samedi 18 avril 2026
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L’ASM en tête de file

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Après un mois de compétition, l’ASM est déjà sur la première marche du podium. Si le classement reste pour le moment anecdotique au bout de 4 journées, le club de Dmitry Rybolovlev a surpris pas mal de monde.

Difficile de faire mieux. Avec 10 points sur 12 possibles, l’AS Monaco de Claudio Ranieri a effectué un départ canon sur ce premier mois de compétition. Après une victoire pleine de promesses à Bordeaux (0-2), les Monégasques ont su enchaîner à domicile face à Montpellier (4-1) lors de la deuxième journée, avant de connaître un premier coup d’arrêt à domicile face à Toulouse (0-0). Lors de la quatrième journée, les asémistes ont su faire preuve de caractère lors de leur déplacement au stade Vélodrome. Après avoir été menés au score, les joueurs du Rocher ont inversé la tendance pour remporter leur troisième victoire en quatre matchs. Si le bilan comptable est plus que positif, puisqu’il offre d’ailleurs la place de leader à l’ASM, ce sont surtout les surprises et la qualité du jeu de l’équipe qui ont fait sensation.

Cohésion
Il est d’usage de dire qu’en football, il faut du temps pour que la mayonnaise prenne. Du temps pour que l’équipe trouve une certaine cohésion, au niveau du groupe comme du jeu. Si ce problème se pose cette saison encore du côté du Paris-Saint-Germain, l’équation est différente en principauté. Le recrutement effectué en amont a permis au Mister d’avoir tout son effectif ou presque pour la préparation estivale. L’enchaînement des matchs amicaux a également donné quelques repères à l’équipe, et du temps aux joueurs pour prendre leurs marques. Avec en point d’orgue la large victoire contre Tottenham en amical (le 3 août), même si les Spurs avaient aligné un groupe loin de l’équipe type. Contre Bordeaux, les Rouge et Blanc avaient déjà montré de belles choses dans le jeu. Mais c’est surtout contre l’Olympique de Marseille qu’ils ont brillé collectivement.

Jeu et réaction
D’aucun se demandait comment les Monégasques, pour la première fois menés au score, allaient réagir. En effet, malgré un premier quart d’heure à l’avantage des asémistes (avec notamment une occasion de but vendangée par Ferreira-Carrasco), l’OM était bien au-dessus en première mi-temps avec à la clé, l’ouverture du score de Lucas Mendes. Au retour des vestiaires, le discours de coach Ranieri a fait son effet, puisqu’on a pu voir des joueurs plus mordants et plus présents dans les duels. Aligné pour la première fois, Joao Moutinho a fait parler sa science de la passe dès lors qu’il a touché plus de ballons en seconde mi-temps, notamment sur cette ouverture pour le but de Rivière. Le point fort reste tout de même l’exploitation des ailes, avec des joueurs comme Ferreira-Carrasco ou Ocampos, bien aidés par les latéraux, à savoir Kurzawa et Fabinho. Par ailleurs, la préparation physique concoctée par le staff italien a sans doute dû être très costaud, surtout quand on voit les efforts que les joueurs sont capables de fournir en fin de match. Rassurant, d’autant que l’effectif est de qualité. Avec deux buts encaissés en 4 matchs, la défense donne satisfaction, cette dernière faisant partie du top 4 du classement des défenses.

Surprises
Si le mercato a été agité jusque dans les derniers instants, avec la récente arrivée au club de Geoffrey Kondogbia, les plus grosses surprises sont venues du terrain. Et surtout de joueurs déjà présents au club la saison dernière. La plus évidente est sans aucun doute Emmanuel Rivière. Déjà auteur de 5 buts en 4 matchs, l’attaquant numéro 2 dans la hiérarchie derrière Falcao se rapproche déjà de son record en L1, à savoir 8 buts, qu’il avait établi en 2009-2010 avec Saint-Etienne (il avait également atteint ce nombre de buts la saison suivante). Arrivé lors du dernier mercato hivernal en provenance de Toulouse, le Martiniquais avait inscrit 4 buts entre janvier et mai. Comme il l’a expliqué à plusieurs reprises depuis le début de saison, s’il marche aussi bien à l’heure actuelle, c’est en partie dû au fait qu’il ne joue plus blessé. Souvent en délicatesse avec une cheville, l’ancien Stéphanois est aujourd’hui en pleine possession de ses moyens. Et ça se voit. Titulaire à deux reprises depuis le début d’exercice — face à Montpellier (2ème journée, 4-1) et Toulouse (3ème journée, 0-0) —, celui qui est aujourd’hui observé par le staff de l’Equipe de France a scoré à 5 reprises, dont un triplé face à Montpellier. Le premier de sa carrière. A 23 ans, il pourrait bien exploser et démontrer l’étendue de son potentiel.

