samedi 18 avril 2026
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La piscine avait deux caisses

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Trois fonctionnaires du stade Louis II ont été suspendus. Ils auraient avoué avoir piqué dans la caisse et devraient être jugés d’ici la fin de l’année.

L’affaire a rapidement fuité. Un système de double caisse vient d’être débusqué et stoppé à la piscine du stade Louis II. Placés en garde à vue le 14 et 21 octobre, les trois fonctionnaires concernés du centre nautique Prince Albert II (soit deux monégasques et un conjoint de monégasque) auraient avoué les faits, selon le parquet. L’un d’eux aurait dit avoir démarré l’embrouille il y a deux ans. Le principe ? La fraude résidait dans le fait de vendre plusieurs fois le même ticket d’entrée de la piscine et de garder l’excédent. Ce qui pouvait permettre de collecter un trésor de guerre de 150 euros par mois minimum… Jusqu’au jour où le système a été démantelé. Comment ?

Mesure de suspension
En pleines vacances. Le remplaçant, mis au parfum par ses collègues qui voulaient lui faire profiter de ces avantages en nature, n’avait pas souhaité rentrer dans la combine. Des contrôles ont été effectués et ont abouti à une plainte de l’administration et à une enquête judiciaire. « A cette suite, le procureur général a adressé une lettre au Ministre d’Etat pour l’informer du placement en garde à vue intervenu pour deux employés du Stade Louis II, que des poursuites pénales pour abus de confiance pourraient être engagées et que d’autres auditions devaient prochainement intervenir », explique Paul Masseron, le conseiller de gouvernement pour l’Intérieur. En attendant, « le Ministre d’Etat a décidé, à titre conservatoire, de suspendre les personnels concernés de leur fonction, avec maintien du bénéfice de l’intégralité de leur traitement », ajoute-t-il. Avant de rappeler que, bien évidemment, « une telle mesure administrative provisoire ayant un caractère urgent et conservatoire, ne saurait, en aucune manière, s’analyser comme une sanction disciplinaire, ni a fortiori, remettre en cause la présomption d’innocence dont jouissent, en matière pénale, ces personnels à l’égard des faits dénoncés. »
L’affaire devrait passer devant le tribunal correctionnel avant la fin de l’année. Elle rappelle une autre enquête qui avait défrayé la chronique : le fric frac au service de simple police. Deux policiers étaient accusés d’avoir détourné des PV, entre le 29 décembre 2004 et le 13 janvier 2006. Un seul a au final été condamné pour avoir causé un préjudice à l’Etat de près de 6 000 euros.

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