samedi 18 avril 2026
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Elisa Jo, révélation folk

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À bientôt 20 ans, Elisa Jo, jeune chanteuse rouennaise révélée sur My Space en 2010, viendra dévoiler à Monaco l’univers soul, folk et pop de son premier album produit par Benjamin Biolay, Colours in my mind. A découvrir au Grimaldi Forum le 15 juin prochain. Portrait.

Le dressing d’Elisa Jo, c’est comme une plongée dans les sixties. Robes à fleurs, bijoux vintage, et coupe de cheveux d’antan… Ce look rétro et ces fringues tout droit sorties d’une friperie, la jeune Rouennaise le doit à sa passion pour les années 60/70, et son adoration des chanteurs « made in Motown » et de Otis Redding. « J’ai tendance à croire que j’aurais dû vivre dans ces années-là », raconte-t-elle. Pourtant, Elisa Jo n’a que 19 ans. « 20 ans dans moins d’un mois. » Et une maturité vocale déconcertante. Une voix, légèrement éraillée. Souvent comparée à celle d’Amy Winehouse. Et une élasticité vocale comparable à celle d’Alice Russell. « Dans ma famille, on a tous des timbres assez rauques. Ma voix est d’ailleurs de plus en plus cassée avec le temps… » Même son nom de scène respire la musique. Elisa, son vrai prénom, est aussi un clin d’œil à la chanson de Gainsbourg. Jo, est un hommage à Josette, alias « Mamie Jo », sa grand-mère pianiste qui a lui transmis le virus de la musique.

700 000 visites sur Myspace
La partition de sa carrière musicale, la jeune chanteuse, commence à l’écrire très tôt. Dès l’âge de 10 ans. Age où elle rencontre son professeur de piano, David Dauthieux, qui, rapidement, décèle en elle une vraie pépite vocale. « A 15 ans, j’avais intégré un groupe de rock au lycée. Mais à 16/17 ans, David a commencé à composer mes premières chansons. De mon côté, j’écrivais les textes. Nous nous sommes orientés sur un registre plus posé. Entre pop, soul et folk. » Un virage musical qui porte ses fruits. En 2010, le binôme décide de mettre en ligne les morceaux sur Myspace. Les chansons de la jeune Elisa affolent les compteurs du réseau social musical. Avec 700 000 visites en quelques mois seulement. « On a mis en ligne les titres en toute modestie. Uniquement pour le plaisir, sans ambition particulière, Je n’imaginais pas un tel engouement. C’était inattendu. » Sans plan de carrière particulier, Elisa affirme n’avoir jamais été tentée par les télécrochets, et mène sa jeune carrière tout en continuant des études de langues étrangères appliquées (LEA) à la fac. « Ma démarche dès le départ n’a jamais été celle de tout faire pour être une star… Mon principe de base est de prendre du plaisir. »
La jeune artiste s’est juste laissée bercer par les opportunités qui se présentaient à elle. Comme le concours Booster en région Normandie, qu’elle remporte. Elle se fait alors remarquer par un jury de professionnels. Un coup de pouce qui lui ouvre les portes de plusieurs premières parties. Pêle-mêle : Cœur de pirate, Yael Naïm, ou encore Zaz. « Ce sont des scènes qui ne sont pas évidentes. Car c’est un vrai challenge d’aller séduire un public qui, à la base, n’est pas le vôtre et ne vient pas pour vous. » Mais les mélodies accrocheuses et la signature vocale de la jeune artiste séduisent.

Habillage signé Biolay
Même le dandy Benjamin Biolay y succombe. Il deviendra producteur et arrangeur, de son premier EP Back around puis quelques mois plus tard de son premier album Colours in my mind. « Mon manager lui a parlé de moi et lui a fait écouter mes maquettes guitare/voix, raconte-t-elle. Mes chansons étaient alors comme des corps nus et Benjamin les a habillées. Il a compris l’esprit et l’essence de chaque morceau et les a colorés avec l’arrangement qui lui convenait le mieux. J’avais une totale confiance en lui. C’était une rencontre humaine et artistique incroyable. »

Grimaldi Forum. Salle Camille Blanc. Renseignements : 99 99 20 00. www.elisa-jo.com. Tarif : 25 euros

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