samedi 18 avril 2026
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Chine et Russie, terres des arts

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Et que diriez-vous d’un stage intensif de mandarin?? L’immigration culturelle a changé de direction et c’est désormais à partir de Pékin que de plus en plus d’artistes occidentaux tentent de bâtir leur carrière. Ils sont vingt chanteurs d’opéra, européens et américains, parmi les plus prometteurs de la future génération, à suivre un stage d’un mois, en ce moment, dans la capitale chinoise, pour apprendre à chanter les œuvres contemporaines qui se créent tous les jours là-bas. Point d’orgue de cet entraînement, chacun d’entre eux, pour clore ce premier apprentissage, ira de son aria, dans quelques jours, sur la scène du prestigieux Centre national des arts du spectacle de Pékin, tout près de la place Tian’anmen. Explication d’une jeune soprano?: de plus en plus d’opéras occidentaux réduisent drastiquement leurs productions, quand ils ne mettent pas la clef sous la porte, alors que la Chine fait exactement l’inverse. Et comme si cela ne suffisait pas, les Russes ont le plaisir d’annoncer qu’une des grandes étoiles de l’American Ballet Theatre, David Hallberg, vient d’intégrer le mythique ballet du Bolchoï, pour y danser les œuvres du répertoire, dont Giselle, le 4 novembre prochain. Monsieur Hallberg ne sera pas une étoile invitée, trop banal. Mais il fera partie à part entière de la troupe, qui a promis de lui concéder quelques dates pour aller danser en Amérique, s’il le souhaite. Bref, voici une belle opportunité de fêter le cinquantième anniversaire de la défection de Rudolf Noureev qui, en 1961, choisit l’Occident pour poursuivre sa carrière. Ceux qui préfèrent les produits du terroir prendront leurs billets pour Jo, Dalì, opéra catalan, consacré à un peintre catalan, et donné sur la plus prestigieuse des scènes catalanes, le Liceu de Barcelone.

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