Ils sont jeunes, ils sont beaux et surtout, ils sont riches. Honteux hier, ils assument aujourd’hui pleinement ce qu’ils sont. Mieux. Ils s’affichent carrément. Et font dans la surenchère. Jusqu’à la sortie de route ?
« Sale fils de bourges ! ». Attention. Cette insulte n’est est plus une. Fini mai 1968. Désormais, plus de honte à être riche. Et à l’afficher. Ce que confirme Danakil, réalisateur du documentaire « Nappy » (un acronyme pour Neuilly, Auteuil et Passy), un film consacré à la jeunesse dorée et décomplexée des quartiers ouest parisiens, sorti en DVD en 2004 : « Avant, « fils de bourges », c’était l’insulte suprême. Et puis, depuis 2000, il y a eu un lent renversement. Avec la « sale gosse attitude » qui, peu à peu, s’est imposée. Des icônes de ce mouvement sont apparues. Comme Paris Hilton et Nicole Richie, les héroïnes déjantées de la série télé « Simple life », diffusée pour la première fois sur Canal+, au printemps 2004 ». La jeunesse dorée se réinvente. Et se vend. « Hell », le roman à succès de Lolita Pille, a tracé la voie, dès 2002. Publié chez Grasset, l’éditeur a vite flairé le bon coup. La présentation souligne la jeunesse de l’auteur (18 ans au moment de l’écriture) et sous-entend qu’il y a de la provocation à raconter les malheurs d’une riche « pétasse ». Dépenses folles, sexe, drogue, ennui… C’est le carton : 40 000 exemplaires vendus. L’année suivante, Thibault de Montaigu s’engouffre dans la brêche, avec son livre « Les anges brûlent », sorte de « Hell » au masculin. Bref, le mouvement est en marche.
« Il y a beaucoup de passerelles entre les Nappy et la jeunesse dorée monégasque »
Grégory Escure. Producteur du film Nappy
Un renversement qui prend aussi racine dans une lente évolution sociologique. A Paris, les faits sont sans appel : « Depuis cinquante ans, on assiste à une irrésistible déprolétarisation de la capitale et, simultanément, à son embourgeoisement. Entre les deux recensements de 1954 et de 1999, le pourcentage d’ouvriers, employés et personnels de services est tombé de 65 % à 35 %. Tandis que celui des patrons, artisans compris, cadres supérieurs et cadres moyens a grimpé de 35 % à 65 % », glisse Monique Pinçon-Charlot, directrice de recherche au CNRS, au laboratoire cultures et sociétés urbaines. Un phénomène qui s’explique également par la hausse des prix de l’immobilier qui a fait fuir les classes les plus modestes. Mais aussi par le tassement progressif des activités industrielles, au profit du secteur tertiaire. Pourtant, à Paris la pauvreté n’a évidemment pas disparue : « Un ménage sur vingt touche le RMI et plus de 10 000 SDF survivent sur le pavé », ajoute Monique Pinçon-Charlot.
« Punks friqués »
Résultat, la richesse n’est plus un tabou que l’on cache à tout prix. Au contraire. Désormais, exhiber son argent est devenu tendance. Danakil a travaillé plusieurs mois au contact de cette jeunesse dorée parisienne, qu’il a appelée « Nappy ». Il a assisté à quelques scènes hallucinantes : « J’étais en immersion totale avec eux. Le film se déroule sans voix off. Les jeunes expriment simplement ce qu’ils ressenten, devant la camérat. Un jour, on est allé jusqu’aux fontaines du Trocadéro. Eux en total look Gucci, Prada, Burberry, Chanel… Ils ont alors décidé de descendre ces fontaines habillés. Ce qui les a amusés un petit moment. Même s’ils ont dû cramer pour environ 15 000 euros de fringues en une après midi ! A 17 ans, ils peuvent aussi dépenser 5000 euros en une soirée. Au fond, tout ça, c’est pour eux un moyen de dire : on a du fric et on s’en fout ! Pour moi, ce sont des punks friqués. Ces jeunes ne sont rien d’autre que le fantasme de la société actuelle, qui est une société de consommation. Mais derrière ce fantasme, il y a aussi le désespoir de ceux qui ont tout. Il y a chez eux une vraie noirceur ».
