mercredi 22 avril 2026
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Un colloque consacré à la lutte contre le blanchiment à Monaco

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Les 5 et 6 février 2024, un colloque consacré à la lutte contre le blanchiment s’est déroulé au musée océanographique. Avec l’affaire qui oppose l’ex-administrateur des biens du prince, Claude Palmero, à la famille princière, ou l’inculpation du maire de Monaco, Georges Marsan, pour corruption active et passive, trafics d’influence, prise illégale d’intérêt et association de malfaiteurs, le contexte est difficile pour la principauté. De plus, depuis le 23 janvier 2023, Monaco est placé en procédure de « suivi renforcé » par Moneyval, le comité d’experts sur l’évaluation des mesures de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme du Conseil de l’Europe.

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La principauté a jusqu’au mois de mars 2024 pour répondre aux attentes de Moneyval, et éviter de se retrouver en liste grise des pays dits « non coopératifs », comme cela avait été le cas en avril 2009. Ce colloque a été l’occasion de présenter devant environ 250 personnes ce que fait la principauté pour lutter contre la criminalité financière. Des textes de lois ont en effet été votés en 2022 et 2023, a rappelé la secrétaire d’Etat à la justice, Sylvie Petit-Leclair. Et les premiers résultats sont là. Pour l’année 2023, Monaco affiche 49 décisions de saisie concernant des affaires de blanchiment et 17 demandes de main levée entre septembre 2023 et janvier 2024. Toujours pour 2023, 500 millions d’euros d’avoirs ont été saisis par la justice monégasque, ces avoirs se matérialisant sous la forme d’argent liquide, de biens immobiliers, de bijoux, d’actions… « Avant, on était beaucoup sollicités par les pays étrangers en vertu de la demande d’entraide pénale internationale, a indiqué Sylvie Petit-Leclair à Monaco-Matin. Aujourd’hui, les juges d’instruction effectuent beaucoup de saisies à Monaco, et les demandes émanant des autorités étrangères sont moins importantes. C’est très significatif pour nous. Cela montre l’implication des juges d’instruction dans les dossiers nationaux. » Le 28 novembre 2023, la partie III d’une série de quatre lois destinées à satisfaire les attentes de Moneyval a été voté au Conseil national. Mais il faudra patienter jusqu’au mois de juin 2024 pour savoir si Monaco échappe, ou non, à la liste grise.

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