samedi 18 avril 2026
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Il cultivait ses joints

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Un fonctionnaire, qui cultivait du cannabis sur le balcon de son appartement, était cité à comparaître mardi matin.

Six à sept plants de cannabis d’une hauteur d’un mètre. C’est ce que le prévenu, qui comparaissait mardi devant le tribunal de première instance, cultivait, entre 2008 et 2010, sur le balcon de son appartement en principauté. Au cours de la perquisition à son domicile, la police monégasque a mis la main sur une importante quantité de matériel servant à la production de la drogue. « Vous possédez l’attirail du parfait petit dealer », s’est exclamé le président du tribunal, Florestan Bellinzona, en détaillant les objets récupérés chez le membre de la fonction publique. Un dealer qui n’en était pas un, selon les explications du prévenu, de nationalité monégasque.

« En situation de survie »

« Je ne nie pas le caractère illégal de cette activité mais il n’était pas question d’avoir un réseau et de le fournir », dit-il, en indiquant avoir fumé un joint par jour entre 2008 et 2010. L’homme a alors expliqué les raisons de cette culture de cannabis. « J’étais en situation de survie car je traversais une période très difficile. Je soutenais ma mère qui, après une forte dépression, souffrait d’alcoolisme chronique. J’étais seul pour la soutenir, je faisais des allers-retours entre mon travail et l’hôpital. Il m’était impensable de me servir un verre en rentrant chez moi. C’était un surmenage nerveux qui devenait étouffant », a affirmé le prévenu. Et d’ajouter?: « J’ai choisi un palliatif qui n’était pas le bon mais il m’aidait à survivre ». Le président a rappelé l’existence « d’autres thérapies » avant d’interroger le fonctionnaire sur sa consommation actuelle de cannabis. « Elle est nulle. J’ai arrêté dès lors que j’ai été perquisitionné. Je ne suis pas en manque », a répondu le prévenu. Le procureur général a requis trois mois de prison avec sursis et la confiscation des objets saisis. Pour Me Sarah Filippi, qui défendait le fonctionnaire, « la page a été tournée ». L’avocate a demandé « une condamnation symbolique ». L’homme a finalement écopé de deux mois de prison avec sursis assortie d’une amende de 1?000 euros.

Vol chez Zara?: 1000 euros d’amende avec sursis
Deux jeunes femmes âgées de 19 ans, dont l’une de nationalité philippine, ont comparu à la barre pour avoir soustrait, en septembre 2010, des vêtements au sein de la boutique Zara. Le préjudice était estimé à près de 580 euros. Après s’être enfermées dans une cabine d’essayage, les deux prévenues avaient dissimulé plusieurs vêtements dans leurs sacs à main, qui comportaient un double fond. Elles en avaient soigneusement découpé les anti-vols et les avait laissé dans les poches d’un jean resté dans la cabine. Mais une vendeuse avait remarqué leur manège et les deux complices avaient ainsi été interpellées à la sortie du commerce. Si elles ont reconnu les faits et finalement payé les vêtements, les jeunes femmes ont affirmé « avoir agi sous la pression d’autres jeunes femmes ». Celles-ci leur avaient indiqué qu’il était « facile » de voler chez Zara en principauté. « Si on ne le faisait pas, elles seraient venues encore nous provoquer », a soutenu l’une d’elles, étudiante en droit. Le procureur général a qualifié de « légende urbaine », le fait de « voler chez Zara et repartir tranquillement ». « Rien ne les empêchait de les acheter et de dire aux autres qu’elle les avait volés », a-t-il ajouté en demandant 600 euros d’amende pour chacune des deux prévenues. Ces dernières ont été condamnées à une amende de 1?000 euros avec sursis.

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