Désormais, exhiber son argent est devenu tendance
Bien sûr, l’ouest parisien fait des émules. Grégory Escure, le producteur du film « Nappy », l’affirme : « Si, au départ, le terme Nappy renvoyait à une tribu confinée à l’ouest parisien, désormais on peut dire que la France entière a ses Nappy. Monaco n’échappe évidemment pas à la règle. Et puis, les Nappy parisiens vont aussi à Monaco. Pour eux, c’est un endroit glamour qu’ils adorent. Surtout que parfois, leurs parents ont des maisons ou des appartements sur la Côte d’Azur. Ou de la famille. Bref, il y a beaucoup de passerelles entre les Nappy parisiens et la jeunesse dorée monégasque ». Ringard Monaco ? « Pas du tout. Pour les Nappy, Monaco c’est top. Car ils n’ont plus honte que la Principauté soit associée avec le mot argent. Ils l’assument totalement ». Danakil va plus loin : « Un jeune monégasque friqué sera facilement accepté par les Nappy parisiens. Pas parce qu’il a de l’argent. Car ça ne suffit pas. Mais plutôt parce qu’il maîtrise les codes de la bourgeoisie. De plus, il sait quelles sont les marques branchées, quel type de bouteilles commander en boites… Bref, le monégasque sera vite intégré dans cette tribu qui, au fond, est aussi la sienne ».
« Ces jeunes ont un rapport étrange avec l’argent »
Danakil
Aujourd’hui, comme leurs semblables parisiens, les Nappy monégasques se montrent. « Je pense qu’ils sont entre 150 et 200 jeunes à tourner essentiellement dans des établissements comme le Zebra Square, le Karément ou le Jimmy’z. Au final, comme ils sont peu nombreux, il se connaissent presque tous », témoigne Cyrille Regottaz, le patron du Jimmy’z. Exemple avec Mélanie qui fête cette semaine ses 21 ans. Pour son cadeau d’anniversaire, elle hésite entre un trench Burberry rose à 1500 euros et le dernier sac Downtown de chez Yves Saint Laurent à 1600 euros. Et si Mélanie est surnommée par ses amis “Mel de Monte-Carlo”, elle porte aussi le surnom de “Beverly Hills”. Cette appellation caricaturale la poursuit depuis le lycée. C’est le nom que les monégasques un peu moins “jet set” donnent aux jeunes riches comme Mélanie.

En 2006, 149 conduites en état d’ivresse ont été constatées à Monaco
Pourquoi un tel surnom? “Parce qu’elle nous a toujours raconté qu’elle partait en vacances à Beverly Hills, elle reçoit 1000 euros de son père chaque mois et 1000 euros de sa mère rien que pour se fringuer à la mode. C’est difficile de ne pas être ironique quand on parle de jeunes comme elle”, confie un garçon de son entourage. La gente masculine n’échappe pas non plus à la comparaison avec le quartier huppé de Los Angeles. Il faut dire que les garçons de la jeunesse dorée roulent bien souvent dans des voitures de luxe dès leur permis en poche. Comme Alberto, un italien de 18 ans, qui conduit une Porsche offerte par son père. “Autre signe qui permet de repérer la jeunesse dorée, explique un garçon de café, c’est le mode de paiement. Il m’est déjà arrivé plusieurs fois de voir des jeunes qui veulent payer des pizzas avec un billet de 500 euros. Je leur demande alors de payer par carte, car je ne peux pas leur rendre autant de monnaie!”
