jeudi 16 avril 2026
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Nouveau lycée hôtelier :
visite guidée

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Les élèves du lycée professionnel ont intégré leur nouveau bâtiment dans le quartier de la Condamine. Un établissement de neuf étages, plus moderne et plus fonctionnel.

Il y avait comme une ambiance de rentrée des classes lundi 4 mars… Jour où quelque 474 élèves du lycée technique et hôtelier ont intégré leur nouveau bâtiment flambant neuf. Histoire d’échanger quelques mots à bâtons rompus avec les élèves et les professeurs, le ministre d’Etat, Michel Roger, les conseillers de gouvernement Paul Masseron et Marie-Pierre Gramaglia, ainsi que le directeur des travaux publics Olivier Lavagna ont aussi fait le déplacement. Pas de bonnet d’âne donc pour cette deuxième rentrée des classes qui s’est globalement déroulée sans embûche. Y compris pour les élèves, satisfaits de leur nouvel outil de travail. « On a rapidement pris nos marques. L’établissement est plus moderne, mieux équipé, plus spacieux et plus lumineux. Le quartier est aussi plus agréable qu’à l’Annonciade », confie Alicia, élève en seconde MRCU (Métiers de la relation aux clients et aux usagers.) Un emballement tout aussi marqué chez le proviseur, Robert Ghenassia, qui s’est dit « comme un enfant » à l’idée d’intégrer ces nouveaux locaux. « C’est un lycée ultra-moderne que nous offrons à nos élèves. On leur fait bénéficier de toutes les nouvelles technologies. »

Etablissement de verre
Première singularité de ce vaste bâtiment de neuf étages, conçu par Rainier Boisson et Alexis Blanchi, son aspect architectural résolument moderne, avec comme matériau dominant, le verre. Aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur du bâtiment. Deux ascenseurs internes — également de verre — ont été prévus pour le personnel administratif et les professeurs. Pour optimiser les déplacements, les élèves ont été, de leur côté, logiquement répartis par secteur. Les trois premiers étages ont ainsi été dédiés à la section hôtellerie, les 6ème et 7ème étages au secteur tertiaire, et les 8ème et 9ème étages au secteur industriel. Au total, l’établissement abrite pas moins de 71 salles de classe et 4 ateliers industriels. « Dans chaque classe, les professeurs disposent d’un ordinateur dans lequel ils peuvent noter les absences, mettre les notes ou avoir accès à leur emploi du temps ou au cahier de texte », précise encore le proviseur. De quoi faciliter le travail administratif.

Cordon d’or
Les cuisiniers en herbe pourront parfaire leurs connaissances culinaires dans l’une des pièces maîtresses de l’établissement : le Cordon d’or, le restaurant d’application situé au premier étage avec ses cuisines pédagogiques. Cette salle de restaurant d’une capacité de 175 couverts est accessible à la clientèle extérieure. Pour le déjeuner du lundi au vendredi, et pour le dîner deux soirs par semaine. Avec au menu notamment, des formules « brasserie » voire des repas gastronomiques. L’entrée, elle, est située sur l’avenue Prince Pierre. Et la réservation en amont est obligatoire. « Le service se limite en revanche tous les jours à 40 ou 50 personnes, car nos effectifs ne sont pas suffisants pour servir 175 couverts, précise encore Robert Ghenassia. Nous ne sommes pas dans une logique de concurrence avec les autres restaurants et nous n’avons pas vocation à gagner de l’argent. C’est avant tout un outil de formation. » Le restaurant compte même un salon VIP, isolé du reste du restaurant, que tout le monde peut réserver.

Équipements publics
Autres salles majeures de l’établissement, mais en sous-sol cette fois-ci : l’auditorium de 308 places — qui servira tantôt de salle de cours ou de projection, tantôt de salle de conférence — et le gymnase, avec des tribunes de 130 places pour le public. « Ces deux espaces deviennent des équipements supplémentaires accessibles aux associations sportives ou à des intervenants extérieurs. Ces salles seront gérées en dehors du temps scolaire par l’éducation nationale », explique le proviseur.
Pêle-mêle, les 4ème et 5ème étages abritent enfin une première cour de récréation – la deuxième est située au 8ème étage avec vue sur le port et le palais — le foyer socio-éducatif avec baby foot et instruments de musique (espace essentiellement réservé aux élèves de SEGPA) une salle des professeurs, un centre de documentation et d’information, un psychologue scolaire, une aumônerie, un conseiller d’orientation, une infirmerie, et le self. Bref, « dans de telles conditions, les élèves n’auront plus aucune raison de faire l’école buissonnière… », plaisante un professeur.

Rythmes scolaires : « Deux mois de vacances, c’est très long »
C’est le dernier pavé dans la mare jeté par Vincent Peillon. Le ministre français de l’éducation nationale déclarait le 24 février dernier sur BFM TV vouloir réduire de huit à six semaines les vacances d’été et les répartir en deux zones géographiques. Une annonce qui a aussitôt fait bondir les professionnels du tourisme et l’opposition. Et à Monaco, voit-on d’un bon œil cette proposition ? « Il est vrai que deux mois de vacances, c’est très long, estime Ingrid De Bruyn, présidente de l’APEM (association des parents d’élèves de Monaco) qui parle ici en son nom. Faire une pause est certes primordiale, mais après cette longue période d’inactivité, quand les élèves reprennent c’est très difficile pour eux. Avec ce risque qu’ils oublient tout le programme scolaire de l’année précédente. Cette déconnexion est sans doute trop longue. » Mais la priorité pour la présidente de l’APEM reste avant tout l’allègement des journées de travail. « Surtout à partir du collège. Certains finissent à 18h00 pour ensuite enchaîner avec des activités extra-scolaires, puis les devoirs. Ils ont des rythmes parfois plus soutenus que des adultes qui travaillent en bureau. » De Bruyn milite donc pour que l’on emprunte « les bons exemples qui marchent ailleurs, notamment dans les pays anglo-saxons. »

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