantanés et emails sont déjà « has been ». Les jeunes leur préfèrent les échanges vidéos?: 34 % des 12-13 ans en seraient adeptes Outre-Atlantique et 13 % des 12-17 ans publient leurs vidéos en ligne… Quand à la fameuse « dépendance à internet », concept aux contours encore flous, elle ne concernerait que 2,6 % des jeunes en France selon l’Institut suédois de prévention du suicide (contre 12 % des jeunes en Israël et près de 5 % en Allemagne).

Lien social renforcé
Surtout, l’usage d’écrans et de réseaux sociaux ne couperait les jeunes ni du réel ni de leurs amis. Au contraire?: selon l’étude HBSC, 14,5 % des jeunes de 11 ans en 2010 sortaient au moins quatre soirs par semaine contre 10 % en 2006. 93 % des collègiens disent avoir au moins trois vrais amis proches et revendiquent une vie sociale épanouie. Le nombre de collégiens repliés sur eux mêmes, sans amis connus, est lui stable depuis 2006 à 2 %. « Ces types de réseaux peuvent fragiliser des jeunes déjà isolés, mais ils contribuent avant tout à renforcer le lien social au sein de ces générations », explique Marie-France Le Heuzet, pédopsychiatre à l’hôpital Robert Debré de Paris et auteur de Les écrans et nos enfants (éditions Josette Lyon). Le constat est souligné par une étude conduite à San Francisco auprès de plus de mille jeunes. 51 % affirment préférer passer du temps entre amis en réel et 36 % disent même rêver d’un monde… où Facebook n’existerait pas?!
L’enjeu pour les parents n’est donc pas tant d’interdire que d’encadrer cette consommation continue d’écrans. Pas facile pour des adultes parfois absents, souvent dépassés.

Manque de sommeil
L’étude HBSC atteste d’une réduction significative du temps moyen de sommeil des collégiens les plus accros aux réseaux sociaux et smartphones. Plus inquiétant, l’étude de San Francisco montre qu’en 2010 déjà, 45 % des jeunes avouaient cacher à leurs parents une partie de leurs activités sur le Net, en effacant les historiques. Selon les experts, ils seraient bien plus nombreux aujourd’hui… « Il ne faut pas que ces écrans se transforment en repères clivants au sein des familles. Entre des enfants qui s’enferment dans leurs chambres et des parents qui évitent le sujet, se sentant moins à l’aise face à ces outils. Ou pire?: qui ouvrent des comptes Facebook pour surveiller leurs ados en cachette, explique Marie-France Le Heuzey. Il faut au contraire y trouver des espaces de conversation au quotidien et de partage. Ces études montrent que nos écrans peuvent aussi être une belle opportunité pour cela… »

Le Bubble tea bientôt interdit en Allemagne??
La boisson originaire de Taïwan agrémentée de perles de tapioca a été l’un des succès de l’été sur les plages et terrasses. Elle pourrait pourtant bientôt être interdite outre-Rhin. Les autorités allemandes s’inquiètent des risques d’étouffement chez les enfants liés aux perles — même si aucun cas n’a été signalé. Les doutes viennent d’être renforcés par la publication d’une étude de chercheurs allemands qui auraient trouvé des traces de PCB, jugé toxique pour la santé, dans plusieurs billes de tapioca en provenance de Taïwan. A suivre…
3 % des applications mobiles dédiées à la santé
Le recensement vient d’être rendu public par la site de référence MobilehealthNews qui a comptabilisé 13?700 applications dans le monde destinées à la santé et au bien-être. 16,2 % d’entre elles concernent la surveillance des pathologies cardiaques, 14 % celui des régimes alimentaires, 10,4 % la gestion du stress et 5,4 % la santé mentale. Les analystes parient sur le développement d’un nouveau type d’applications plus fonctionnelles qui permettront de prendre rendez-vous avec un médecin ou gérer directement les suites d’une intervention chirurgicale.
Votre regard trahit-il vos préférences sexuelles??
En partie, à en croire de récents travaux de chercheurs de la célèbre université de Cornell aux Etats-Unis. Les scientifiques ont mesuré avec minutie la dilatation des pupilles de quelques 345 volontaires visionnant des vidéos érotiques. Sans surprise, les hommes hétérosexuels ont des pupilles plus dilatées à la vue des femmes et ceux homosexuels à celle des hommes. Par contre, les femmes hétérosexuelles réagissent aussi bien à la vue des hommes que des femmes. Pas de panique par ailleurs?: ladite dilatation des pupilles ne se perçoit pas directement pas des yeux non initiés…

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