Le jeu des chaises musicales continue à l’ASM. Alors que Tor-Kristian Karlsen a démissionné « pour raisons personnelles », Jean-Louis Campora a été nommé vice-président du club.
Dix ans. Cela fait presque dix ans que Jean-Louis Campora avait quitté le club. C’était en juillet 2003, après une deuxième place en championnat et la seule coupe de la Ligue glanée par l’ASM. Mais depuis le vendredi 18 janvier, l’ancien président est de retour. Nommé au poste de vice-président, il est désormais « en charge des relations extérieures du club, notamment avec les principales instances dirigeantes du football et avec les autres clubs », précise un communiqué de l’ASM. Un choix judicieux puisqu’il a siégé au conseil fédéral ainsi qu’au conseil d’administration de la LFP. Le retour de Jean-Louis Campora, pour qui « c’est un honneur et un privilège de revenir dans ce club qu'(il) aime et de prendre part à la transformation passionnante qui est en train de se produire », devrait raviver quelques souvenirs chez les fans de l’ASM.
Passé glorieux, avenir radieux ?
Sous sa présidence, le club rouge et blanc a connu sa période la plus faste sur le plan des trophées, comme de la formation. Lorsqu’il prend la tête du club en 1975, l’ASM termine à la 18ème place, synonyme de descente en L2. Cela ne dura qu’une saison, le club du Rocher ayant remporté le championnat de 2ème division et remontant illico parmi l’élite. Un premier titre qui en appellera d’autres, et ce, dès l’année suivante avec le titre de champion de France de 1ère division (saison 1977-1978). Suivront quatre autres titres, lors des saisons 1981-1982, 1987-1988,1996-1997 et 1999-2000. Sous son impulsion, l’équipe brillera également en coupe de France, avec 3 victoires (1980, 1985 et 1991), ainsi que deux finales perdues en 1984 et 1989. Outre les compétitions nationales, l’ASM a aussi fait parler de lui sur la scène européenne durant l’ère Campora. Si la finale de Ligue des Champions (2004) est arrivée l’année qui a suivi son départ, sous la présidence éphémère de Pierre Svara, il n’empêche que l’ASM a été demi-finaliste à deux reprises de cette compétition (1994 et 1998). Il faut également lui créditer une demi-finale de Coupe UEFA en 1997, ainsi qu’une finale de Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe (elle n’existe plus aujourd’hui) en 1992.
Formation au firmament
Président le plus titré du club, et ayant connu la plus grande longévité à la tête de l’ASM, c’est sous son impulsion que le centre de formation a pris son envol. Depuis des décennies, le centre de formation de l’ASM est considéré comme l’un des meilleurs et les plus prolifiques de France. Parmi les principaux joueurs formés au club, tout le monde se rappelle des Manu Petit, Lilian Thuram, Thierry Henry, qui furent notamment champions du monde et d’Europe en 1998 et 2000. Avant eux, des joueurs de la trempe de Jean-Luc Ettori ou Sylvain Legwinski avaient fait carrière. Actuellement, Stéphane Ruffier et Nicolas Nkoulou rayonnent en L1, tandis que l’ASM s’appuie toujours sur ses pépites issues du centre, à l’image de Valère Germain, Yannick Ferreira-Carrasco, Tristan Dingomé ou Nampalys Mendy.