« Vierge à 15 ans, ça craint »
Comme à Paris, en Principauté les marques font la loi. L’image avant tout. “Pourvu qu’il y ait la marque, c’est tout ce qui compte”, résume Jean-Thierry. Pour les garçons, la tendance se veut volontairement négligée et décontractée. Bref, un jean avec des trous, certes, mais un jean dont le prix se situe entre 250 et 500 euros, comme chez D-Squared, Corleone ou encore Diesel. “Les jeunes viennent chez nous à partir de 15 ans pour les jeans et les collections d’accessoires. La dépense minimum est de 150 euros”, explique Patricia, responsable de la boutique Diesel. Pour les filles, Dior fait parti des indispensables. “Elles ont entre 18 et 25 ans et viennent chez nous essentiellement pour les accessoires, les sacs et les bijoux fantaisie. La ligne Gaucho marche très bien avec elles. Comme ces jeunes filles ont des moyens assez importants, elles ne dépensent pas moins de 600 euros”, souligne Anne Bonhomme, responsable de la boutique.
Certains affichent pourtant leur dérision : « Veni, Vidi, Gucci » se marre un jeune privilégié. Mais le culte de soi est le plus fort. Toujours. Côté sport, les cours au Larvotto Gym Center sont incontournables. Encore faut-il avoir déboursé 995 euros pour un abonnement annuel. “Ce sont surtout les filles qui viennent chez nous, elles constituent les deux tiers de notre clientèle de 18-25 ans. Le bodycombat et les abdos-fessiers sont les cours qui les intéressent le plus”, confesse un professeur de sport. Et après avoir sué sur les machines, ces jeunes vont travailler leur swing sur le green du Mont-Agel. Tendance oblige, ils se désaltèrent ensuite au café Lina’s du Métropole, véritable QG de la jeunesse dorée.
« Depuis cinquante ans, on assiste à une irrésistible déprolétarisation de la capitale et, simultanément, à son embourgeoisement. Entre les deux recensements de 1954 et de 1999, le pourcentage d’ouvriers, employés et personnels de services est tombé de 65 % à 35 %. Tandis que celui des patrons, artisans compris, cadres supérieurs et cadres moyens a grimpé de 35 % à 65 % »
Monique Pinçon-Charlot. Directrice de recherche au CNRS, au laboratoire cultures et sociétés urbaines
Le soir, la jeunesse dorée s’amuse jusqu’au petit matin. Direction le Karément et le Jimmy’z, principalement. “Gloss à bloc, lâche Lily du haut de ses 23 ans, ce soir on part à la chasse aux mecs ”. Pour partir à la chasse, c’est bien souvent robe sexy et talons Gucci, soit un total de 500 euros, en moyenne, sur la peau. Depuis quelque temps, pour certaines filles, la mode est de se faire “surprendre” en galante compagnie dans les toilettes des établissements nocturnes. Du côté des garçons, après avoir hésité entre la ceinture Gucci et la Prada, les paris sont lancés pour savoir lequel de la bande aura le plus de succès auprès des filles durant la soirée. “L’objectif est de se faire des meufs, on ne va pas se voiler la face. Sinon à quoi ça sert de sortir ?”, confie l’un d’eux. Pourtant, selon Danakil, le sexe reste une pratique encore relativement sage : « Dans le milieu hétéro, les 15-25 ans aiment délirer. Exemple : ils peuvent parfois aller jusqu’à se faire un plan à trois. Mais c’est tout. En revanche, pour eux, être vierge à 15 ans, ça craint ! Finalement, ils baisent assez facilement. Les filles sont notamment assez libérées. Sans tomber pour autant dans la grande partouze ».

L’héro remplace la coke
En soirée, l’alcool coule à flots. Car ces jeunes “dorés” ne se font jamais refouler à l’entrée des boîtes de nuit. Logique : bon nombre d’entre eux réservent des tables et n’hésitent donc pas à dépenser des centaines d’euros pour une bouteille d’alcool. “Notre clientèle du vendredi et du samedi a pas mal de moyens. Il faut dire qu’une bouteille d’alcool coûte en moyenne 100 euros et une bouteille de champagne 150 euros. Et il n’est pas rare que les jeunes d’une vingtaine d’années en prennent plusieurs”, explique Sophie, responsable de la programmation et des événements au Karément. Du côté du Jimmy’z le constat est le même. La bouteille revient à 300 euros et les jeunes ne se font pas prier pour boire. “Certains dépensent jusqu’à 500 euros, mais il faut savoir qu’ils sont très généreux. Comme ils sont riches, ils se foutent pas mal de savoir qui s’incrustent à leur table. Du coup, on en profite pour boire à l’oeil”, confie Jeanne, 24 ans. Côté excès, tout est bon pour flamber. Danakil raconte : « En boite, j’ai vu un jeune couple commander un magnum de Cristal Roederer, se servir deux coupes, puis reposer la bouteille, à l’envers, dans le seau. Pour en recommander une immédiatement. Afficher son mépris pour l’argent reste une constante. Ces jeunes ont un rapport étrange avec l’argent ».
