mercredi 22 avril 2026
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Hôpital?: un nouveau syndicat indépendant

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CHPG
© Photo Centre de Presse.

Le Syndicat hospitalier autonome de Monaco, fondé en février dernier, est devenu la troisième organisation syndicale au CHPG. Un mois plus tard, il remportait ses premières élections.

Début 2012, un coup de tonnerre éclate dans le milieu du syndicalisme hospitalier monégasque. Le syndicat des agents hospitaliers (SAH), alors majoritaire et affilié à l’Union des syndicats de Monaco, se divise. De cette scission naît le syndicat hospitalier autonome de Monaco, fondé par quatre membres?: Nourredine Mehdioui, Florence Grégoire, Charlotte Bortolussi et Véronique Cholet. Le SHAM devient ainsi le troisième mouvement syndical au CHPG avec le SAH et le SIPAR (Syndicat indépendant des personnels actifs et retraités). « Cette scission s’explique par une rupture idéologique qu’il n’était plus possible de surmonter. Nous représentons un courant fort, homogène et dynamique qui œuvre de manière constructive et autonome pour l’intérêt du CHPG. Autonome, car toutes les décisions sont prises au sein du CHPG et pour l’intérêt de notre établissement et de ses salariés », explique Nourredine Mehdioui, le secrétaire général du SHAM et ex-secrétaire général du SAH. « Les membres fondateurs sont des professionnels agissant depuis longtemps sur le terrain et dans les instances représentatives du personnel. Riches de ces expériences et forts de leurs convictions, ils ont créé ce mouvement en accueillant et en accompagnant tous les nouveaux arrivants », poursuit-il.

« Légitimes?! »
Toujours est-il que cette scission a bouleversé la donne lors des élections pour les commissions paritaires, les 29 et 30 mars derniers. Le SHAM les a remportées avec 36 % des voix, reléguant l’historique SAH, créé au début des années 80, en deuxième position avec 33 % et le SIPAR à 31 %. « Les récentes élections ont démontré la légitimité de notre syndicat », analyse Nourredine Mehdioui. La défaite est amère pour l’Union des syndicats de Monaco qui apprécie peu les syndicats autonomes concurrents. Les années 70 avaient, par exemple, donné lieu à un rude combat opposant ce même mouvement à celui, autonome, des infirmières. L’USM a « malheureusement déploré » la scission syndicale de février 2012, lors de son congrès, le 2 avril. Ses représentants associaient « le pluralisme syndical » à « la compromission du recul social », évoquant « le venin de la division inoculé » à dessein « par les patrons et les politiques ».

Complémentarité avec les autres organisations
Pas question cependant pour le SHAM de faire bande à part. « Nous respectons les deux autres organisations syndicales et nous sommes prêts à travailler avec eux », indique le secrétaire général, prônant « la négociation constructive » ainsi qu’« une communication efficace et respectueuse ». « Nous concevons l’action en étant force de proposition et en étant constructifs. Il ne s’agit pas de s’opposer systématiquement mais de savoir s’opposer quand c’est nécessaire. Nous jouerons notre rôle de partenaires sociaux et nous serons des acteurs du dialogue social », ajoute-t-il. Le syndicat s’est également engagé à un turn-over au sein du bureau « afin que ne restent pas en fonction toujours les mêmes acteurs ». Parmi les dossiers suivis de près par le SHAM, celui, sensible des retraites, et celui des conditions de travail des personnels de l’hôpital prennent le pas sur les autres. « Notre revendication concerne l’obtention pour les salariés du CHPG d’un statut digne d’une fonction publique hospitalière monégasque », précise Nourredine Mehdioui.

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