dimanche 19 avril 2026
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Suzuki Swift Allgrip : une citadine à l’épreuve des Alpes

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La nouvelle Suzuki Swift continue de séduire, et la version Allgrip ne déroge pas à cette règle. Proposée à partir de 18 990 euros, cette Swift a pour ambition de conquérir les amateurs de conduite en conditions difficiles. Essayée par Monaco Hebdo dans les Alpes, près de Grenoble, elle se positionne comme une option accessible pour ceux qui souhaitent allier praticité et aventure, sans se ruiner. Voici le test de Monaco Hebdo.

Depuis son lancement dans les années 2000, la Suzuki Swift a su s’imposer comme une référence dans le segment des citadines, avec plus de 200 000 exemplaires vendus toutes générations confondues. Son parcours est jalonné d’innovations, et elle a su évoluer, tout en conservant son ADN : une voiture agile, compacte et agréable à conduire, parfois même fougueuse dans sa version sportive. La présence de modèles à quatre roues motrices a toujours été un atout majeur, permettant à cette marque de se démarquer dans un marché où ces offres se raréfient. Avec sa version Allgrip, Suzuki réaffirme son engagement envers les budgets modestes tout en proposant une technologie moderne et un moteur micro-hybridé performant.

Suzuki Swift Allgrip
© Photo Suzuki

Plaisante

À première vue, la Suzuki Swift Allgrip ne se distingue pas des autres versions, si ce n’est par une garde au sol légèrement rehaussée de 25 millimètres. À l’intérieur, le design reste fidèle à l’esprit japonais, alliant simplicité et fonctionnalité, bien que l’ergonomie puisse être améliorée. Équipée de la transmission intégrale, cette version est conçue pour relever de nombreux défis, offrant une conduite stable tout en maintenant une consommation maîtrisée, avec moins de 6 l/100 km grâce à son moteur trois cylindres particulièrement efficient. Avec ses 82 chevaux, il entraîne sans difficulté cette Swift qui pèse un peu moins d’une tonne. Les montées en régime sont satisfaisantes et adaptées à la conduite urbaine. Bien qu’une vingtaine de chevaux supplémentaires aurait été appréciable pour les dépassements, les normes antipollution en ont décidé autrement. Le système à quatre roues motrices a largement évolué : il ne s’agit plus d’une transmission permanente, mais d’un système qui s’active principalement en cas de patinage ou de perte d’adhérence. Le viscocoupleur central engage les roues arrière uniquement lorsque les roues avant patinent. Cette Swift Allgrip offre une expérience de conduite plaisante et efficace, mais elle est davantage adaptée aux trajets quotidiens qu’aux véritables aventures hors des sentiers battus.

Suzuki Swift Allgrip
© Photo Suzuki

Séduisante

La Swift est la reine de la maniabilité en ville, grâce à ses dimensions compactes et à son rayon de braquage de 9,6 mètres pour un demi-tour. Elle se montre efficace au freinage et en appui, avec un comportement sain et rassurant. Avec sa garde au sol légèrement rehaussée, elle prend un peu de roulis, mais l’antipatinage s’assure que tout reste en ordre. Avec cette nouvelle déclinaison, Suzuki rend la mobilité en montagne accessible par tous les temps, avec un surcoût maîtrisé de 1 500 euros par rapport à la version deux roues motrices. À bord, l’écran tactile de 9 pouces propose des connectivités Android Auto/CarPlay sans fil et un GPS, alors que l’équipement inclut une caméra de recul, des feux de route automatiques et diverses aides à la conduite. La version « Privilège » ajoute des sièges chauffants et des jantes de 16 pouces. L’espace pour deux adultes à l’arrière est correct, et malgré la présence d’un différentiel, la capacité du coffre reste satisfaisante, avec 265 litres, pouvant accueillir une roue galette en option. Avec la disparition de la Fiat Panda, la Swift se retrouve devant un boulevard. Cette déclinaison séduisante pour ceux qui recherchent une citadine alliant praticité, confort et capacités tout-terrain modestes répond à leurs besoins. Pour les autres, son intérêt est limité, même si le surcoût est modéré et que ses principales qualités restent intactes. Il est dommage que la version « Allgrip » ne soit pas équipée d’une boîte automatique CVT. Cela lui aurait permis de cocher toutes les cases de la citadine idéale.

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