Le harcèlement scolaire est une réalité à Monaco. Ce constat, fait depuis quelques années par le gouvernement, l’a amené à réagir, notamment par une loi de décembre 2021 pour lutter contre les diverses formes du harcèlement et les violences en milieu scolaire. Les chiffres les plus récents qui datent de l’année scolaire 2022-2023 montrent que 39 situations de harcèlement et de violence ont été signalées. « Sur les 39 signalements effectués, 10 relevaient effectivement d’un harcèlement, 12 concernaient des violences autres et 17 autres signalements ont montré qu’il n’y avait aucune violence identifiée », écrit le gouvernement princier. Autre chiffre révélateur : la nature des harcèlements: 76 % étaient des violences verbales et 24 % des violences physiques.
De ce constat, la conseillère nationale, Mathilde Leclerc, en charge des questions relatives à la jeunesse s’est exprimée, à l’occasion de l’étude du budget primitif 2025, dans la soirée du 18 décembre 2024 : « C’est mon cheval de bataille et je voudrais savoir où nous en sommes : quelles mesures envisagez-vous de mettre en oeuvre sur cette thématique pour 2025 ? » Depuis l’estrade, le conseiller-ministre pour l’intérieur, Lionel Beffre, s’est montré rassurant : « Dans les établissements scolaires, sur la question du harcèlement, l’application des textes se fait, elle est entrée dans les habitudes. » Et pourtant, la marge de progression est encore large pour le gouvernement, et Lionel Beffre ne l’a pas caché : « Nous pouvons encore progresser. »
Lionel Beffre a proposé la mise en place d’une rencontre entre les différents partis au printemps 2025. L’objectif sera de réunir autour d’une table les principaux acteurs pour tenter d’enrayer ce phénomène : gouvernement, Conseil national, enseignants et spécialistes du harcèlement scolaire seront présents
Une première rencontre est d’ailleurs prévue le 17 janvier 2025, dans le cadre des rencontres philosophiques, pendant lesquelles le gouvernement a annoncé vouloir « former du personnel enseignant, aussi bien que non-enseignant. » Cet atelier sera animé par des psychologues. Le conseiller-ministre a aussi proposé la mise en place d’une rencontre entre les différents partis au printemps 2025. L’objectif sera de réunir autour d’une table les principaux acteurs pour tenter d’enrayer ce phénomène : gouvernement, Conseil national, enseignants et spécialistes du harcèlement scolaire seront présents.



