
Plusieurs membres du groupe d’Etats contre la corruption (GRECO) ont fait le déplacement à Monaco, du 12 au 16 septembre. Objectif?: rencontrer diverses personnalités du gouvernement, du parlement, de l’administration et des médias, pour recueillir auprès d’eux des informations concernant deux thématiques majeures?: la transparence sur le financement des partis politiques et les incriminations prévues pour lutter contre la corruption. Il s’agit pour le Greco d’un troisième cycle d’évaluation. Entre 2000 et 2002, et entre 2003 et 2006, ces membres mandatés par le conseil de l’Europe avaient déjà étudié à la loupe les moyens utilisés par la Principauté pour prévenir et lutter contre la corruption, notamment dans l’administration publique. Concernant le financement public des campagnes électorales, le conseil national fait d’ailleurs savoir, via un communiqué qu’il « reste dans l’attente du dépôt du projet de loi, qui devrait intervenir au premier semestre 2012 ». Un projet de loi qui devrait porter sur la limitation des dépenses de campagne, le relèvement du plafond de remboursement des dépenses de campagne par l’Etat (déterminé en fonction des suffrages obtenus par chacune des listes) et enfin la mise en œuvre de sanctions dissuasives en cas de dérives et d’omissions, qui se traduirait par l’inéligibilité de l’ensemble de la liste incriminée. A noter que le rapport du Greco devrait être publié au printemps 2012.



