D’un pays à l’autre, la parité n’a pas la même définition. Pour sensibiliser les enfants à l’égalité des sexes, pour la première fois, un concours international « Au cœur des mots » a été lancé en octobre 2012. Les écoles primaires de 19 pays où le français est enseigné ont ainsi eu un an pour écrire un conte sur ce qui représente une situation d’inégalité homme/femme. Les élèves âgés de 10 à 13 ans devaient obligatoirement ajouter un élément de leur culture ou leurs croyances. Une belle initiative lancée par les Femmes Leaders Mondiales Monaco. D’autant que, pour départager les histoires réalisées par les enfants, cette association a fait appel à un jury de choix. Bernard Werber, Antoine de Maximy, Michèle Cotta, Patrick Poivre d’Arvor ou encore Jacques Salomé ont, entre autres, lu et sélectionné les meilleures histoires. « Le premier épisode que j’ai tourné de « J’irai dormir chez vous » se passait au Mali. Alors que je demandais à un instituteur pourquoi sa femme n’était pas allée à l’école, il m’a répondu qu’elle n’en avait pas besoin. Heureusement, aujourd’hui les mentalités changent et c’est grâce à des opérations comme celle-ci », jugeait l’animateur télé, Antoine de Maximy, lors de la remise des prix au Fairmont, le 20 mars. « Faire changer les mentalités, ce n’est pas facile. Je trouve intéressant que l’association ait choisi le conte car il a un pouvoir politique et qu’il suscite l’identification du groupe. Dans ces textes, j’ai lu beaucoup de drames politiques, sociaux, traditionnels, on sent des jeunes qui ont envie de bâtir un monde meilleur », ajoute l’écrivain à succès Bernard Werber.
Au final, les grands gagnants de la compétition sont le Sénégal pour « La famine au village de Saré Bafé », la France avec « Le rêve de Juliette » et enfin le Mali pour « Adja, la perle de Walabahou ». Mais toutes les histoires ont été éditées par le Cherche Midi dans le recueil « Au cœur des mots ». Cette expérience a par ailleurs permis de remonter le niveau des classes dans la langue de Molière, de donner le goût de l’écriture aux enfants et de susciter une vraie prise de conscience. //M.B.
Si l’égalité m’était contée
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