Drame à Broadway. Spider-Man Turn Off The Dark, le spectacle qui n’avait jamais commencé officiellement, est arrêté pour un mois. Reprise, dans une nouvelle version, le 12 mai. La comédie mise en musique par Bono détenait déjà le record des avant-premières payantes?: cinq mois, au lieu de trois semaines habituellement. Tant et si bien que les journalistes avaient cassé l’embargo en février, bien décidés à voir l’affaire. Conclusion?: spectacle très mal fichu. On le sait, c’est surtout la série d’accidents du travail plus ou moins graves qui avait fait parler de la comédie musicale. Les spectateurs des avant-premières accouraient dans l’espoir d’assister à une chute en direct des comédiens qui évoluaient dans les airs. Avec un peu de chance, ils auraient pu en recevoir un sur la tête, ce qui aurait permis à un bon avocat de leur procurer un remboursement du billet légèrement au-dessus de son prix d’achat – Broadway, c’est couru, a le goût du spectacle. Las?! La seconde version, annoncée pour la mi-mai, sera infiniment moins dangereuse?: aucun risque, sauf celui du four annoncé. L’opéra, quant à lui, s’offre sa grogne anti-mondialisation. On devrait donc applaudir sous peu, à Pékin, Le Barbier de Séville donné en mandarin, et Le Ring en français à Paris, et Les Noces de Figaro en anglais à Londres, etc. Les sous-titres apparus il y a trente ans sur les scènes du monde entier, qui donnent au public le sentiment d’être encore plus intelligent que ce qu’il croit, finissent par lasser. Rappelons que de nombreux compositeurs de jadis adaptaient la langue de leur opéra en fonction de la nationalité du public. Terry Gilliam, ex-Monty Python, vous donne rendez-vous, lui, à l’opéra de Londres, pour sa mise en scène de The Damnation of Faust, de Berlioz. In French dans le texte.
Opéra vernaculaire
par La Rédaction
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