samedi 18 avril 2026
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Amnistie pour une violente dispute

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«?Je suis innocente?! » Appelée à la barre le 24 janvier, une femme de 39 ans devait répondre de violences commises sur son ex-époux en juin 2011. Un incident qui a entraîné sept jours d’interruption temporaire de travail pour l’ancien mari. Car il faut dire que la prévenue n’y est pas allée de main morte. Les faits se sont déroulés aux abords du stade Louis-II. Les deux parties sont alors en pleine procédure de divorce. L’ex-mari, ayant obtenu la garde de leurs deux enfants, les a emmenés à Paris le week-end précédant les faits sans prévenir son ex-épouse, suscitant la colère de cette dernière. A son retour en principauté, l’ancien compagnon accompagne les deux enfants chez un pédo-psychiatre. La prévenue veut des explications et souhaite parler au spécialiste. Le mari refuse de la laisser passer, l’empêchant d’accéder au cabinet. Son ex-épouse s’énerve. Le ton monte. D’après les témoins, « elle se jette sur lui, tente de l’étrangler puis le mord à la joue gauche ». Les deux anciens époux basculent dans un buisson. Avant que le couple ne soit séparé par les témoins, la prévenue met un doigt dans l’œil droit de son ex-mari. « Je voulais m’expliquer avec le pédo-psychiatre. Il ne voulait pas me laisser passer. J’ai fait ça pour qu’il lâche prise. J’avais des griefs contre lui. Ça n’a pas aidé », a-t-elle expliqué. L’ancien époux, défendu par Me Lavagna, s’est constitué partie civile et a demandé un euro symbolique. Le parquet, représenté par Cyrielle Colle, a requis un mois d’emprisonnement avec sursis, non sans avoir rappelé qu’une loi « plus sévère » a été adoptée en juin 2011 concernant les violences faîtes aux conjoints. « Le délit commis par la prévenue est passible de dix ans d’emprisonnement », a précisé la substitute du procureur. Me Licari, défenseur de l’auteure des faits, a souligné qu’il s’agissait d’un cas de « légitime défense » et que l’ex-mari avait « provoqué l’altercation ». La condamnation prononcée ne sera pas appliquée. Le délit a été frappé d’amnistie lors du mariage princier en juillet.

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