Exclue début juillet par la Ligue de basket, l’AS Monaco a vu sa participation à la Pro B confirmée quelques jours avant le début de la saison… pour un an.
Pas facile pour le sport professionnel monégasque de maintenir sa participation au championnat de France sans accrocs. Après le deal trouvé en mai avec la Ligue de Football, l’AS Monaco a dû batailler dur cet été pour valider son ticket en Pro B. Au final, bonne nouvelle : exclue début juillet, l’ASM Basket a vu sa montée confirmée quelques jours avant le début du championnat de France le 20 septembre. « Un accord a été trouvé entre le gouvernement et la Ligue nationale de Football (LNB) pour une année. L’AS Monaco Basket va jouer en ProB », a indiqué le ministre d’Etat Michel Roger, lors d’un point de presse, le 11 septembre. Un accord entériné depuis par le comité fédéral de la ligue.
150 000 euros
Suite à ce compromis trouvé in extremis, le club rouge et blanc a stoppé l’action qu’il avait engagé devant le tribunal administratif. Comme la Ligue de Football l’avait fait avant elle, la LNB a en effet remis en cause le droit de Monaco d’évoluer en Pro B, malgré son titre de champion de national 1. Toujours sur les mêmes fondements (le siège social basé en principauté et non dans l’Hexagone ainsi qu’une exception fiscale) et la même exigence de compensation financière. A savoir une enveloppe de 150 000 euros : si l’on est loin des 50 millions d’euros qu’a exigé la Ligue de football française, la pilule n’est pas passée pour autant. Arnaud Giusti, président de l’ASM Basket, a refusé immédiatement, fustigeant l’impact d’une telle décision de LNB pour le club : la menace de dissolution. « Une telle exclusion met le club en péril (son équipe 1 n’étant plus inscrite à ce jour dans aucune compétition) et lui porte préjudice gravement », avait alors déclaré le président.
Le Conseil d’Etat tranchera
La question de l’avenir professionnel du basket monégasque n’est pas pour autant réglée. « Les autorités du basket ont autorisé l’ASM à faire sa saison en pro B, en attendant la décision du conseil d’Etat (dans le conflit du foot) », a rappelé Michel Roger. Sept clubs de football ont saisi la juridiction pour contester la décision de la Ligue d’admettre l’AS Monaco-FC contre une enveloppe forfaitaire de 50 millions d’euros. Aujourd’hui, football et basket monégasques souffrent en effet d’un problème juridique d’interprétation du code du sport français — lequel ne prévoit pas expressément la participation des clubs de Monaco au championnat de France alors que ces derniers y participent de facto depuis 1921. C’est cette querelle d’interprétation que la plus haute juridiction administrative française tranchera. « Si (elle) estimait que l’ASM était exclue du championnat, ce serait embêtant. Cela impliquerait alors un accord bilatéral interprétatif avec la France », conclut Michel Roger.



