Dix ans après la loi de 2014 sur les droits des personnes handicapées, le gouvernement monégasque a déposé au Conseil national, le 25 juin 2025, un nouveau projet de loi qui a pour objectif de moderniser ce cadre. Parmi les mesures phares : la création d’une allocation d’aidant familial pour les parents contraints d’arrêter de travailler, avec maintien des droits à la retraite pris en charge par l’État. Le texte distingue désormais les aides selon leur finalité : celles destinées à garantir un revenu minimal qui sont soumises à des conditions de ressources et celles qui compensent les surcoûts liés au handicap, qui sont désormais accessibles indépendamment du revenu.
L’âge n’est plus un frein : les droits pourront être demandés après 60 ans, alors que c’était impossible auparavant, et le passage automatique au suivi « vieillesse » à cet âge est supprimé. Ce suivi sera décidé au cas par cas, suite à un avis de la commission d’évaluation du handicap, basé sur « la situation réelle de la personne », souligne le gouvernement dans un communiqué de presse daté du 30 juin 2025. Ce projet s’inscrit dans la dynamique de la politique nationale du handicap de l’Etat mongéasque, à travers la démarche baptisée « Handipact ». Pour Christophe Robino, conseiller-ministre pour les affaires sociales et la santé, il s’agit de « construire un cadre juridique solide et évolutif » au service des personnes handicapées et de leurs familles.



