
Le soda Outox assurait réduire le taux d’alcoolémie dans le sang en quelques minutes. Après une levée de boucliers, le distributeur de la canette orange a dû revoir sa communication.
C’était sûrement l’une des plus belles arnaques de l’été… stoppée en plein vol. Lancé par une société belge, Outox s’apparentait à un energy drink de plus à aligner sur les rayonnages de boîtes de nuit et bars de clubs pour estivants. A une nuance près : en plus d’être enrichi en vitamines, le soda couleur grenadine promettait de baisser en une trentaine de minutes le taux d’alcoolémie de soirées trop arrosées et abus d’alcool festifs. Déjà commercialisée en Espagne, en Hongrie ou au Canada, la boisson visait les 250 000 ventes d’ici la fin de l’année. La commercialisation sur le net devait bientôt être relayée dans les bars et dans les distributeurs de boîtes de nuit ou de facultés.
Mais c’était avant que Outox déclenche une véritable levée de boucliers. Menacée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) d’une interdiction de commercialisation, la société a fait marche arrière et modifié sa campagne publicitaire. Il faut dire que pas encombrée de scrupules, la marque mettait en avant les mentions « ayez le réflexe éthylotest » présentes sur ses canettes… Tout en vantant haut et fort les vertus du fructose, longtemps utilisé en intraveineuse pour soigner les comas éthyliques et censé valoir pour arme secrète de ce soda anti-gueule de bois. Et ce alors que selon deux études scientifiques, conduites aux Etats-Unis et en Autriche, Outox ne ralentirait en fait que l’absorption de l’alcool par l’estomac. Sans accélérer pour autant son élimination… Certains médecins soupçonnaient d’ailleurs la marque belge de recycler sur un habile coup de pub un précédent “soberade” (boisson anti-gueule de bois) mis sur le marché en 2005. Sans grand succès à l’époque…
Les jeunes en quête d’ivresse
Plus qu’un débat sur le produit lui-même, la polémique Outox a mis surtout en lumière l’enjeu de la consommation d’alcool chez les jeunes. Une consommation qui selon le professeur Michel Lejoyeux, chef du service de psychiatrie à l’hôpital Bichat de Paris « devient plus de type anglo-saxon avec davantage de bières, plus d’alcool fort et plus de recherche d’ivresse. Alors que l’alcool avec le repas, avec le vin, diminue. » En Espagne ou en Hongrie, le soda anti-gueule de bois est d’ailleurs souvent mélangé au rhum ou à la vodka sous forme de cocktail. De quoi donner à réfléchir – et prévenir- à la veille des vacances d’été…
Votre santé, en bref
Allégations nutritionnelles : gare à l’overdose !
C’est la conclusion du sondage mené par l’institut TNS-Sofres sur les pratiques nutritionnelles des Français (« sondage qui n’est pas une commande d’industriel », précise l’institut). Un Français sur deux à peine lirait les informations nutritionnelles présentes sur les étiquettes. Raison ? « Trop compliquées à déchiffrer ». Et pour cause : 39 % des personnes interrogées sont incapables de définir les lipides et 25 % ne savent pas dans quels produits chercher les fameux Omégas 3…
Quand le somnambulisme réveille les appétits sexuels…
Il y a de quoi s’inquiéter car des chercheurs américains viennent de démontrer que cet étrange trouble du sommeil qui entraîne un comportement sexuel inconscient est bel et bien une maladie. Les scientifiques lui ont d’ailleurs donné un nom : sexsomnie. Les patients peuvent entreprendre des actes sexuels alors même qu’ils sont encore endormis. Selon les enquêtes des chercheurs, 8 % des patients adressés en cliniques de sommeil déclareraient souffrir de ce mal. Les hommes seraient d’ailleurs plus touchés que les femmes.
Cabines à UV : nouvelles mises en garde !
L’Académie française de médecine vient de réitérer ses mises en garde contre les séances d’uv artificiels, généralement pratiquées pour préparer le bronzage d’été. Selon les sages, elles seraient non seulement à l’origine de mélanomes mais elles auraient en plus un réel effet addictif. Gare donc.



