dimanche 29 janvier 2023
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Un nouveau souffle pour Sanofi-Aventis

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Siege social du Groupe Sanofi-Aventis
© Photo Gérard Uféras-Rapho

La finalisation du rachat de la biotech américaine Genzyme devrait permettre, selon les analystes, une revalorisation de Sanofi-Aventis en Bourse.

Les négociations auront duré neuf mois. Mais Sanofi-Aventis a finalement réussi à boucler début avril l’acquisition de Genzyme. L’intégration de cette société de biotechnologie américaine, notamment spécialisée dans les maladies génétiques rares, offre, selon les analystes financiers, le double avantage de partiellement combler l’impact de l’expiration des brevets des principales molécules de Sanofi sur la période 2010-2013 et d’apporter un potentiel de diversification en médecine personnalisée. Ce qui in fine devrait initier un processus de revalorisation de Sanofi-Aventis en Bourse. « Cela fait plus de sept années que Sanofi se traite avec une décote sensible par rapport au secteur et à ses pairs comme AstraZeneca, GSK, Novartis et Roche », souligne un analyste. A la fin du 1er trimestre 2011, la valeur était ainsi à peine en hausse sur 3 ans et affichait encore une baisse de plus de 35 % sur 5 ans.

Opérations de croissance externe ciblées

Pourtant, le groupe pharmaceutique ne manque pas d’atouts pour retrouver grâce aux yeux des investisseurs. Depuis début 2009, Sanofi a mis en place une nouvelle stratégie basée sur une réorganisation interne et des opérations de croissance externe ciblées. L’objectif?: transformer le laboratoire en un acteur global dans la santé afin de s’adapter à un environnement de plus en plus hostile marqué notamment par la réforme de la santé américaine, des pressions sur les prix et les remboursements des médicaments en Europe, la compétition croissante des génériques et le manque d’innovation. Sanofi a ainsi porté ses efforts sur le développement de relais de croissance, à savoir les pays émergents, les vaccins, la santé grand public, les génériques de marque et les nouveaux traitements émanant du pipeline. Le laboratoire a ainsi désormais un profil de risque plus équilibré avec une diversification de plus en plus marquée entre la pharmacie, les vaccins, la santé animale, la santé grand public mais également les génériques. Qui plus est, le laboratoire réalise 30 % de son activité dans les pays émergents qui sont, et continueront à être, le moteur de la croissance future. Les pays émergents vont en effet connaître, selon les spécialistes, une croissance de leur marché pharmaceutique comprise entre 12 et 15 % par année jusqu’en 2014.

Leader sur le marché des vaccins

Sanofi est également leader sur les marchés des vaccins avec Sanofi Pasteur. « Le laboratoire bénéficie également aux yeux de la communauté financière d’un bon historique sur l’intégration rapide des sociétés qu’il acquiert et sur l’exécution des programmes d’économie généralement plus rapides qu’initialement anticipé », ajoute un analyste.

La revalorisation pourrait néanmoins n’être que très progressive. Le retour à la croissance n’est pas attendu avant 2014. Les exercices 2011 et 2012 seront encore pénalisés par les pertes de brevets et pourraient donc encore inciter les investisseurs à la prudence. Qui plus est, les investisseurs restent frileux sur le secteur pharmaceutique en raison d’un environnement réglementaire peu favorable. Les spécialistes mettent en avant que le « pipeline » du laboratoire, c’est-à-dire les molécules en cours de développement, a subi deux échecs en oncologie début 2011. Par ailleurs, lancer une offre hostile sur une société de biotechnologie comme Genzyme, et donc sans le soutien, au moins au départ, du management de la cible, est toujours risqué car le « capital humain » est primordial dans ce type d’activité.

2013, année de transition

Mais pour qui sait attendre, les niveaux de cours actuel présentent, selon les analystes, des opportunités pour se positionner sur la valeur. « 2013 sera, selon nous, l’année de la transition avec une reprise de la croissance du résultat opérationnel, souligne un analyste. A partir de 2014, grâce à une croissance soutenue du chiffre d’affaires d’environ 5 % et à la fin de l’impact négatif des génériques sur sa profitabilité, Sanofi devrait être capable d’afficher une forte croissance de son résultat opérationnel. » Et un autre de conclure?: « L’acquisition de Genzyme, combinée à la stratégie actuelle de diversification et à la dynamique d’acquisitions qui est source de relais de croissance, pourrait conduire Sanofi à afficher la plus importante croissance du secteur pharmaceutique européen après 2013. »

L’action EDF flirte avec ses plus bas historiques
La Bourse n’apprécie pas l’incertitude et EDF en fait les frais. La décision des pouvoirs publics français de limiter la hausse des tarifs de l’électricité à 2,9 % d’ici au 30 juin 2012, alors que la direction du groupe et les analystes financiers attendaient des hausses annuelles de 4 % à 5 % pendant plusieurs années, a précipité la valeur au seuil de ses plus bas historiques. A quoi s’est ajoutée la crainte d’un ajournement, au moins jusqu’à l’élection présidentielle de 2012, de la loi « Nome ». Cette Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité, censée entrer en vigueur le 1er juillet, doit établir une libre concurrence entre tous les acteurs du secteur en obligeant EDF à céder une partie de sa production nucléaire à ses concurrents. Mais les négociations butent sur le prix de revente du mégawattheure. Autant d’éléments qui éloignent encore un peu plus la valeur de son cours d’introduction de 32 euros en 2005. Le projet de rachat des 50 % du capital de sa filiale d’énergies renouvelables, EDF EN, que l’électricien ne détient pas encore n’y a rien fait. Les analystes ont pourtant salué cette opération qui va permettre à EDF de diversifier ses sources de production alors que les perspectives du nucléaire sont plus incertaines depuis l’accident de Fukushima.

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