
Résidente à Monaco depuis 12 ans, l’ancienne mannequin anglo-portugaise Tasha de Vasconcelos sort son autobiographie La beauté comme une arme. Dans ce livre, elle raconte son combat humanitaire, son enfance en guerre en Afrique et dézingue à tout va le milieu du mannequinat. Rencontre.
Elle a fait partie des “top-modèles” mythiques des années 90. De la trempe des Carla, Naomi, Claudia, Eva et Linda. A 44 ans, l’ex mannequin anglo-portugaise Tasha de Vasconcelos sort son autobiographie La beauté comme une arme (1). Un récit à la fois intime, people et humanitaire où la belle évoque sa vie. De son enfance en guerre en Afrique… à l’opulence des podiums internationaux. « A 14 ans, j’avais déjà vécu deux guerres, raconte-t-elle. J’ai tout perdu. Ma famille a été chassée à deux reprises. A 11 ans, c’était au Mozambique. Puis à 14 ans, en Rhodésie. Nous avons ensuite trouvé refuge au Canada. » Repérée par une grande agence de mannequins, c’est à l’âge de 19 ans que son destin bascule. « Sandra » est alors rebaptisée « Tasha » et devient l’égérie des plus grandes marques. « La vie de mannequin n’était pas du tout mon chemin. C’est un pur hasard. J’étais dans le bus à Vancouver et un représentant d’Elite est venu me chercher. A ce moment-là, j’étais en train d’étudier les relations internationales. Je n’y croyais pas », raconte-t-elle. Loin du conte de fée, Tasha dénonce dans son livre les dérives du milieu. Anorexie, prostitution, drogue, coups bas et autres humiliations. « C’était un métier très dur. On le voit bien, beaucoup de créateurs sont en cure de désintoxication. Vous vivez hors de la réalité. Il y a aussi la solitude des hôtels. On n’y est pas du tout préparé. C’est un monde assez cruel. Deux kilos de plus et vous êtes out. J’ai moi-même été hospitalisée ». Un monde de la mode « qui me révolte encore aujourd’hui, rajoute l’ancienne mannequin. Ils ont été par exemple très durs avec John Galliano. Ils ont viré un professionnel extraordinaire qui y travaillait depuis 15 ans. Je ne suis pas d’accord. »
Tasha profite aussi de son livre pour tirer sur ses « rivales » de l’époque. Notamment Naomi Campbell qu’elle qualifie volontiers de « vraie peste qui ne pense qu’à elle. Dans mon livre, je parle aussi de Carla Bruni. Sur les 15 top du moment, elle était déjà la seule à bénéficier de la suite présidentielle. » Un amusant présage…
Depuis quelques années, la belle a troqué les podiums internationaux pour s’adonner à sa nouvelle passion?: la philanthropie. Après des années de luxe, Tasha veut « renouer avec les choses essentielles de la vie ».
Le prince Albert, « un ami de toujours »
Elle ne peut parler de son combat humanitaire sans verser une larme et sans dériver parfois dans les bons sentiments. En tout cas, son combat humanitaire, c’est sur le terrain qu’elle veut le mener. En 2009, Tasha a ouvert et financé une clinique pour les mamans séropositives au Malawi avec son association Amor (Aide mondiale orphelins réconfort). En mars 2010, elle est également nommée ambassadeur de l’UE pour la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Mais entre deux combats humanitaires, c’est à Monaco que Tasha mène son quotidien depuis 12 ans. Elle y aime « la sécurité » et parle du prince Albert comme de son « ami de toujours ». Côté cœur, « on a voulu me marier avec tout le monde », raconte celle à qui l’on a prêté une relation avec le prince Charles, Kevin Coster et autres people. « Mais mon cœur est encore à prendre ». A bon entendeur…



