vendredi 17 avril 2026
AccueilActualitésSociétéQuand Desesperate Housewives rencontre Esprits criminels

Quand Desesperate Housewives rencontre Esprits criminels

Publié le

Thomas Gibson et Matthew Gray Gubler
Thomas Gibson et Matthew Gray Gubler © Photo Monaco Hebdo.

Pour sa 51ème édition, le festival a accueilli quelques grands noms tels que Felicity Huffman et son mari William H. Macy, Jesse Williams ou encore les acteurs d’Esprits Criminels, Thomas Gibson et Matthew Gray Gubler.

Après les fastes de son cinquantenaire l’année dernière, le festival de télévision de Monte-Carlo est revenu à un rythme plus tranquille pour sa 51ème édition. Des noms renommés du petit écran, voir du grand pour certains, ont continué de fouler le tapis rouge du Grimaldi Forum. L’habituelle question « C’est qui?? » ne s’est pas posée chez les photographes, lorsque Felicity Huffman alias Lynette Scavo dans la série Desperate Houseviwes, s’est présentée devant eux. Passés les flashs, elle a fait face à une salle comble de journalistes. Lynette, enfin Felicity Huffman, s’est donc exprimée sur son personnage et la série. « Je trouve difficile le fait d’être une mère. Cela rend folle. Lynette a plus de raisons que moi de l’être car elle a plus d’enfants. On est aussi toutes les deux ambitieuses », a déclaré la Desperate Housewives, qui « jardine » et « porte des habits chez le teinturier » dans la vie quotidienne. L’actrice a indiqué qu’elle aurait « aimé » jouer le rôle de Marcia Cross et qu’elle ne « laissait pas ses enfants regarder la série ». Elle espérait aussi être à l’écran dans le show en 2012. « Tout dépend des audiences », a-t-elle souligné. Comme dans toute conférence de presse, il existe un moment où les questions deviennent un peu alambiquées. Felicity Huffman n’y a pas échappé. « Il y a deux femmes désespérées actuellement aux Etats-Unis. Une femme de ménage et une autre qui soutient son mari. L’affaire DSK, qu’en pensez-vous?? ». Nombre de reporters spécialisés dans les séries TV ont soupiré et levé les yeux au ciel. Ils s’en sont même indignés sur Twitter. Les autres ont simplement souri. L’actrice n’a pas suivi le feuilleton de l’ancien favori des sondages pour la présidentielle française de 2012 et n’a pas commenté l’affaire.

Esprits Criminels, la conf’ du festival

Dans la catégorie Meilleure conférence de presse, Thomas Gibson et Matthew Gray Gubler, alias les agents Hotch et Reid dans Esprits Criminels, auraient certainement récolté la Nymphe d’or. Les deux sympathiques compères ont confié qu’ils ne faisaient « pas de cauchemars » liés à leur série. « Avant de tourner un épisode, on lit le scénario de bout en bout. Et parfois, on dit « On ne pourrait pas faire une comédie?? » », a plaisanté Thomas Gibson, espérant « pouvoir revenir pour la saison 7 du show ». Les deux stars n’ont pas hésité à réveiller l’un de leurs partenaires de jeu, Shemar Moore (alias Derek Morgan), resté à Miami, pour une question portant sur l’acteur qui recevait le plus de lettres d’amour. Malgré l’heure très matinale de la Floride, le troisième larron s’est invité, quelques minutes, par iPhone. Les acteurs ont également évoqué leur rapport aux vraies affaires criminelles. « Dans les saisons 1 et 2, je me prenais vraiment pour un profiler en dehors du plateau. Mais je n’étais pas très qualifié », a confié Matthew Gray Gubler, qui pense que son personnage ne peut « trouver la paix qu’en travaillant ». Et Thomas Gibson de démontrer que la fiction, parfois, dépasse la réalité?: « Au moment où les médias ont relaté qu’un tueur en série tuait des prostituées sur les plages de Long Island en mai dernier, un épisode de la saison 6, où l’équipe retrouvait plusieurs corps près d’une plage en Floride, était diffusé. »

