lundi 16 mars 2026
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Le chiffre d’affaires de Monaco a baissé de 10% au premier trimestre, mais reste à haut niveau

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À l’occasion de la sortie du dernier Monaco en chiffres de l’Institut monégasque de la statistique et des études économiques (Imsee), son directeur, Alexandre Bubbio, a révélé les grandes tendances du premier trimestre 2024. Le chiffre d’affaires était en baisse, mais il dépassait les 20 milliards d’euros.

Comment se porte l’économie monégasque ? Alexandre Bubbio, directeur de l’Institut monégasque de la statistique et des études économiques (Imsee), a présenté avec ses équipes les grands chiffres de l’économie du pays pour le premier trimestre de l’année 2024 à l’occasion de la sortie de la dernière édition du Monaco en chiffres, fin juin 2024, au Monaco economic board (MEB). Selon lui, le commerce extérieur poursuit sa lancée, en atteignant près d’un milliard d’euros sur le premier trimestre 2024. Des résultats encourageants à ses yeux, qui prouvent que la part sur l’Union européenne (UE) diminue légèrement, mais reste majoritaire. Cependant, le chiffre d’affaires de la principauté était en baisse de 10 %. Pourtant, ce n’est pas aussi inquiétant qu’il n’y paraît.

En apparence, cette baisse de 10% du chiffre d’affaires de la principauté — qui dépasse tout de même les 20 milliards d’euros — fait tache sur les résultats de ce premier trimestre. Mais, à bien y regarder, c’est le deuxième plus haut résultat jamais réalisé à Monaco

Hauts résultats, malgré la baisse

En apparence, cette baisse de 10 % du chiffre d’affaires de la principauté — qui dépasse tout de même les 20 milliards d’euros — fait tache sur les résultats de ce premier trimestre. Mais, à bien y regarder, c’est le deuxième plus haut résultat jamais réalisé à Monaco, selon Alexandre Bubbio. La raison ? L’effet « prix ». Les résultats de chaque grand groupe d’activité (GSA) sont en effet disparates et, permis eux, le commerce de gros continue de diminuer, étant donné le recul de l’inflation. Sur ce secteur en effet, qui dépasse le milliard d’euros de chiffre d’affaires, l’effet « prix » compte pour beaucoup. Monaco en a bénéficié en 2022, au plus haut de l’inflation, puis les prix ont commencé à diminuer peu à peu en 2023, avant d’atteindre un niveau d’inflation proche de la normale en 2024, selon l’Imsee, Autre raison : la baisse dans le secteur des activités scientifiques, techniques et services administratifs et de soutien. Il s’agit du secteur qui emploie le plus de personnes à Monaco, principalement alimenté par la construction. Or, les grands chantiers commencent à se faire rare désormais. Les niveaux d’activité repassent donc à des niveaux plus classiques, souligne l’Imsee. Malgré tout, le chiffre d’affaires de ce secteur s’est rapproché des 861 millions d’euros au premier trimestre 2024, ce qui correspond au deuxième meilleur résultat de l’économie monégasque, indique l’Imsee. Pour Alexandre Bubbio, les baisses cumulées de ces deux secteurs compenseraient d’ailleurs l’ensemble de la baisse affichée par la principauté. Le chiffre d’affaires est donc en recul, mais il affiche toujours de bons résultats estime le directeur de l’Imsee, et s’inscrit dans une hausse de +57 % en dix ans. Logiquement, l’emploi continue, lui aussi, d’augmenter.

Le nombre d’emplois a fortement augmenté au premier trimestre 2024. Monaco compte 62 592 salariés, ce qui correspond à quasiment 3 000 emplois supplémentaires par rapport à l’an dernier (+ 4,8 %)

Quasiment 3 000 emplois supplémentaires

Le nombre d’emplois a fortement augmenté au premier trimestre 2024. Monaco compte en effet 62 592 salariés, ce qui correspond à quasiment 3 000 emplois supplémentaires par rapport à l’an dernier (+ 4,8 %). Si certains secteurs ont plus embauché que d’autres, comme l’intérim, l’information et la communication, la construction, l’hébergement et la restauration, l’emploi progresse à peu près partout, a expliqué Alexandre Bubbio. Seule la catégorie du personnel de maison affiche une légère baisse au premier trimestre, rapporte l’Imsee. Outre le nombre d’emploi enfin, le nombre d’heures travaillées a, lui aussi, progressé en parallèle. Le nombre d’heures travaillées est en effet passé de 24,5 millions sur la période précédent, à 26 millions, soit +5,1 %. La barre symbolique des 100 millions d’heures travaillées avait été franchie sur l’année 2023 dans le secteur privé, avec 103,3 millions d’heures travaillées cumulées.

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