Du coup, les jeunes riches n’échappent pas aux arrestations pour conduites en état d’ivresse, même s’il est difficile de quantifier le nombre exact de jeunes Nappy monégasques arrêtés. Car du côté de la sûreté publique, on ne répertorie pas les arrestations en fonction de l’origine financière. En 2006, 149 conduites en état d’ivresse ont été constatées à Monaco et 144 personnes ont été placées en en cellule de dégrisement pour ivresse sur la voie publique. Comme ce jeune Monégasque d’une vingtaine d’années, arrêté avec 0,99 g/l d’alcool dans le sang.
« Il y a un vrai risque de dérapage dans cette course au toujours plus »
Grégory Escure. Producteur du film Nappy
Côté drogues, à Monaco, la consommation de cannabis s’est banalisée. Y compris chez les riches. La cocaïne aurait aussi ses adeptes. Reste que si ces jeunes fument et “sniffent” de temps à temps, ces consommations se font essentiellement dans des soirées privées, organisées dans des appartements. “De toute façon, à Monaco, il faut faire gaffe, il y a les policiers et les caméras. On ne peut pas s’envoyer en l’air ou se droguer n’importe où! Si l’on veut vraiment se prendre une cuite, on préfère le faire dans les villas de copains plutôt que dans des établissements publics”, confie Matthieu, 23 ans. Un point de vue confirmé par le réalisateur de « Nappy » : « Ils fument peu de joints, car, pour eux, c’est trop connoté « baba cool ». En fait, c’est surtout la coke qu’ils aiment. Certains en prennent jusqu’à trois grammes par jour ! Mais à 80 euros le gramme, aujourd’hui la coke n’a plus la côte. Elle est remplacée par l’héroïne, qu’ils sniffent aussi. Car en intraveineuse, ils estiment que ça fait trop toxico ».
Durcissement
Depuis 2000, cette nouvelle tribu évolue. Si les « enfants de riches » ont bien sûr toujours existé, jamais ils n’avaient vécu une émancipation aussi forte. Résultat, beaucoup d’experts estiment que cette nouvelles jeunesse dorée est « plus excessive que celle de leurs parents, qui était finalement plus classique ». A Paris, les ado n’hésitent déjà plus à sortir aux Planches, une boite branchée, dés 13 ans. Le tout, avec bouteilles de champagne sur la table. Puis, à 18 ans, ils filent au Cab’ ou chez Maxim’s, d’autres lieux où les Nappy aiment se retrouver, en étant sûr de se retrouver entre eux. Car ils n’aiment pas beaucoup se mélanger. Pour Danakil, aucun doute. Le phénomène va durer. Et il va se durcir : « Côté drogues, l’héro est en train de s’imposer. Peu à peu, elle va donc se banaliser. Sachant qu’avec l’héro il y a une réelle dépendance physique en plus de la dépendance psychologique, qui peut vous faire basculer dans la dépression. Pour le reste, on va aussi vers le toujours plus. Plus de dépenses, plus de fringues, plus de marques, plus d’alcool, plus de sorties déjantées, plus de sexe… Avec le risque que certains ne le supportent pas et pètent les plombs ». Un silence. Puis il reprend : « Au fond, on assiste à la même chose qu’avec le mouvement hip-hop. Les petits frères des banlieues n’aspirent qu’à une chose : être plus durs que leurs grands frères. Les Nappy, qui ont 19 ans aujourd’hui, avaient 15 ans quand on a tourné notre film. Ceux qui voient le DVD aujourd’hui ne rêvent donc plus que d’une chose : aller encore plus loin que leurs aînés ».
