Le bail du Sun Casino, logé au Fairmont, expire en 2022. Que deviendra cette salle de jeux de la Société des bains de mer dans 10 ans ?
C’est la liste Renaissance qui a jeté le pavé dans la mare. Jean-Michel Rapaire, porte-parole de cette troisième liste en course pour les élections nationales, composée d’employés de la Société des bains de mer, a relayé dans la presse locale l’inquiétude qui règne au Sun Casino : « La direction a annoncé au syndicat du Sun la fermeture de cette salle au 8 novembre 2023. » Une nouvelle qui n’a même pas surpris le candidat et ancien syndicaliste : « On peut comprendre une telle fermeture, compte tenu de la perte de rentabilité de cette salle et de son coût pour la SBM. » Selon Rapaire, chaque année, la société débourserait entre 8 et 12 millions d’euros pour la location de la salle et des 39 chambres destinées aux joueurs logés au Fairmont Monte-Carlo. Pour autant, la question pendante concerne l’avenir des quelque 175 personnes qui travaillent au Sun Casino. Qu’ils soient employés de jeux, cadres, caissiers, barmaids, changeurs ou autres… La liste Renaissance aimerait en réalité savoir si la SBM a prévu un plan B : « Nous n’avons aucune visibilité de ce qui est prévu en cas de fermeture du Sun. Y aura-t-il une nouvelle salle de jeux au Monte-Carlo Bay ? »
« Aucune décision n’a été prise »
Cette annonce dans la presse n’a pas été du goût de la direction de la SBM. Qui a immédiatement tenu à apporter des précisions : « Conformément aux termes du contrat signé le 21 mars 1991 entre la SBM et les dirigeants de l’hôtel Loews Monte-Carlo (devenu le Fairmont Monte-Carlo), le droit d’occupation et d’utilisation des locaux du Sun Casino par la SBM expire le 11 juin 2022. A ce jour, aucune décision n’a été prise par la SBM concernant le Sun Casino, soit la cessation de toutes activités, soit le transfert dans un autre lieu dépendant de la SBM, soit enfin la poursuite et la renégociation du contrat après le 11 juin 2022. » Un choix sera donc acté, « le moment venu », selon la SBM, mais, visiblement pas tout de suite. Personne ne sachant qu’elle sera l’offre de jeux appropriée dans 10 ans.
« Consciente des inquiétudes légitimes des employés face à cette échéance », la direction s’est tout de même engagée à « une réflexion sur les conditions du maintien des salariés au sein du groupe dans des fonctions similaires » et à « redynamiser l’offre de jeux ». De quoi rassurer les employés, les syndicats et la liste Renaissance ? A voir.



