samedi 18 avril 2026
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Phytothérapie?: quelle bonne cure pour préparer l’hiver??

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© Photo D.R.

Vitamines, compléments alimentaires, plantes… La rentrée est l’occasion de s’essayer à la phytothérapie pour renforcer ses défenses immunitaires avant l’hiver. Faut-il encore choisir les bonnes cures et les bons produits. Eclairages avec le docteur Eric Lorrain, phytothérapeute, nutritionniste et président de l’IESV (Institut européen des substances végétales).

Monaco Hebdo?: Quel est l’intérêt de faire en automne une cure dite “préventive” à base de plantes, minéraux ou vitamines??
Eric Lorrain?: Il existe deux périodes clés pour engager un tel traitement de fond?: l’automne et le printemps. Au printemps, on cible avant tout la restauration des voies digestives et les effets détoxifiants. En automne, on vise davantage le renforcement du système immunitaire. Au sortir de l’été, notre immunité est généralement affectée par le changement de rythme ou la perte de luminosité. Cela peut nous fragiliser quand débute la circulation des virus hivernaux. La cure préventive dure généralement de deux à trois mois. L’idéal est de la débuter dès septembre.

M.H.?: Une telle cure se fait à base de plantes??
E.L.?: Pas uniquement. L’idéal est de composer un triptyque gagnant qui associe les plantes à des vitamines et probiotiques. Les probiotiques sont essentiels car 70 % de notre dispositif immunitaire se situe au niveau des intestins. Le problème est de choisir les bonnes souches, celles qui aideront le mieux à lutter contre les virus hivernaux. L’apport en vitamine D est également déterminant car les déficits et carences sont très courants, souvent négligés et affectent également nos mécanismes immunitaires. On peut normaliser des taux insuffisants avec des compléments alimentaires associant huile de foie de morue et de foie de flétan, très riches en vitamine D.

M.H.?: Quelles plantes faut-il privilégier??
E. L?: Là encore, il est recommandé de coupler plusieurs plantes aux effets complémentaires. L’Echinacée reste la plante emblématique de ce type de traitement car elle combine un double effet immunostimulant et antibactérien. La teinture mère d’Echinacée renforcera l’immunité non spécifique — celle qui s’attaque aux agressions les plus communes. L’extrait de plante fraîche agira plus sur la mémoire immunitaire qui stimule les anticorps contre des attaques plus ciblées. On peut l’associer à un extrait de plante fraîche de cassis, très efficaces pour aider l’organisme à réagir rapidement face aux infections. C’est idéal quand on attaque l’automne déjà fatigué, ainsi que pour les plus petits. Je recommande également une plante à fort potentiel anti viral. Le Cyprès par exemple qui agit aussi bien contre les virus ORL hivernaux que contre l’Herpès.

M.H.?: L’avis d’un spécialiste est-il nécessaire pour mettre en place une telle cure??
E.L?: Il est en tout cas fortement recommandé car ce genre de cure sera d’autant plus efficace qu’elle s’adaptera au plus près de vos carences. Vous pouvez en particulier avoir des carences en fer, en iode ou en acides gras qui se surajoutent aux phénomènes saisonniers et qu’il est important de prendre en charge du même coup. Un spécialiste — qu’il soit médecin, phytothérapeute ou pharmacien formé — vous guidera également dans le choix des produits. C’est déterminant car en phytothérapie la qualité d’extraction peut varier du tout au tout d’un produit à l’autre, entraînant une déperdition importante de principes actifs. C’est notamment le cas pour l’Echinacée.

M.H.?: Faut-il associer à ce type de traitement d’autres produits du type Acerola ou baies de Goji, très en vogue??
E.L.?: Il faut bien distinguer ce qui est de l’ordre des plantes médicinales que l’on trouve sous forme d’extraits ou de compléments et les plantes « aliments ». L’Acerola par exemple est très riche en vitamine C et peut être un complément utile à votre régime alimentaire, si celui-ci est pauvre en fruits. D’autres produits du même type peuvent avoir des bienfaits, pour peu qu’ils restent employés aux doses nutritionnelles recommandées. Mais il ne s’agit pas là d’un traitement de fond. Simplement d’une automédication quotidienne.

Hollywood relance la menace d’un virus mortel
Le nouveau film du réalisateur Steven Soderbergh Contagion (avec Matt Damon, Jude Law et Marion Cotillard) vient de sortir aux USA et affole les autorités. En cause?: le scénario qui relate la propagation d’un virus mortel laissant les chercheurs impuissants. Redoutant une panique généralisée, le CDC (Center for Disease Control) a rendu public en catastrophe un rapport détaillant les stratégies de lutte contre une telle pandémie — des mécanismes de veille à l’analyse des virus. Objectif?: rassurer les spectateurs. Preuve en tout cas que le film est efficace…
Une heure devant la télé = 20 minutes de vie en moins??
C’est l’équation à laquelle est arrivé un groupe de chercheurs australiens après avoir comparé temps passé devant la télé et longévité. Au-delà de 25 ans, une heure de petit écran « coûterait » 20 minutes d’espérance de vie. Les adultes qui regardent la télé 6 heures par jour réduiraient… de 5 ans leur longévité, comparativement à ceux qui ne la regardent pas?! Les scientifiques incriminent l’activité sédentaire qu’induit la télé et n’hésitent pas à comparer les écrans à un facteur de risque équivalent à la mauvaise alimentation. Leur prochaine étude aidera peut-être à définir quels programmes diminuent le plus l’espérance de vie?? De quoi renouveler les bons vieux audimats…
Mon enfant se concentre difficilement?: la faute de Bob l’éponge??
Selon des chercheurs de l’université de Virginie (USA), le visionnage répété de dessins animés au rythme trop rapide pourrait perturber les facultés de concentration des plus petits. Plusieurs groupes d’enfants de 4 ans ont ainsi été soumis au visionnage de dessins animés de types variés?: d’un côté Caillou, animation douce relatant la vie d’un enfant de 3 ans. De l’autre, un épisode du célèbre Bob l’Eponge. Invités à des exercices de dessin dans la foulée, la capacité de concentration des enfants a été altérée dans le groupe Bob l’Eponge. Les chercheurs font valoir le caractère indicatif de leur étude (publiée dans la revue Pediatrics) et appellent à une plus grande diversification des programmes d’animations diffusés sur les chaînes de télévision.

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