A Monaco, certains estiment qu’on en est pas encore là. Emmanuel, concierge dans un immeuble de haut standing depuis plusieurs décennies : “J’en ai vu défiler du monde depuis que je travaille en Principauté. Et je peux vous dire que dans les années 80, les frasques de la jeunesse dorée étaient beaucoup plus notables. Dans les fêtes privées, c’était le règne des orgies, les participants se droguaient et frôlaient les overdoses. Bref, les jeunes étaient beaucoup plus dépravés qu’aujourd’hui. Et puis il y avait beaucoup plus de boîtes de nuits, d’endroits où faire la fête”. Par conséquent, les jeunes “dorés” du nouveau millénaire apparaissent bien plus calmes que leurs prédécesseurs. “Les filles de 18-25 ans sont bien plus souvent de simples allumeuses que des Marie couche toi-là, ajoute Emilie, une jeune oisive de 21 ans. Et les mecs sont bien plus attirés par les appareils dernier cri vendus à la Fnac que par le sexe ou la drogue”. En ce qui concerne la consommation d’alcool, les jeunes semblent aussi pouvoir se modérer. Même s’ils reconnaissent boire entre eux, ils ne tombent pas tous dans un coma éthylique. “Il n’est pas très fréquent de voir arriver des jeunes en état d’ivresse. Ca arrive de temps à temps. Ils sortent d’une fête le samedi soir, mais c’est très rare”, explique le docteur Melandri, chef du service des urgences au CHPG.
Tentative de suicide
Mais les apparences sont parfois trompeuses. Au milieu d’une vie oisive et remplie de fêtes, certains de ces jeunes cachent un mal-être. Comme ce résident monégasque de 20 ans à peine, qui a dernièrement avoué à ses amis avoir tenté de se suicider. “J’en ai assez de voir que l’on s’intéresse à moi uniquement pour mon argent. Mes parents ont très souvent été absents et j’ai passé mon adolescence seul, la plupart du temps” a-t-il confié. Et puis il y a Romain, la vingtaine, lui aussi. Il boit depuis qu’il a 15 ans pour que ses parents s’intéressent à lui.
« On assiste à la même chose qu’avec le mouvement hip-hop »
Danakil
“Si les jeunes boivent de l’alcool ou se droguent c’est de toute manière pour oublier un problème, combler un manque ou parce qu’ils s’ennuient”, affirme Catherine Kuntz, psychothérapeute. Et de préciser : “Je parle bien sûr de l’ensemble des jeunes et non pas uniquement des jeunes aisés, il ne faut pas stigmatiser. Dire que seuls les jeunes riches ont des problèmes est trop réducteur. Les jeunes qui boivent énormément et se droguent sont des jeunes fragiles. L’argent permet juste d’obtenir des bouteilles et de la drogue plus facilement, sans avoir à voler par exemple. Et puis la jeunesse dorée peut aussi entreprendre de grandes choses et bien utiliser son argent”. Une analyse partagée par Danakil : « J’ai filmé une jeune fille, Inès. Un jour, elle m’a dit : « Je suis une publicité vivante pour la vie. Mais je ne suis pas heureuse ». En fait, Inès est devenue le fantasme vivant de notre société de consommation. Elle évolue dans un monde qui fonctionne avec le narcissisme et le désir. Sans avoir la satisfaction procurée par le désir. Du coup, elle souffre ». Pour le réalisateur de « Nappy », aucun doute : « Il y a un vrai risque de dérapages dans cette course au toujours plus ». Monaco fonctionnant avec Paris en parfaite caisse de résonance, l’inquiétude grandit en Principauté. A tort ? « Pardonnez-moi mon Dieu parce-ce que j’ai pêché, je suis riche, beau et j’aime ça », déclarait Andréa, 18 ans, dans le premier DVD « Nappy ». Que dira son successeur, dans « Nappy 2 » ?



