dimanche 26 juin 2022
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Lexus ES 300h : le luxe discret, mais affirmé

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Discrète, élégante la berline Lexus ES 300h se veut luxueuse et agréable. Elle ajoute d’autres ingrédients intéressants comme l’hybridation légère, une faible consommation, et un confort sans faille. Elle est commercialisée à partir de 51 690 euros. Le test de Monaco Hebdo, c’est par ici.

Ce n’est peut-être pas la voiture la plus vendue en France, mais cette berline haut de gamme symbolise à elle seule tout le chemin parcouru par Lexus pour devenir une marque à part entière et surtout pour s’émanciper de son mentor allemand : Mercedes. Apparue à la fin des années 80, la marque nippone, une émanation de Toyota, très présente aux États-Unis, a fondé sa réputation sur un mimétisme de la marque à l’étoile. Dès l’apparition de la LS400, la ressemblance avec une Classe S était frappante. Si l’on rappelle à chaque fois ce passé placé sous le signe de l’imitation, c’est bien parce que Lexus a su se forger une réputation à l’ombre des modèles Mercedes. Désormais, la marque premium japonaise vole de ses propres ailes. Elle s’est émancipée peu à peu pour imposer son propre style sur le marché. Elle a conquis son propre style, a su affirmer les valeurs nippones qui prévalent désormais.

© Photo Lexus

Un charme japonais

Cette berline est uniquement disponible en version hybride proposant 218 chevaux sous le capot. Il faut dire que Toyota est l’un des spécialistes, voire l’un des gourous de l’hybridation. L’aventure a commencé avec la Prius à la fin des années 90. À l’époque, cette berline était très prisée des chauffeurs de taxi parisiens pour sa faible consommation. Le style était très discutable. Lexus a emboîté le pas en mettant sur le marché le RX 450h. Depuis ce lancement, Lexus est devenu la marque qui possède la plus large gamme hybride. Après un restylage intervenu en 2021, la ES 300h impose un design marqué. La calandre est reconnaissable au premier coup d’œil. Les feux sont effilés et renforcent cette impression de berline luxueuse. À l’intérieur, les matériaux sont de qualité et l’assemblage est rigoureux. Quelques petits détails viennent perturber cette ambiance feutrée comme les plastiques durs en bas des portières. L’ensemble se compose de cuir, d’inserts en bois ou d’aluminium. La ES 300h monte en gamme avec l’adoption d’un écran tactile 12,3 pouces, uniquement en finition Executive, de compteurs numériques à affichage variables et de nombreuses aides à la conduite. Cependant, il reste encore trop de boutons sur la planche de bord et au volant. Le coffre est généreux faisant 454 litres et présente même une trappe à skis. Il faut ajouter à cela le confort des places arrière. Sur la finition Executive, on dispose même de dossiers inclinables électriquement pour améliorer la posture.

© Photo Lexus

Du confort avant tout

Cette berline XL a su préserver un beau volume pour les passagers arrière qui peuvent par ailleurs régler à leur guise la climatisation à l’aide d’un panneau logé dans l’accoudoir central. De quoi voyager dans un confort optimum sur des longs trajets. D’ailleurs, cette berline est taillée pour les longs trajets. L’insonorisation a été particulièrement soignée. L’amortissement privilégie le confort. La Lexus ES ne s’écrase pas sur ses roues dans le premier virage et elle se montre bien stable dans les grandes courbes abordées à vive allure. Les relances sont au rendez-vous grâce au démarrage en mode électrique qui se prolonge jusqu’à 20 km/h. Seul petit bémol, la boîte de vitesses est à la peine. Cependant, une fois la vitesse stabilisée, tout rentre dans l’ordre. Dans sa finition Executive, les rétroviseurs classiques de la ES 300h sont remplacés par des caméras à 360 degrés. Deux écrans situés dans les coins du tableau de bord transmettent l’image. On aurait aimé une intégration plus soignée de ces écrans. L’équipement est complété par des sièges chauffants et ventilés ainsi qu’un système audio composé de dix-sept haut-parleurs. Sur un parcours mixte, cette berline reste sobre avec ses 6,5 litres aux 100 kilomètres. Un argument non négligeable à l’heure où le litre de super dépasse les deux euros le litre. C’est peut-être un exemple à suivre, un compromis qui, pour l’heure, reste convaincant. 

Note globale : 3/5

Les plus : ambiance feutrée, conduite agréable, amortissement, confort

Les moins : les rétroviseurs caméras, la boîte auto, ergonomie du système multimédia

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Monaco Hebdo