Il aura fallu treize ans de négociations et deux années de processus parlementaire pour aboutir. En France, le 31 mars 2026, l’Assemblée nationale a ratifié l’accord qui encadre la gestion de la ligne ligne ferroviaire Coni-Breil-Vintimille, mettant ainsi un terme à un long cycle engagé pour remplacer un texte de 1970. Signé le 12 avril 2024 à Milan, validé par le Parlement italien en mars 2025, ce texte aura donc mis près de deux ans à franchir toutes les étapes institutionnelles. Un délai que les autorités françaises assument partiellement, le ministre des transports, Philippe Tabarot, ayant promis une ratification rapide après la présentation du projet de loi, début février 2026. Ce nouveau cadre juridique règle avant tout les relations financières entre la France et l’Italie sur cette ligne stratégique, notamment dans la vallée de la Roya. Il introduit un mécanisme de partage des coûts fondé sur l’utilisation réelle de l’infrastructure : chaque État contribuera au prorata du trafic de ses trains, avec un plancher fixé à 25 % dès qu’il fera circuler des convois sur cette ligne ferroviaire. À défaut de résoudre l’ensemble des difficultés, cette ratification est présentée comme un signal positif dans les relations franco-italiennes. Elle intervient à l’approche d’une nouvelle réunion du comité frontalier du traité du Quirinal, qui a pour objectif de structurer cette coopération bilatérale.
Trains : l’accord franco-italien sur la ligne Coni-Breil-Vintimille est ratifié
par Clément Martinet
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