samedi 18 avril 2026
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Quand l’amour fait mal

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Le tribunal a jugé, mardi 20 mai, deux dossiers de violences volontaires liés à des querelles amoureuses.

La nuit, l’alcool, des amours déçus et une ambiance festive qui vire au tragique. Deux affaires de violences volontaires, jugées mardi dernier en première instance, présentaient quelques points communs. Le 26 mai 2013, Matthias, 28 ans, supervise une soirée organisée dans le cadre du Grand Prix sur la terrasse extérieure d’un hôtel du Larvotto. Il y croise son ex-compagne. Sa nouvelle partenaire, Laura, 26 ans, le rejoint plus tard dans la nuit.

Amabilités
Tout au long de la soirée, les deux jeunes femmes se provoquent et échangent quelques amabilités (insultes, doigts d’honneur, crachats et coup de coude dans les toilettes de la part de l’ex). La situation finit par dégénérer. Selon les témoins, Laura donne deux « coups de poing » à sa rivale, « des claques » d’après elle. « C’était de la légitime défense », a clamé Laura, qui dit avoir été agressée en premier. Matthias, lui, est soupçonné d’avoir violemment poussé au sol son ex-copine à la sortie de l’hôtel. Un fait qu’il conteste en partie. Me Yann Lajoux, conseil de la partie civile, a réclamé 5 000 euros d’indemnités à titre de provision. « On aurait pu se croire dans une cour de récréation tant les faits sont affligeants. On ne peut pas retenir la légitime défense. Il aurait fallu pour cela qu’il n’y ait pas d’autre issue que de riposter », a indiqué l’avocat général Michaël Bonnet en requérant 400 euros d’amende avec sursis à l’encontre des deux prévenus. « J’ai l’impression de prendre la moitié d’un dossier, totalement dépourvu de contrepoids », a fustigé Me Charles Lécuyer qui a plaidé la relaxe de ses clients. L’avocat a réaffirmé que Laura avait été victime de coups et de brimades. « Elle ne les a pas laissés tranquille de la soirée », a-t-il dit. La décision sera rendue le 3 juin.

« Trahison »
Le dépit amoureux s’est aussi invité dans un autre procès. Celui de Claudio, jeune homme d’affaires italien. Le 2 février dernier, il passe la soirée dans un établissement de nuit du Larvotto. A plusieurs reprises, le nouveau compagnon de son ex-copine passe devant lui. Claudio considère cela comme une provocation. Il connaît bien le garçon. Tous deux ont travaillé sur un projet de business musical qui n’a pas abouti. Pendant que l’affaire prenait forme, Claudio s’est en effet rendu compte que son ex le trompait avec ce collaborateur. Il a même évoqué une « trahison » à la barre. A la sortie de l’établissement, sur le parvis du Grimaldi Forum, l’Italien assène deux coups de poings à son rival et lui fracture le nez. S’il reconnaît avoir « pété les plombs », il ne « regrette qu’en partie » son geste. Pour le ministère public, qui a requis huit jours de prison avec sursis, il s’agissait d’une « réaction d’orgueil sur fond d’alcoolisation importante. » « Ce dossier est une nouvelle démonstration que jalousie et alcool ne font pas bon ménage », se désole Me Frank Michel qualifiant d’« imbécile » l’acte de son client. « Dans cette altercation, c’est le moins soûl qui a gagné. C’est mon client. Le dépit amoureux a une part importante dans cette affaire », a-t-il déploré. Claudio a été condamné à huit jours d’emprisonnement assortis du sursis.

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