Parole à la jeunesse
Parmi les autres surprises, une venue d’Espagne et du Brésil. Arrivé en provenance de la réserve du Real Madrid, Fabinho était destiné à un rôle de doublure au poste de latéral droit. La blessure d’Andrea Raggi, désigné titulaire par Ranieri alors que ce dernier a évolué dans l’axe la saison dernière, en a décidé autrement. Et ses performances aussi. La vraie révélation du début de saison asémiste est peut être bien là. Solide sur le plan défensif, le jeune arrière droit propose un énorme apport offensif dans son couloir. Dans la digne lignée des Cafu, Roberto Carlos ou Maicon, ces latéraux brésiliens ultra offensifs, Fabinho ne cesse d’arpenter l’aile droite, distillant des centres souvent dangereux. Même combat de l’autre côté avec Layvin Kurzawa. Jeune issu du centre de formation, le natif de Fréjus, dans le Var, avait été retenu par Ranieri l’année dernière. On comprend mieux pourquoi aujourd’hui. Titulaire lors des 4 premières journées, il a fait preuve d’une belle rigueur défensive, tout en combinant en Yannick Ferreira-Carrasco sur les phases offensives. En témoignent ses deux passes décisives, dont une pour Falcao contre l’OM. A seulement 21 ans, l’arrière gauche asémiste pourrait bien prendre la succession de Patrice Evra. De là à le voir en équipe de France ? C’est encore un peu tôt pour y penser, mais vu les difficultés du sélectionneur pour trouver une valeur sûre sur ce poste, et les commentaires de quelques spécialistes, certains l’y voient déjà.

Flèches
Sur les côtés toujours, les ailiers ont la belle vie. Que ce soit à droite avec Ocampos, ou à gauche avec Ferreira-Carrasco, les défenses adversaires ont jusqu’ici eu du pain sur la planche. Hormis Toulouse, toutes ont cédé, et au moins un but sur chaque match est venu d’un côté. Leur force ? Une capacité à éliminer leur vis-à-vis en un contre un. Mais leur apport défensif est également à noter, puisqu’ils n’hésitent pas à aller prêter main forte à leurs partenaires. Une complémentarité qui donne des atouts supplémentaires au club pour se maintenir au niveau de ses ambitions, et qui permet d’expliquer ce bon début de saison.

Trêve

Lors de cette trêve internationale, plusieurs joueurs de l’ASM étaient sur le pont. En équipe de France, Eric Abidal a joué l’intégralité du match face à la Géorgie* (0-0), signant l’une des rares bonnes performances dans les rangs bleus. Geoffrey Kondogbia, lui aussi appelé, n’a pas pris part à la rencontre. De retour en sélection, Joao Moutinho a lui aussi joué tout le match, délivrant une passe décisive sur corner lors de la victoire du Portugal sur l’Irlande du Nord (4-2). Dans la zone Euro toujours, Subasic, qui n’a pas joué, a assisté au nul entre sa Croatie et la Serbie. Les Colombiens Falcao et James Rodriguez ont eux activement participé à la victoire de la Colombie sur l’Équateur, puisque c’est sur une frappe repoussée du premier que le jeune numéro 10 de l’ASM a marqué l’unique but de la rencontre. Mounir Obbadi et le Maroc ont dit adieu à la Coupe du monde 2014 en ne faisant pas mieux qu’un nul (1-1) face à la Côte d’Ivoire.//R.C.
*Les résultats des matchs du mardi 10 septembre n’étaient pas encore connus à l’heure du bouclage.

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