Alors que Monaco Hebdo bouclait ce numéro le 15 octobre 2024, les élus du Conseil national devaient se prononcer dans la soirée sur le vote du budget rectificatif 2024. Après deux premières séances budgétaires qui se sont déroulées les 8 et 10 octobre 2024, le bilan est partagé. Sur les « gros dossiers », les conseillers nationaux sont clairement restés sur leur faim. A commencer par la restructuration du centre commercial de Fontvieille. Un dossier à propos duquel, pour ses tout premiers pas dans l’enceinte du Conseil national, le ministre d’Etat, Didier Guillaume s’est exprimé sans équivoque. « C’est ni fait, ni à faire », a-t-il critiqué, avant d’ajouter : cette affaire est « en difficulté administrative et juridique », sans en dire plus. Ce projet va-t-il se retrouver devant la justice ? Pour l’heure, impossible de l’affirmer, Didier Guillaume refusant d’en dire plus. On se souvient en tout cas que ce sujet faisait partie des raisons qui ont poussé les conseillers nationaux à refuser de voter le premier budget rectificatif 2024 de printemps, le 21 juin 2024.
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Et puis, il y a aussi le logement des Monégasques, qui constitue une autre thématique autour de laquelle les échanges ont été vifs. L’idée du lancement d’une « agence domaniale » suit son chemin, y compris dans l’esprit du gouvernement, ce qui a été apprécié par les élus lors de ces séances budgétaires.
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Tout comme la mise en place d’un plan stratégique de la mobilité, une autre idée portée par les élus. En revanche, les conseillers nationaux n’ont vraiment pas apprécié d’apprendre à la lecture du Journal Officiel de Monaco du 11 octobre 2024 qu’un appel d’offres allait être lancé pour la création du parking-relais de la Brasca. Un projet géant, estimé à 1,2 milliard d’euros, avec six à huit ans de travaux, qui prévoit 3 500 places de stationnement et une liaison mécanisée souterraine pour descendre jusqu’à une station qui sera construite entre l’îlot Pasteur et la place d’Armes. D’une capacité de 2 400 passagers, cette navette pourra transporter, à terme, jusqu’a 3 600 passagers. Le tout, sans éluder la possibilité de créer des lignes de métro et des stations supplémentaires en principauté, avec une ouverture vers les Alpes-Maritimes, histoire de laisser en suspens la possibilité d’un métro entre Nice et Monaco. Mais, au-delà du contenu de cet énorme projet, c’est le manque de transparence du gouvernement monégasque vis-à-vis des conseillers nationaux qui a, une nouvelle fois, été dénoncé par les élus. Avec l’espoir que les choses changent enfin, grâce à l’arrivée de Didier Guillaume.