« Réimaginer les tournages avec la 3D »

Takis Candilis, le patron de la fiction à TF1, était présent en principauté pour chapeauter le jury des séries télévisées. Une première pour lui dans ce rôle. « Je suis très content car je n’ai jamais été dans un jury d’œuvres finies. C’était une belle expérience de recevoir 40 DVD par la Poste. Il y avait un équilibre entre les productions américaines et étrangères », explique-t-il lors d’une table ronde. Et Takis Candilis de faire un état des lieux de la fiction américaine?: « Elle a fait sa révolution il y a 15 ans quand Hollywood ne faisait plus que de la télé-réalité. Les studios ont donné carte blanche à des gens comme J.J.Abrams (Lost, Flash Forward,…) qui ont « marketé » la fiction. La suprématie des Américains est énorme mais ils se retrouvent actuellement dans une crise économique ». Quant à la fiction française, elle ne semble guère mieux lotie?: « Pendant 25 ans, elle a vécu dans un monde fermé. Aujourd’hui, c’est fini. La masse publicitaire s’est réduite. Il y a également une crise éditoriale. On essaye d’avoir recours au maximum à la production internationale ». Quid de la 3D, au centre des TV Exchanges de 2011?? « Si derrière l’écran, il n’y a pas de rapport émotionnel avec le public, il ne se passera rien. Le problème de la 3D, c’est qu’il faut réimaginer totalement le tournage. La fiction 3D doit être beaucoup plus soft car les sautes d’images sont beaucoup plus importantes. Pour moi, l’avenir est davantage à la télé connectée ». Les nymphes remises, le tapis rouge replié, l’avenir pour le Festival, lui, est à la 52ème édition.

David Tomatis
David Tomatis © Photo D.R.

Festival TV?: Retour au « standard »

Pour David Tomatis, directeur général du Festival, l’édition 2011 est un bon cru.

Monaco Hebdo?: C’était compliqué de repartir après les 50 ans??
David Tomatis?: C’est toujours compliqué car on a l’impression d’être arrivé à une apogée. Nous préparions les 50 ans depuis plusieurs années. Il y a eu un phénomène de décompression. Il fallait reconfigurer l’événement sur des bases normales, pour revenir à un festival « standard ».

M.H.?: Comment jugez-vous l’édition 2011??
D.T.?: Je la trouve réussie sur plusieurs aspects. La cérémonie d’ouverture avec la projection de « When Harry met Bob » a été un succès énorme. C’est peut-être le film d’ouverture qui a le plus marqué les esprits sur les dernières années. Le deuxième point concerne la qualité de la compétition. Les jurés étaient satisfaits des séries concurrentes. Il y avait une grande diversité parmi elles. Les projections publiques (Scènes de ménagesNikita, Maggie Q et Le trône de fer) ont suscité encore une fois un énorme engouement. Et puis il y a toujours cette volonté d’accueillir les vedettes dans un environnement complètement différent de ce qu’ils peuvent connaître.

M.H.?: Pas de Plus belle la vie dans les projections publiques cette année, c’était un renouveau voulu??
D.T.?: Pendant cinq ou six ans, nous avions effectivement la diffusion d’un voir deux épisodes de Plus belle la vie. Le choix de ne pas en diffuser cette année s’est fait avec la production de la série. Il y a d’autres programmes qui ont du succès. Celui de Scènes de ménages est indéniable et populaire.

M.H.?: Craignez-vous que certaines séries s’arrêtent??
D.T.?: Non, car il y a beaucoup de créativité dans les séries américaines et européennes. Dans les deux à trois ans qui viennent, de nouvelles séries vont débarquer sur le sol européen. Je ne me fais pas de souci, il y aura toujours un choix très large pour un festival comme le nôtre.

Newsletter

Une sélection quotidienne d'informations directement dans votre boite Mail