samedi 18 avril 2026
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Audi Q4 e-tron : le grand écart

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Avec l’arrivée sur le marché du Q4 e-Tron, Audi descend d’un étage, à la fois dans la gamme et dans la grille tarifaire. Ce SUV se veut plus abordable, tout en gardant un certain standing. Une équation pas toujours facile à tenir, avec un tarif qui démarre à 53 000 euros. Monaco Hebdo a testé ce véhicule pour vous.

Niché entre les Q3 et les Q5, le Q4 e-Tron s’inscrit dans une gamme de véhicules 100 % électriques ou hybrides. Cette nouvelle dénomination « e-Tron » est apparue en 2018, avec le lancement du e-Tron, un SUV trapu de près de cinq mètres de long. Puis pour ne pas se priver des clients amateurs de berlines, Audi sort le e-Tron GT qui sera élaboré sur la plate-forme de la Porsche Taycan. Après une première salve haut de gamme et onéreuse, la firme aux anneaux s’attaque à un autre segment du marché, grâce au Q4. Ce SUV a la lourde tâche d’être à la fois conforme aux cahiers des charges rigoureux d’Audi, tout en ayant un tarif plus doux pour le porte-monnaie des futurs clients. Un défi qu’il faut relever pour atteindre une clientèle plus large, sans toucher à la qualité de fabrication. Pour ne pas faire exploser le tarif de ce SUV, le Q4 repose sur le savoir-faire du groupe Volkswagen. Le groupe met à disposition la plate-forme « MEB zéro émission », que l’on retrouve chez les autres marques du constructeur Volkswagen comme Skoda ou encore Seat. Mais attention, le Q4 se veut unique, avec son propre style, sans être un clone d’un autre SUV de la grande famille Volkswagen. Dès le premier regard, on remarque tout de suite que l’on est vraiment face à une Audi. Le design est bien typé. Dans la version S-Line, la large calandre pleine sur laquelle vient s’insérer un décor en aluminium donne le ton. A l’arrière, on retrouve le bandeau lumineux entre les deux optiques. Rien de mieux pour se différencier et préserver son originalité. La ligne générale est fluide, et la version Sportback apporte un véritable dynamisme.

Audi Q4 e-tron
© Photo Audi

De timides performances

A l’intérieur, la planche de bord a été particulièrement soignée, même si la proportion de matériaux en plastiques durs est majoritaire. Seule la casquette qui chapeaute le tableau de bord est souple. Un écran tactile de douze pouces regroupe l’ensemble des menus d’info-divertissement. Quelques touches physiques permettent de gérer le chauffage et la climatisation. Le conducteur dispose également de touches sur le volant qui sont très sensibles au passage de la main. Grâce aux nombreux réglages de la position de conduite, le conducteur trouvera facilement sa position idéale. A l’arrière, l’espace est préservé, sauf peut-être en hauteur. Les grands gabarits devront courber la tête pour s’installer. Le coffre dispose d’un volume correct, qui malgré tout, est amputé de plusieurs dizaines de m³ par le moteur électrique. Le Q4 40 qui a servi de base pour notre essai, dispose de 204 chevaux délivrés sur les roues arrière. Le moteur est alimenté par une batterie de 77 kWh, qui lui permet d’atteindre les 513 kilomètres d’autonomie en cycle WLPT. Comptez plutôt 380 kilomètres sur route et 400 kilomètres en ville. En écrasant la pédale de droite, les 310 Nm de couple sont immédiatement disponibles. Il permet ainsi d’apporter du dynamisme à une auto qui accuse un poids de 2 175 kg. Mais les sensations sont un peu courtes, tout comme la courbe d’accélération. Les premières secondes sont les meilleures, ensuite il ne faut pas s’attendre à un obus qui garderait son élan. L’auto ne se rattrape pas sur les routes sinueuses. Déjà handicapé par son poids, le train avant s’avère peu dynamique. Et on imagine mal comment se faire plaisir sur les tracés tortueux. Sur les routes mouillées, le train avant a du mal à garder le cap. Pour plus de sensations sportives, il faut plutôt se mettre au volant du e-Tron 50 quatre roues motrices, plus homogène, qui maîtrise mieux les mouvements de caisse. Question freinage, c’est toujours le même problème qui revient : une pédale un peu molle et un manque de sensations. D’ores et déjà le Q4 se décline en quatre configurations du Q4 35 au Q4 50, en passant par le Q4 40 et 45, avec, en prime, une version Sportback. Trois motorisations sont disponibles, de 204 chevaux pour la version 40, à 299 chevaux pour la plus puissante. Cette dernière profite d’une transmission intégrale. Avec un tarif qui reste élevé, Audi n’a pas cru bon d’offrir à ses futurs clients le câble de recharge domestique, qui est tout de même facturé 760 euros. A priori, il n’y a pas de petites économies.

Audi Q4 e-tron
© Photo Audi

Note globale : 3,5/5
A conduire : 4/5
A financer : 3/5
Consommation – Autonomie : 3/5
Technologie : 4/5
Les plus : Autonomie intéressante, style soigné, espace à bord
Les moins : Performances moyennes, sensation pédale de frein, train avant peu précis

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