Les deux collèges du comité de coordination et de suivi de la stratégie nationale de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive et la corruption se sont réunis le 10 juillet 2024, sous la présidence du ministre d’Etat, Pierre Dartout. Objectif : faire le point suite au placement de Monaco sur la liste grise du Groupe d’action financière (Gafi), le 28 juin 2024. Cet organisme, qui lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, a annoncé placer Monaco sur la liste grise de « surveillance renforcée ». Revenu de Singapour où il conduisait la délégation monégasque lors de la session plénière du Gafi, le conseiller-ministre pour l’économie et les finances, Pierre-André Chiappori, a reconnu que « la liste grise n’est pas une bonne nouvelle, mais le Gafi a néanmoins souligné les progrès significatifs effectués par la principauté. Il faut donc que l’ensemble des acteurs de la place impliqués dans ce mouvement poursuivent leurs efforts, afin que la sortie de cette liste grise soit actée à l’occasion de la session plénière du Gafi de juin 2026 ». Répondant à un certain nombre de médias qui estimaient que « Monaco serait épinglé pour des affaires de blanchiment de fraude fiscale à l’étranger », Pierre-André Chiappori a estimé que « c’est absolument faux. Ce qui nous est demandé est d’affiner notre cartographie des risques liés au blanchiment de fraude fiscale à l’étranger, en nous dotant d’une méthodologie plus précise ».
La marche à suivre pour satisfaire le Gafi et sortir de la liste grise du Gafi a aussi été évoquée et une stratégie a été déployée par l’Etat monégasque, comme l’a expliqué le conseiller-ministre pour l’économie et les finances : « Ce plan d’actions est relativement court dans son contenu et sa durée, ce qui est, là encore, un signe d’encouragement. Il concerne aussi bien la poursuite du plan de recrutement de l’Autorité monégasque de sécurité financière (AMSF) et le développement des demandes d’entraide internationale, que l’effectivité des sanctions et leur nombre ». De son côté, le ministre d’Etat, Pierre Dartout a plaidé en faveur de « l’instauration d’un dialogue permanent entre le gouvernement et les représentants de tous les secteurs d’activité impactés par cette procédure de suivi, afin de faire remonter les difficultés qui pourraient survenir à la suite du placement de la principauté sur liste grise ».



