samedi 18 avril 2026
AccueilAutoMercedes EQS 580 : l’autonomie avant tout

Mercedes EQS 580 : l’autonomie avant tout

Publié le

Mercedes concrétise son concept-car Vision par u1berline, la EQS 580. Propulsée électriquement, elle signe le nouveau haut de gamme, avec un tarif qui démarre à 135 800 euros. Monaco Hebdo a pu rouler avec. Voici notre test.

La firme à l’etoile propose une berline luxueuse, 100 % électrique, propulsion ou quatre roues motrices. Son autonomie dépasse les 700 kilomètres. A priori, toutes les conditions ont été réunies pour produire une auto luxueuse, technologique, confortable, rapide, puissante, et robuste. A l’image des autres modèles haut de gamme de la marque, la EQS obéit-elle à l’ensemble de ces critères ? La question se pose. Elle est issue du concept-car Vision EQS présenté au salon de Francfort en 2019. A l’époque, ce prototype présentait quelques éléments originaux, comme la console du tableau de bord, entièrement vitrée, et une signature lumineuse spécifique. Produit à partir de 2021, ce concept devient réalité. Elle fait appel à une nouvelle plateforme technique EVA2, pour Electric Vehicle Architecture. Elle profite aussi d’un coefficient de pénétration dans l’air très avantageux. Il faut dire que la faible résistance à l’air d’une berline électrique permet d’améliorer son autonomie, même si les SUV, sujets à plus de résistance à l’air, ont la cote. Mais pour améliorer l’autonomie des véhicules électriques, les marques reviennent timidement à des autos plus basses, avec un profil qui prend en compte le coefficient de pénétration dans l’air. C’est le cas de Hyundai, dont la Ioniq 6 a toutes les qualités pour avoir le moins de frottements. Mais la EQS 580 propose des technologies novatrices innovantes, en proposant une signature lumineuse spécifique. Les phares peuvent projeter des symboles sur la route, grâce à des projecteurs hologrammes. Campée sur des grandes roues allant jusqu’à 22 pouces, cette luxueuse berline semble être la digne héritière des modèles S qui ont fait la renommée de la marque dans la catégorie confort et qualité des matériaux. En effet, on retrouve à bord un silence de cathédrale. L’auto est très bien insonorisée. Les sièges en Nappa sont confortables et d’un très bon maintien. L’habitacle baigne dans le luxe. 

Mercedes EQS580
© Photo Mercedes-Benz

Hyperscreen, hyper techno

La technologie HyperSreeen en met plein la vue. Composé d’un écran géant de 56 pouces répartis sur trois segments, avec combiné d’instrumentation, écran central et passager, cette large console envahit le tableau de bord. Cette dalle est recouverte d’un vitrage qui reflète malheureusement la lumière du jour. La visibilité est par moments médiocre. Cependant les menus sont intuitifs. Si l’on fait le tour de l’habitacle, on détecte des plastiques de piètre qualité, recouvrant notamment la partie inférieure de la console. Pour voyager au long cours, le coffre peut avaler 610 litres, sans rabattre les sièges arrière. Cette berline est disponible en deux configurations : la EQS 450 + en mode propulsion, avec une belle autonomie sur le papier de 780 kilomètres. Elle côtoie une grande sœur, la 580 4 Matic de 523 chevaux, mais dont l’autonomie chute à 676 kilomètres, ce qui reste encore très convenable. Pour les amateurs d’accélérations fulgurantes, la version AMG 4Matic + embarque 658 chevaux sous le capot. Quelle que soit la version, la vitesse est limitée à 210 km/h.

Mercedes EQS580
© Photo Mercedes-Benz

Un freinage « bizarre »

La puissance de la 580 est largement suffisante pour ressentir la vélocité de cette berline, malgré un poids de 2,6 tonnes. Une suspension multi-bras adaptative et autonivelante aux quatre roues apportent beaucoup de confort, en absorbant les imperfections de la route. Si la conduite est rassurante et sereine, le freinage l’est beaucoup moins, surtout sur les routes des montagnes autrichiennes, où Monaco Hebdo a pu tester ce véhicule. Le contact avec la pédale de frein est particulier. Cette dernière bouge toute seule, sans avoir besoin d’appuyer dessus. Cependant, ce frein a l’avantage d’être régénératif. Ses deux roues directrices arrière lui confèrent beaucoup d’agilité, surtout pour un gabarit qui dépasse les cinq mètres. C’est un atout  indéniable dans les rues étroites des villes, et sur les routes de campagne tortueuses. Cette berline est la réponse de Mercedes à la concurrence qui se renforce, et qui est principalement constituée de la Tesla Model S, de la Porsche Taycan, et de l’Audi e-Tron GT. Pour l’instant, la EQS 580 mise sur son image « techno », tout en surfant sur la réputation de véhicule « haut de gamme ».

Note globale : 3,5/5

A conduire : 2/5
A financer : 2/5
Valeur CO2 : 5/5
Technologie : 4/5

Les plus : Ligne élégante, quatre roues directrice, coffre volumineux
Les moins : Qualité de certains matériaux, freinage particulier

Newsletter

Une sélection quotidienne d'informations directement dans votre boite Mail